par cmoi » jeu. 27 févr. 2025, 9:17
Bonjour Didyme,
Vous posez beaucoup de questions qui demandent des solutions différentes et différentiées.
D’un côté, vous butez me semble-t-il sur les nombreuses définitions du mot « chair : est-ce le corps, l’espèce (donc la personne, âme et corps), la concupiscence, le corps entaché de concupiscence, etc.
D’un autre côté, vous butez sur autre chose que je vais essayez d’éclaircir à présent en m’appuyant sur cette idée d’une âme privée du corps, de son corps.
Didyme a écrit : ↑sam. 08 févr. 2025, 21:54
Si le péché est condamné dans la chair, chair qui retourne à la poussière en attendant sa résurrection, quel lien garde l'âme avec le péché ? Car on sait que l'âme survit à la mort du corps. Dans quelle condition alors, dans ces circonstances ?
L’âme vous le savez est « la forme du corps » : cette définition ici est inefficace.
En revanche, elle est unique et créée par Dieu, en ce sens parfaite. Elle représente alors à elle seule notre personne, notre « substance », notre essence. Celle-ci est actualisée de 2 manières, sous l’aspect où elle est telle essence déterminée, et sous celui où elle s’offre d’être et qui pour cela fait usage de l’existence (là où subsiste un lien avec notre corps en ce que c’est une âme humaine). Ce second aspect est soumis à des déterminismes et c’est par lui que pouvaient se commettre des péchés ou s’acquérir des mérites.
Ceux-ci ne sont pas des « avoirs », comme des attributs, ils sont des actes (même si des pensées, des intentions, des omissions etc.) et qui ne se confondent pas avec son essence, mais s’incrustent dans son existence. Leur somme en tout cas. De même qu’ici-bas celle-ci peut nous « pourrir la vie » ou l’embellir, dans l’au-delà aussi mais ce ne sera plus par hasard, car le résultat de nos mérites et de nos péchés, d’où le purgatoire.
Est-ce que cela répond à une de vos questions ?
Didyme a écrit : ↑sam. 08 févr. 2025, 21:54
Qui plus est, quel lien garde donc l'âme au péché avec un corps ressuscité ?!
(A mon avis

Aucun si vous serez au ciel. Seulement le refus de Dieu si vous n’y êtes pas car ce lien passera par Lui qui détermine le péché.
Je ne suis pas certain de vous avoir répondu… J’avais hier en tête l’intuition d’autres choses mais je les ai perdues et je me sens obligé de ne pas trop vous faire attendre…
J'attire encore votre attention sur un point concernant vos précédents post : il n'y a pas que le péché qui s'inscrit dans la chair, il y a aussi des choses qui sont "neutres" ou non et qui peuvent être aussi douloureuses. Le mérite y a sa part ! Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'efforcer de les évacuer, car s'y raccrocher comme pour réévaluer le mérite (cas hélas trop fréquent chez les chrétiens, tout autant que se servir de la trace des péchés comme d'un silice) est malsain...
Il y a un difficile équilibre à trouver pour rayonner de la gloire d'être promis par Jésus à ressusciter.
Bonjour Didyme,
Vous posez beaucoup de questions qui demandent des solutions différentes et différentiées.
D’un côté, vous butez me semble-t-il sur les nombreuses définitions du mot « chair : est-ce le corps, l’espèce (donc la personne, âme et corps), la concupiscence, le corps entaché de concupiscence, etc.
D’un autre côté, vous butez sur autre chose que je vais essayez d’éclaircir à présent en m’appuyant sur cette idée d’une âme privée du corps, de son corps.
[quote=Didyme post_id=468186 time=1739044458 user_id=2616]
Si le péché est condamné dans la chair, chair qui retourne à la poussière en attendant sa résurrection, quel lien garde l'âme avec le péché ? Car on sait que l'âme survit à la mort du corps. Dans quelle condition alors, dans ces circonstances ? [/quote]
L’âme vous le savez est « la forme du corps » : cette définition ici est inefficace.
En revanche, elle est unique et créée par Dieu, en ce sens parfaite. Elle représente alors à elle seule notre personne, notre « substance », notre essence. Celle-ci est actualisée de 2 manières, sous l’aspect où elle est telle essence déterminée, et sous celui où elle s’offre d’être et qui pour cela fait usage de l’existence (là où subsiste un lien avec notre corps en ce que c’est une âme humaine). Ce second aspect est soumis à des déterminismes et c’est par lui que pouvaient se commettre des péchés ou s’acquérir des mérites.
Ceux-ci ne sont pas des « avoirs », comme des attributs, ils sont des actes (même si des pensées, des intentions, des omissions etc.) et qui ne se confondent pas avec son essence, mais s’incrustent dans son existence. Leur somme en tout cas. De même qu’ici-bas celle-ci peut nous « pourrir la vie » ou l’embellir, dans l’au-delà aussi mais ce ne sera plus par hasard, car le résultat de nos mérites et de nos péchés, d’où le purgatoire.
Est-ce que cela répond à une de vos questions ?
[quote=Didyme post_id=468186 time=1739044458 user_id=2616]
Qui plus est, quel lien garde donc l'âme au péché avec un corps ressuscité ?! [/quote]
(A mon avis :) Aucun si vous serez au ciel. Seulement le refus de Dieu si vous n’y êtes pas car ce lien passera par Lui qui détermine le péché.
Je ne suis pas certain de vous avoir répondu… J’avais hier en tête l’intuition d’autres choses mais je les ai perdues et je me sens obligé de ne pas trop vous faire attendre…
J'attire encore votre attention sur un point concernant vos précédents post : il n'y a pas que le péché qui s'inscrit dans la chair, il y a aussi des choses qui sont "neutres" ou non et qui peuvent être aussi douloureuses. Le mérite y a sa part ! Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'efforcer de les évacuer, car s'y raccrocher comme pour réévaluer le mérite (cas hélas trop fréquent chez les chrétiens, tout autant que se servir de la trace des péchés comme d'un silice) est malsain...
Il y a un difficile équilibre à trouver pour rayonner de la gloire d'être promis par Jésus à ressusciter.