par Altior » sam. 03 févr. 2024, 18:55
Chère consoeur,
Avant qu'une chose puisse être analysée en terme de "fructifiant" ou "pas si fructifiant que ça" elle doit correspondre aux commandements de Dieu et de son Église. Car, si elle ne correspond pas, à coup sûr elle ne peut pas être fructifiante. Ainsi, le troisième commandement de Dieu est de ne pas oublier le Jour du Seigneur. À corroborer avec le premier commandement de son Église qui est d'aller à la Messe en jour d'obligation. Donc, pas d'aller dans une église avant que tout le monde se reveille pour sortir avant que la Messe commence, mais d'aller à la Messe.
Maintenant, bien sûr qu'on se peut poser la question du "pourquoi", même si "parce que c'est un commandement" devrait être une raison suffisante pour tous qui ont la foi, c'est à dire pour tous ceux qui sont persuadés que le bon Dieu nous a donné ces commandements pas pour son bien, mais pour le nôtre.
Alors, si on se pose cette question, on se rend vite compte que de tous les actes de foi (prière, jeûne, aumône etc), la Messe est la plus importante. On pourrait aller jusqu'à dire que de tous les Saints Sacrements, l'Eucharistie est le plus important, si on voulait à tout prix faire un classement. Car l'Église, l'Ecclesia, ce ne sont pas des murs faits pas des hommes, mais c'est le rassemblement des baptisés autour de ce qui les réunit, c'est à dire de Notre Seigneur entièrement présent dans l'Eucharistie. Aucun autre acte de foi et même aucun autre Sacrement ne signifie pas de participer au Sacrifice de notre Seigneur, donc n'est pas tant fructifiant que notre participation à la Messe, au point que, de tous les Saints Sacrements, par "LE Très Saint Sacrement (Sanctissimum Sacramentum) on comprend l'Eucharistie. Ce n'est pas que les autres six Sacrements ne sont pas saints mais c'est parce que tout gravite autour de celui-ci. Chaque foi que nous allons à une Messe, c'est là l'Axe du Monde, c'est là l'Arbre de la Vie sur lequel le Nouvel Adam se sacrifie pour nous donner la vie.
Du reste, d'accord, ce n'est pas mal de faire plus qu'aller à la Messe. Ce n'est pas interdit de faire plus que le minimum syndical que le bon Dieu nous demande pour notre bien. C'est bien de faire les offices, de participer à la chorale, de préparer une soupe pour les SDF ou de tricoter des chaussettes pour les victimes du rechauffement global, mais ce n'est pas obligatoire. Obligatoire c'est la Messe. Parmi les prières, la prière du soir est fortement recommandée au point d'être une quasi-obligation. C'est pourquoi les questionnaires qui nous aident à faire notre examen de conscience ont toujours la question "est-ce que j'ai participé à la Messe ?", souvent la question "est-ce que j'ai fait ma prière chaque soir ?", jamais la question "est-ce que j'ai fait l'Office ?".
Méditez, chère consoeur, au temps de la mission publique de notre Seigneur. Projetez votre esprit in illo tempore. Vous voyez notre Seigneur rassemblant des foules de gens ? De grâce, suivez-le, ça vaut le peine. Le voilà de nouveau se préparant pour ce rassemblement. Plein de gens, des uns riches, d'autres pauvres. Tiens, il y en a des uns qui puent, carrément ils n'ont pas pris le bain de samedi ceux-là, ça sent la transpiration. Vous voyez bien que des uns sont silencieux, mais il y a des bruyants aussi. Et puis, il y a tout ce remue-ménage, car l'espace est petit, des enfants pleurent, crient et se baladent, des uns sortent, d'autres entrent, se mettent en avant, se hissent pour mieux voir. Comme ce type que j'ai connu à la percepture d'impôts, qui m'a octroyé une augmentation de la taxe foncière : il s'appelle Zachée il me semble. Il n'a pas peur du ridicule ce publicain, le voilà grimper comme un singe dans un arbre pour ne pas rater un mot de ce que notre Sauveur nous dit !
Maintenant, je vous pose la question : ne serait-il pas plus judicieux, plus fructifiant de rester à la maison, même en priant avec le Bréviaire dans la main ? Eventuellement d'y aller, mais au calme, tôt dans la matinée, avant que toute cette foule bariolée se rassemble, avant que notre Seigneur fasse son apparition ?
En Christ,
A.
Chère consoeur,
Avant qu'une chose puisse être analysée en terme de "fructifiant" ou "pas si fructifiant que ça" elle doit correspondre aux commandements de Dieu et de son Église. Car, si elle ne correspond pas, à coup sûr elle ne peut pas être fructifiante. Ainsi, le troisième commandement de Dieu est de ne pas oublier le Jour du Seigneur. À corroborer avec le premier commandement de son Église qui est d'aller à la Messe en jour d'obligation. Donc, pas d'aller dans une église avant que tout le monde se reveille pour sortir avant que la Messe commence, mais d'aller à la Messe.
Maintenant, bien sûr qu'on se peut poser la question du "pourquoi", même si "parce que c'est un commandement" devrait être une raison suffisante pour tous qui ont la foi, c'est à dire pour tous ceux qui sont persuadés que le bon Dieu nous a donné ces commandements pas pour son bien, mais pour le nôtre.
Alors, si on se pose cette question, on se rend vite compte que de tous les actes de foi (prière, jeûne, aumône etc), la Messe est la plus importante. On pourrait aller jusqu'à dire que de tous les Saints Sacrements, l'Eucharistie est le plus important, si on voulait à tout prix faire un classement. Car l'Église, l'[i]Ecclesia[/i], ce ne sont pas des murs faits pas des hommes, mais c'est le rassemblement des baptisés autour de ce qui les réunit, c'est à dire de Notre Seigneur entièrement présent dans l'Eucharistie. Aucun autre acte de foi et même aucun autre Sacrement ne signifie pas de participer au Sacrifice de notre Seigneur, donc n'est pas tant fructifiant que notre participation à la Messe, au point que, de tous les Saints Sacrements, par "LE Très Saint Sacrement ([i]Sanctissimum Sacramentum[/i]) on comprend l'Eucharistie. Ce n'est pas que les autres six Sacrements ne sont pas saints mais c'est parce que tout gravite autour de celui-ci. Chaque foi que nous allons à une Messe, c'est là l'Axe du Monde, c'est là l'Arbre de la Vie sur lequel le Nouvel Adam se sacrifie pour nous donner la vie.
Du reste, d'accord, ce n'est pas mal de faire plus qu'aller à la Messe. Ce n'est pas interdit de faire plus que le minimum syndical que le bon Dieu nous demande pour notre bien. C'est bien de faire les offices, de participer à la chorale, de préparer une soupe pour les SDF ou de tricoter des chaussettes pour les victimes du rechauffement global, mais ce n'est pas obligatoire. Obligatoire c'est la Messe. Parmi les prières, la prière du soir est fortement recommandée au point d'être une quasi-obligation. C'est pourquoi les questionnaires qui nous aident à faire notre examen de conscience ont toujours la question "est-ce que j'ai participé à la Messe ?", souvent la question "est-ce que j'ai fait ma prière chaque soir ?", jamais la question "est-ce que j'ai fait l'Office ?".
Méditez, chère consoeur, au temps de la mission publique de notre Seigneur. Projetez votre esprit [i]in illo tempore[/i]. Vous voyez notre Seigneur rassemblant des foules de gens ? De grâce, suivez-le, ça vaut le peine. Le voilà de nouveau se préparant pour ce rassemblement. Plein de gens, des uns riches, d'autres pauvres. Tiens, il y en a des uns qui puent, carrément ils n'ont pas pris le bain de samedi ceux-là, ça sent la transpiration. Vous voyez bien que des uns sont silencieux, mais il y a des bruyants aussi. Et puis, il y a tout ce remue-ménage, car l'espace est petit, des enfants pleurent, crient et se baladent, des uns sortent, d'autres entrent, se mettent en avant, se hissent pour mieux voir. Comme ce type que j'ai connu à la percepture d'impôts, qui m'a octroyé une augmentation de la taxe foncière : il s'appelle Zachée il me semble. Il n'a pas peur du ridicule ce publicain, le voilà grimper comme un singe dans un arbre pour ne pas rater un mot de ce que notre Sauveur nous dit !
Maintenant, je vous pose la question : ne serait-il pas plus judicieux, plus fructifiant de rester à la maison, même en priant avec le Bréviaire dans la main ? Eventuellement d'y aller, mais au calme, tôt dans la matinée, avant que toute cette foule bariolée se rassemble, avant que notre Seigneur fasse son apparition ?
En Christ,
A.