par Cgs » jeu. 17 août 2023, 10:56
Bonjour,
Je suis aussi un utilisateur exclusif de Linux, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. J'ai commencé sur une Redhat en 1995, puis j'ai essayé Suse avant de me fixer définitivement sur Debian. J'ai toujours conservé un multi-boot Windows-du-moment / Debian, mais sans jamais me servir de Windows

. Pour mes besoins spécifiques Windows (jeux essentiellement), Wine fait le travail.
Mon avis sur le sujet :

le multi-boot peut être utile si les besoins s'en font sentir. Parfois, pour des raisons de fonctionnalités ou de compatibilité, l'utilisateur préfère garder un windows avec certains logiciels spécifiques

la virtualisation peut être aussi une solution si l'on veut garder un seul OS, mais avec quelques logiciels qui ne fonctionnent bien que sous Windows ou un autre OS.

sur la multiplicité des distributions, tout dépend ce que l'on appelle distribution. Des distributions "originales", c'est-à-dire des distributions qui n'émanent pas d'autres et qui utilisent leurs propres dépôts, il y en a relativement peu. Le monde du libre en a fait émerger un certain nombre, et ce qui se crée depuis 15-20 ans répond à des besoins élargis, sans véritablement bouleverser le paysage des distributions. Par exemple, pour ce que je connais, Ubuntu est une émanation de Debian, et si on creuse un peu, n'apporte vraiment qu'aux utilisateurs lambda (en praticité, fonctionnalités, gain de temps, disponibilité). Sous le capot, c'est (presque) pareil : des dépôts communs et une logique de maintien des paquets similaire. Je préfère Debian, car la surcouche Ubuntu mélange un peu la logique originelle Debian qui grade de façon rigoureuse l'évolution des paquets en stable/testing/unstable/experimental. Le rapport au libre est aussi différent, avec pour Ubuntu des concessions pour certains contenus non libres que Debian n'accepte que dans ses dépôts "non-free". Bref, du détail abscons pour l'utilisateur lambda.
C'est vrai que l'apparente multiplicité des choix de distribution perd souvent le néophyte, d'où une sensibilisation importante à faire auprès des utilisateurs. Cela me rappelle mes années étudiant et les install-partys qu'on organisait

!

sur l'avenir de Linux et du libre en général :
Je pense que ce système a encore un bel avenir. La logique du libre fait fleurir les idées, les concepts et les projets. Cette logique met aussi la pression sur les éditeurs de logiciels commerciaux, en les obligeant à une certaine qualité de service que le libre ne pourrait fournir.
Toutefois, je pense comme vous que le rêve initial de Richard Stallman (le libre détrônera le logiciel commercial au niveau mondial) ne pourra jamais se réaliser, tout comme la "dégooglelisation" d'Internet. Pourquoi ? Car l'utilisateur est fainéant et considèrera toujours ce qu'il paye comme ayant plus de valeur que quelque chose de gratuit.
C'est particulièrement vrai dans le monde professionnel. La plupart des entreprises préfèrent acheter une solution logicielle externe à un prestataire, même très cher, plutôt que développer une solution en interne et la maintenir avec des informaticiens. On veut du tout/tout de suite, et quand on paye, on peut rendre responsable le prestataire si cela fonctionne mal.
Sur le plan personnel, la plupart du temps, l'utilisateur lambda veut un truc qui fonctionne immédiatement sans qu'il n'investisse aucune énergie. En cela, les dernières distributions Linux ont fait d'énormes progrès. Mais Windows reste prédominant, car Microsoft a su s'adapter (et ne plus sortir des OS minables, comme Windows 95/2000/Vista/8) et les gens ont l'impression d'avoir de la qualité en payant.
Une faiblesse du monde libre par rapport aux éditeurs commerciaux : lors de la sortie de nouveaux matériels ou nouveaux logiciels, Linux doit s'adapter et dépend donc du bon vouloir de la communauté pour adapter l'existant. D'où parfois des temps d'attente avant que le dernier driver du chipset machin du constructeur truc sorte. Et ça, l'utilisateur lambda ne l'accepte pas, car il ne veut pas attendre (il veut jouer tout de suite à la dernière version de Jeu_immersif_addictif_7.8...).

sur l'aspect serveur et réseau, il est vrai que les systèmes Unix/Linux sont les meilleurs, car nativement développés pour cela. Cela alimente toute une économie du numérique où, si on veut être sérieux, on utilise les meilleures technologies ! L'enjeu est, pour le monde du libre, de développer l'utilisation lambda de Linux. Le passage aux smartphones (avec le verrouillage par google des OS avec Android - qui est un système Linux, mais pas du tout dans l'optique du libre) a été raté par les tenants du libre, car rooter un téléphone -et utiliser autre chose que Google play- n'est pas à la portée du premier venu.
Bonjour,
Je suis aussi un utilisateur exclusif de Linux, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. J'ai commencé sur une Redhat en 1995, puis j'ai essayé Suse avant de me fixer définitivement sur Debian. J'ai toujours conservé un multi-boot Windows-du-moment / Debian, mais sans jamais me servir de Windows :) . Pour mes besoins spécifiques Windows (jeux essentiellement), Wine fait le travail.
Mon avis sur le sujet :
:arrow: le multi-boot peut être utile si les besoins s'en font sentir. Parfois, pour des raisons de fonctionnalités ou de compatibilité, l'utilisateur préfère garder un windows avec certains logiciels spécifiques
:arrow: la virtualisation peut être aussi une solution si l'on veut garder un seul OS, mais avec quelques logiciels qui ne fonctionnent bien que sous Windows ou un autre OS.
:arrow: sur la multiplicité des distributions, tout dépend ce que l'on appelle distribution. Des distributions "originales", c'est-à-dire des distributions qui n'émanent pas d'autres et qui utilisent leurs propres dépôts, il y en a relativement peu. Le monde du libre en a fait émerger un certain nombre, et ce qui se crée depuis 15-20 ans répond à des besoins élargis, sans véritablement bouleverser le paysage des distributions. Par exemple, pour ce que je connais, Ubuntu est une émanation de Debian, et si on creuse un peu, n'apporte vraiment qu'aux utilisateurs lambda (en praticité, fonctionnalités, gain de temps, disponibilité). Sous le capot, c'est (presque) pareil : des dépôts communs et une logique de maintien des paquets similaire. Je préfère Debian, car la surcouche Ubuntu mélange un peu la logique originelle Debian qui grade de façon rigoureuse l'évolution des paquets en stable/testing/unstable/experimental. Le rapport au libre est aussi différent, avec pour Ubuntu des concessions pour certains contenus non libres que Debian n'accepte que dans ses dépôts "non-free". Bref, du détail abscons pour l'utilisateur lambda.
C'est vrai que l'apparente multiplicité des choix de distribution perd souvent le néophyte, d'où une sensibilisation importante à faire auprès des utilisateurs. Cela me rappelle mes années étudiant et les install-partys qu'on organisait :) !
:arrow: sur l'avenir de Linux et du libre en général :
Je pense que ce système a encore un bel avenir. La logique du libre fait fleurir les idées, les concepts et les projets. Cette logique met aussi la pression sur les éditeurs de logiciels commerciaux, en les obligeant à une certaine qualité de service que le libre ne pourrait fournir.
Toutefois, je pense comme vous que le rêve initial de Richard Stallman (le libre détrônera le logiciel commercial au niveau mondial) ne pourra jamais se réaliser, tout comme la "dégooglelisation" d'Internet. Pourquoi ? Car l'utilisateur est fainéant et considèrera toujours ce qu'il paye comme ayant plus de valeur que quelque chose de gratuit.
C'est particulièrement vrai dans le monde professionnel. La plupart des entreprises préfèrent acheter une solution logicielle externe à un prestataire, même très cher, plutôt que développer une solution en interne et la maintenir avec des informaticiens. On veut du tout/tout de suite, et quand on paye, on peut rendre responsable le prestataire si cela fonctionne mal.
Sur le plan personnel, la plupart du temps, l'utilisateur lambda veut un truc qui fonctionne immédiatement sans qu'il n'investisse aucune énergie. En cela, les dernières distributions Linux ont fait d'énormes progrès. Mais Windows reste prédominant, car Microsoft a su s'adapter (et ne plus sortir des OS minables, comme Windows 95/2000/Vista/8) et les gens ont l'impression d'avoir de la qualité en payant.
Une faiblesse du monde libre par rapport aux éditeurs commerciaux : lors de la sortie de nouveaux matériels ou nouveaux logiciels, Linux doit s'adapter et dépend donc du bon vouloir de la communauté pour adapter l'existant. D'où parfois des temps d'attente avant que le dernier driver du chipset machin du constructeur truc sorte. Et ça, l'utilisateur lambda ne l'accepte pas, car il ne veut pas attendre (il veut jouer tout de suite à la dernière version de Jeu_immersif_addictif_7.8...).
:arrow: sur l'aspect serveur et réseau, il est vrai que les systèmes Unix/Linux sont les meilleurs, car nativement développés pour cela. Cela alimente toute une économie du numérique où, si on veut être sérieux, on utilise les meilleures technologies ! L'enjeu est, pour le monde du libre, de développer l'utilisation lambda de Linux. Le passage aux smartphones (avec le verrouillage par google des OS avec Android - qui est un système Linux, mais pas du tout dans l'optique du libre) a été raté par les tenants du libre, car rooter un téléphone -et utiliser autre chose que Google play- n'est pas à la portée du premier venu.