par Gaudens » jeu. 18 avr. 2024, 19:12
En zappant avant-hier soir je suis tombé sur une série de FR3 que j’ignorais ,appelée Face à Face . C’est supposé se passer à Strasbourg , c’est évidemment formaté comme toutes les séries policières françaises actuelles (le commandant de police étant inévitablement une femme,entre autres…). Ici deux sœurs, l’une policière et l’(autre magistrate). Chaque épisode est supposé tourner autour d’un article du code pénal. Cette fois,le sujet,sensible par définition,portait sur les « thérapies de conversion» tout récemment interdites, même entre adultes consentants , par l’Assemblée Nationale unanime (qui n’interdit pas par ailleurs les traitements chimiques ou chirurgicaux de changement de sexe,même sur adolescents ).
Ce n’est pas sur le fond de ce sujet spécifique que je souhaitais attirer l’attention mais bien sur la manière dont tout cela a été mis en scène :non seulement le coupable du meurtre à élucider était bien le jeune prêtre animateur des thérapies ( en tout cas il me semble car, agacé, j’ai un peu zappé…)mais il apparaissait comme un fanatique froid ,agissant dans un décor à la scénographie convenue :crypte, nombreux cierges allumés, crucifix bien voyants, utilisation de chaines ( ?), etc… Cerise assez ridicule sur le gâteau :l’échange final entre le criminel et l’enquêtrice,le premier citant Saint Paul (sans référence précise) avec la mort attendant les coupables de pratiques homosexuelles(quelle épitre, je n’en sais rien ) et un verset du Deutéronome encore plus radical et meurtrier.D’où réponse tout à trac de l’enquêtrice citant Deutéronome 22.11 pour reprocher au prêtre son pull over en fibre synthétique (vérification faite : « tu ne porteras pas de vêtement fait de lin et de laine » …) ! Bof, si on veut,mais la connaissance biblique de l’enquêtrice moyenne dépasserait en ce cas la mienne de cent coudées .
L’impression d’ensemble était que les auteures de la fiction ont voulu tuer le chien galeux sans nuances . Feu à volonté sur les catholiques obscurantistes,une fois de plus ( je doute d’ailleurs qu’ils soient les plus nombreux à organiser des « thérapies de conversion ).
Il semblerait que 2 à 3 millions de personnes regardent cette série. Je ne crois pas être tout à fait parano mais il me semble que chaque fois que journalistes mainstream ou auteurs de fictions télévisées abordent un aspect ou un autre du catholicisme ou de l’action des catholiques, ça tourne un peu toujours de la même façon :la méfiance au mieux, les allusions plus ou moins venimeuses souvent et parfois la caricature.
Que faut-il faire ? Ecrire aux réalisateurs sans doute à condition de le faire froidement, sans pathos ni émotion , Bien que cela ,je le crains, ne serve pas à grand-chose : c’est devenu l’esprit du temps.
En zappant avant-hier soir je suis tombé sur une série de FR3 que j’ignorais ,appelée Face à Face . C’est supposé se passer à Strasbourg , c’est évidemment formaté comme toutes les séries policières françaises actuelles (le commandant de police étant inévitablement une femme,entre autres…). Ici deux sœurs, l’une policière et l’(autre magistrate). Chaque épisode est supposé tourner autour d’un article du code pénal. Cette fois,le sujet,sensible par définition,portait sur les « thérapies de conversion» tout récemment interdites, même entre adultes consentants , par l’Assemblée Nationale unanime (qui n’interdit pas par ailleurs les traitements chimiques ou chirurgicaux de changement de sexe,même sur adolescents ).
Ce n’est pas sur le fond de ce sujet spécifique que je souhaitais attirer l’attention mais bien sur la manière dont tout cela a été mis en scène :non seulement le coupable du meurtre à élucider était bien le jeune prêtre animateur des thérapies ( en tout cas il me semble car, agacé, j’ai un peu zappé…)mais il apparaissait comme un fanatique froid ,agissant dans un décor à la scénographie convenue :crypte, nombreux cierges allumés, crucifix bien voyants, utilisation de chaines ( ?), etc… Cerise assez ridicule sur le gâteau :l’échange final entre le criminel et l’enquêtrice,le premier citant Saint Paul (sans référence précise) avec la mort attendant les coupables de pratiques homosexuelles(quelle épitre, je n’en sais rien ) et un verset du Deutéronome encore plus radical et meurtrier.D’où réponse tout à trac de l’enquêtrice citant Deutéronome 22.11 pour reprocher au prêtre son pull over en fibre synthétique (vérification faite : « tu ne porteras pas de vêtement fait de lin et de laine » …) ! Bof, si on veut,mais la connaissance biblique de l’enquêtrice moyenne dépasserait en ce cas la mienne de cent coudées .
L’impression d’ensemble était que les auteures de la fiction ont voulu tuer le chien galeux sans nuances . Feu à volonté sur les catholiques obscurantistes,une fois de plus ( je doute d’ailleurs qu’ils soient les plus nombreux à organiser des « thérapies de conversion ).
Il semblerait que 2 à 3 millions de personnes regardent cette série. Je ne crois pas être tout à fait parano mais il me semble que chaque fois que journalistes mainstream ou auteurs de fictions télévisées abordent un aspect ou un autre du catholicisme ou de l’action des catholiques, ça tourne un peu toujours de la même façon :la méfiance au mieux, les allusions plus ou moins venimeuses souvent et parfois la caricature.
Que faut-il faire ? Ecrire aux réalisateurs sans doute à condition de le faire froidement, sans pathos ni émotion , Bien que cela ,je le crains, ne serve pas à grand-chose : c’est devenu l’esprit du temps.