Bonjour,
permettez-moi de changer l'ordre des questions afin d'en faire ressortir la logique.
un.nouveau a écrit :- On sait que le corps est matière, qu'à la mort notre cerveau ne fonctionne plus donc que nous ne pouvons parler, que notre mémoire n'est plus opérationnelle, nous ne pouvons plus voir et réfléchir alors comment expliquer l'existence d'une suite après la mort si nous ne pourrions pas voir, communiquer, et être conscient si tout cela fait partie intégrante de notre corps humain ? A contrario si tout ceci nous serait possible, comment ?
L'homme a cette particularité par opposition au reste de la création d'être constitué d'un corps et d'un esprit.
Le corps peut être étudié à loisir par la science.
L'esprit est le lieux de l'âme.
Votre question est bornée au matériel du au matérialisme ambiant. La société en refusant Dieu, ne peut expliquer par la raison que ce qu'elle voit.
Or le spirituel est invisible.
Pour que la raison puisse expliquer le spirituelle, il lui faut la Foi qui lui permettra d'accéder à certains mystères qui seront alors des piliers pour expliquer ce que l'on ne voit pas.
Votre question est imprégnée de matérialisme, qui est la seule vue du sécularisme ambiant.
L'âme est immortelle.
La mort du corps du mort charnelle n'est qu'une séparation du corps et de l'âme.
Jésus, par sa mort et sa résurrection, permet la résurrection du corps, mais en un corps glorieux, tel qu'il est apparu aux Apôtres et aux disciples.
Cette résurrection est réservée à ceux qui seront au paradis.
Ceux en Enfer (au singulier), ne ressusciteront pas . L'Enfer est le refus de Dieu.
En mourant, Jésus est descendu aux enfers (au pluriel), où il a été "cherché" les âmes des justes qui y séjournaient afin de leur permettre d'accéder au Paradis.
un.nouveau a écrit :- Avez vous peur de la mort ? Si votre réponse est non, alors pensez-vous que votre foi vous aide à ne pas en avoir peur ?
J'imagine que vous parlez de la mort charnelle.
Intellectuellement et avec ma raison, je n'en ai pas peur : c'est une étape de la Vie. Nous devons tous passer par la Mort.
Cela, c'est la Foi qui me l'enseigne.
Mais nous ne sommes pas qu'esprit pur : nous avons un corps qui nous incite au sentiment et à l'émotion.
Ma partie sensible a peur de la mort : peur de mourir dans la souffrance par exemple.
De plus, étant père de famille, je sais que matériellement cela serait dur pour ma femme et mes enfants.
Mais attention : il s'agit d'un plan uniquement matériel.
un.nouveau a écrit :- Et enfin comment expliquer une perte de foi chrétienne dans certains pays notamment européens ? Et est ce que dans d'autres pays elle est en augmentation ?
Comme je vous l'ai dit, nous baignons dans un sécularisme matérialiste.
Ce matérialisme, le marxisme a réussi le faire entrer dans le coeur de certains croyants.
Ils ont ainsi rejeté la Foi sur les points qui les dérangeaient. Ils n'ont pas vu non plus que certains points idéologiques séduisants étaient en réalité des négations de la Foi.
Par exemple, dans l'éducation nationale, une forme de marxisme socialiste a prétendu qu'il ne fallait plus enseigner les savoir mais uniquement guider les enfants pour qu'ils apprennent par eux-même : résultat, les jeunes ne savent plus lire ni écrire !
Ces méthodes ont été utilisées dans les cours de catéchismes. Or le résultat fut comparable : la Foi ne fut pas transmise.
Nous avons souffert en occident d'un intellectualisme trop fort. Sous prétexte qu'intellectuellement ou pouvait comprendre les choses par abstraction, alors on a cessé d'y mettre les formes.
Or les enfants ont besoin de symboles pour accéder aux vérités de Foi : il est impossible de découvrir par soi-même certains points de la doctrine.
Il y a eu aussi un autre phénomène : l'acceptation de l'ecclésiologie fut remis en cause. L'ecclésiologie est l'étude de ce qu'est l'Eglise.
Dans les année 50-80, en pleine révolution marxiste des esprits, il fut considéré que chacun avait son mot à dire, que le professeur n'en savait pas plus que l'élève ....
Autrement dit :
- fin de l'autorité naturelle de l'enseignant
- fin du respect des anciens et de l'expérience
- tabula rasa : technique de la table rase du passé pour construire quelque chose de prétendument nouveau.
L'Eglise est composée de 3 corps principaux :
- l'Eglise triomphante au paradis
- l'Eglise souffrante au purgatoire, ayant passé par la Mort et en attente du paradis
- l'Eglise militante sur terre.
L'Eglise militante sur terre est composée de :
- l'Eglise enseignante : le clergé
- l'Eglise enseignée : les laïcs
En refusant l'autorité des enseignants, il y a eu aussi un refus de l'autorité de l'Eglise enseignante, autrement dit un refus de la parole des Prêtres, des Evêques et du Magistère.
Ce refus fut accompagné par celui du refus de respect des ainés.
Ainsi de nouveau formateur, n'ayant que peu de formation ou pas du tout, ont pris la place des anciens et ont refusé en bloque tout ce qui venait de la hiérarchie.
Les séminaires se sont vidés du fait des hérésies qui y étaient enseignées et des pratiques vidées de leur sens.
Plus de séminaristes, plus de prêtres. Plus de prêtres, plus de laïcs. Plus de laïcs, plus de séminaristes.
...
On voir bien que c'est un cercle vicieux.
Ce cercle vicieux tient à une seule chose : le refus de repère. La technique de la table rase a prétendu jeter les repères "anciens" aux orties car il n'y en aurait pas besoin.
On voit le résultat :
- une pseudo libération sexuelle qui conduit à augmenter de jour en jour les malades du SIDA, à rendre la femme objet de plaisir, à détruire les familles par le divorces, à empêcher le renouvèlements des populations, ...
- des adolescents qui ont 30 ans et plus, car la seule sortie possible de l'adolescence est d'accepter les repères et de les faire siens pour les transmettre à son tour et sortir d'un nombrilisme égoïste
Cette révolution n'a pas eu lieu dans d'autres pays, car insuffisamment développés dans les années 50-80.
L'Eglise Catholique ne cesse d'augmenter dans le monde, surtout sur les continents latino-américain et asiatique, mais aussi africain.
un.nouveau a écrit :- Dans la Bible nous pouvons lire qu'on doit aimer ses ennemis, mais aussi tendre l'autre joue en cas d'humiliation, est-ce vraiment possible et à prendre au sens littéral du terme ? En cas d'agression on ne devraient pas se défendre ?
Il ne faut pas confondre les 2 points suivants :
- juger une personne
- juger un acte ou une idée
Quant Jésus dit d'aimer son ennemis, il parle des personnes et non des actes.
Il parle aussi de pardon : il ne faut pas chercher à se venger pour se venger, froidement.
Une telle vengeance n'est pas de l'Amour.
Par contre, laisser l'acte sans conséquence n'est pas non plus de l'Amour. Il faut faire grandir la personne, par Amour pour elle.
Faire grandir peut passer par une condamnation pénale, afin qu'elle prenne conscience de la portée de ses actes et du fait qu'elle a franchi la frontière entre le Bien et le Mal.
Parmi tout ce qui n'est plus transmis, il y a la notion de Bien et de Mal.
Il est très important d'enseigner ce qu'est le Bien, ce qu'est le Mal et qu'il faut chercher à faire le Bien.
Quand une personne commet le Mal et que nous en sommes directement touchés, visés, atteints ... il faut réussir à apprendre à cette personne qu'elle a fait le Mal et que "ce n'est pas Bien".
Cela a l'air enfantin, mais c'est la base de beaucoup de chose et cela doit être appris lorsque l'on est encore enfant.
Maintenant, il faut aussi prendre du recul : si je ne chercher pas à me venger, dans ce cas, ai-je raison de vouloir réagir ?
Si on prend l'exemple des caricatures que l'on trouve dans les médias : on voit que très souvent l'Eglise catholique est humiliée.
Mais elle ne répond pas : c'est une provocation, tout ce que cette provocation permet de faire c'est d'abaisser les personnes, de laisser tomber la raison au profit d'un matérialisme émotionnel, autrement dit de se laisser aller à la colère.
A quoi cela servirait-il de s'énerver ? Si des journaux n'ont pas l'intelligence suffisante pour donner des arguments vrais contre l'Eglise mais uniquement de donner dans la singerie, qu'ils le fassent. Ils se ridiculisent tout seul et font rire de moins en moins de gens, saturés par cet éternel relent anticlérical non-constructif.
Si on prend les guignols, c'est une détente, un loisir. Or un moyen de détente ne fait pas avancer dans la Vie. Cela fait du bien de décompresser de temps en temps mais cela ne va pas au delà.
Il y a cette histoire qui se conclue ainsi : si ce que nous avons à dire n'est pas vrai, ou n'est pas bien, ou n'est pas utile, alors autant ne rien dire.
Face à l'humiliation, est-ce que ma réaction va être à la fois vraie, bonne et utile ?
Il y a aussi un autre point : c'est l'humilité.
L'humiliation cherche à abaisser quelqu'un, à le faire descendre de son pied d'estal.
Si cette personne est humble, alors elle ne se laisse pas mettre sur un pied d'estal et donc l'humiliation ne pourra pas l'abaisser plus bas qu'elle ne l'est.
L'humilité est donc une arme redoutable contre l'humiliation, mais aussi pour l'amour des ennemis.
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un.nouveau a écrit :- J'aimerai aussi savoir qu'est ce l'église catholique et chrétienne en général pense du sionisme ? Je sais c'est une question qui n'a rien avoir, mais c'est simplement par curiosité, je ne veux pas faire rentrer dans un débat, juste savoir les positions.
Je ne réponds pas à cette question, car il y a derrière des notions que je ne maitrise pas : sionisme, sémitisme, ...
L'Eglise Catholique est sémite. C'est tout ce que je sais.
Jésus était Juif, le peuple Juif est le peuple élu au sein duquel Dieu a fait surgir le salut de tous.