par cmoi » dim. 08 déc. 2024, 8:18
Je ne crois pas qu'il faille dire que ce soit curieux, surtout si nous croyons que cela vient de Dieu ou qu'il est Dieu, mais que cela dérange assurément.
Car cela prône l'obéissance et l'humilité, détermine ce qu'est la foi et la grâce. Quel homme peut se sauver par ses propres forces, aussi intelligent et fort et sage et etc. soit-il ? (Jésus dirait "augmenter sa taille d'une coudée" ou etc.)
Encore faut-il avoir une idée de ce dont il convient d'être sauvé, outre de l'ignorance...
Beaucoup commencent par discuter du contenu, et en cela se montrent auto-satisfaits et sans réelle ouverture sur le divin.
Mais la raison passe après la foi et il vaudrait mieux ne pas avoir la foi si on commence ainsi, car elle ne sera pas sans retenue, sans offenser le Créateur.
A partir du moment où nous avons compris (et c'est à cela que sert la raison en préalable, or sinon elle se contredit par son usage), où nous avons le désir de faire la volonté de Dieu, l'humilité doit prendre la main et c'est elle qui nous permettra de savoir que "cet enseignement vient de Dieu" parce que Dieu répondra à cet acte de confiance et de foi, non pas la raison qui pourra ainsi s'en servir pour croître dans la vérité et même si Dieu peut s'en servir.
Car la raison n'est pas la vérité, même si elle la cherche ou la développe. Elle peut aussi bien être très habile à développer des erreurs !
C'est bien là ce qu'a dit le pape dans sa dernière encyclique, en disant que c'est le coeur qui nous guide ultimement (un ultime qui est premier, intime et caché). Le coeur se trouve dans ce désir de faire la volonté de Dieu, et peu importe ce qui l'a stimulé, serait-ce la raison, il faudra son adhésion pleine et entière pour que cette humilité soit ensuite possible qui conduit à l'obéissance et ne prive pas de réfléchir.
Il ne suffit pas de comprendre le contenu, il faut le vivre et pour cela comprendre qu'il vient de Dieu, sans quoi il pourrait être frelaté et rien ne nous dit que nous saurions le deviner.
Le préalable ici indiqué est donc bien premier et nécessaire, question de confiance, et Jésus nous dit que si nous lui faisons confiance (or il y a les miracles aussi pour cela (toujours au service du bien : guérisons, exorcismes, etc.), car si nous ne croyons pas en sa parole, du moins croyons en ses oeuvres (Jean, 10: 37-38) ) en appliquant son enseignement il nous sera aussi donné de comprendre Dieu et que cet enseignement est bien le Sien.
(Le traiter comme n'importe quel enseignement, même en lui accordant la plus grande importance, c'est se tromper. Nous devons réellement lui "passer la barre".)
Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela, car votre remarque indique que vous cherchez cette vérité et que vous ne voulez pas tomber dans l'erreur. Je suis sûr que vous saviez déjà tout ce que j'ai écrit. Vous aviez juste besoin qu'un autre vous confirme l'importance d'éviter un écueil si courant et que l'on finit par traiter avec supériorité et mépris, au nom de tout le contenu dont nous avons pris connaissance et qui, ce que Jésus veut nous éviter, nous permettra de briller de mille feux mais sans avoir la charité qui tient à ce lien essentiel et qui est d'amour.
Pour revoir cet écueil souvent caché, dont nous oublions l'existence car nous avons pris l'habitude de passer à coté sans plus savoir pourquoi, il faut une marée plus basse que les autres.
Le problème, c'est que s'agissant de vie surnaturelle, chacun peut rester à longtemps croire que sa coque n'a pas été percée et se prendre pour un grand marin.
Bon dimanche... etr merci d'avoir partagé cette méditation. J'espère n'avoir pas été trop long...
Je vous invite à poursuivre votre réflexion et y trouver réponse dans les 2 versets qui suivent ceux qui l'ont conduite. Ce que Jésus estime avoir démontré de ne pas faire, combien le font ?
Pour conclure, et en essayant d'imiter ce qu'il me semble que vous faites, je dirai que Jésus semble avoir la conviction que si nous ne sommes pas convaincus de la vérité du contenu, inévitablement nous chercherons à biaiser avec et qu'il veut nous en empêcher, car nous finirions par acquérir une fausse idée de Dieu et que ce serait le pire, pire que de ne pas le connaître.
Je ne crois pas qu'il faille dire que ce soit curieux, surtout si nous croyons que cela vient de Dieu ou qu'il est Dieu, mais que cela dérange assurément.
Car cela prône l'obéissance et l'humilité, détermine ce qu'est la foi et la grâce. Quel homme peut se sauver par ses propres forces, aussi intelligent et fort et sage et etc. soit-il ? (Jésus dirait "augmenter sa taille d'une coudée" ou etc.)
Encore faut-il avoir une idée de ce dont il convient d'être sauvé, outre de l'ignorance...
Beaucoup commencent par discuter du contenu, et en cela se montrent auto-satisfaits et sans réelle ouverture sur le divin.
Mais la raison passe après la foi et il vaudrait mieux ne pas avoir la foi si on commence ainsi, car elle ne sera pas sans retenue, sans offenser le Créateur.
A partir du moment où nous avons compris (et c'est à cela que sert la raison en préalable, or sinon elle se contredit par son usage), où nous avons le désir de faire la volonté de Dieu, l'humilité doit prendre la main et c'est elle qui nous permettra de savoir que "cet enseignement vient de Dieu" parce que Dieu répondra à cet acte de confiance et de foi, non pas la raison qui pourra ainsi s'en servir pour croître dans la vérité et même si Dieu peut s'en servir.
Car la raison n'est pas la vérité, même si elle la cherche ou la développe. Elle peut aussi bien être très habile à développer des erreurs !
C'est bien là ce qu'a dit le pape dans sa dernière encyclique, en disant que c'est le coeur qui nous guide ultimement (un ultime qui est premier, intime et caché). Le coeur se trouve dans ce désir de faire la volonté de Dieu, et peu importe ce qui l'a stimulé, serait-ce la raison, il faudra son adhésion pleine et entière pour que cette humilité soit ensuite possible qui conduit à l'obéissance et ne prive pas de réfléchir.
Il ne suffit pas de comprendre le contenu, il faut le vivre et pour cela comprendre qu'il vient de Dieu, sans quoi il pourrait être frelaté et rien ne nous dit que nous saurions le deviner.
Le préalable ici indiqué est donc bien premier et nécessaire, question de confiance, et Jésus nous dit que si nous lui faisons confiance (or il y a les miracles aussi pour cela (toujours au service du bien : guérisons, exorcismes, etc.), car si nous ne croyons pas en sa parole, du moins croyons en ses oeuvres (Jean, 10: 37-38) ) en appliquant son enseignement il nous sera aussi donné de comprendre Dieu et que cet enseignement est bien le Sien.
(Le traiter comme n'importe quel enseignement, même en lui accordant la plus grande importance, c'est se tromper. Nous devons réellement lui "passer la barre".)
Je ne sais pas pourquoi je vous dis cela, car votre remarque indique que vous cherchez cette vérité et que vous ne voulez pas tomber dans l'erreur. Je suis sûr que vous saviez déjà tout ce que j'ai écrit. Vous aviez juste besoin qu'un autre vous confirme l'importance d'éviter un écueil si courant et que l'on finit par traiter avec supériorité et mépris, au nom de tout le contenu dont nous avons pris connaissance et qui, ce que Jésus veut nous éviter, nous permettra de briller de mille feux mais sans avoir la charité qui tient à ce lien essentiel et qui est d'amour.
Pour revoir cet écueil souvent caché, dont nous oublions l'existence car nous avons pris l'habitude de passer à coté sans plus savoir pourquoi, il faut une marée plus basse que les autres.
Le problème, c'est que s'agissant de vie surnaturelle, chacun peut rester à longtemps croire que sa coque n'a pas été percée et se prendre pour un grand marin.
Bon dimanche... etr merci d'avoir partagé cette méditation. J'espère n'avoir pas été trop long...
Je vous invite à poursuivre votre réflexion et y trouver réponse dans les 2 versets qui suivent ceux qui l'ont conduite. Ce que Jésus estime avoir démontré de ne pas faire, combien le font ?
Pour conclure, et en essayant d'imiter ce qu'il me semble que vous faites, je dirai que Jésus semble avoir la conviction que si nous ne sommes pas convaincus de la vérité du contenu, inévitablement nous chercherons à biaiser avec et qu'il veut nous en empêcher, car nous finirions par acquérir une fausse idée de Dieu et que ce serait le pire, pire que de ne pas le connaître.