par cmoi » jeu. 31 juil. 2025, 4:11
Fée Violine a écrit : ↑lun. 28 juil. 2025, 15:55
Un prêtre ne peut pas donner l'absolution à quelqu'un qui ne regrette pas ses péchés.
Mais je n'imagine pas un prédateur sexuel ayant des remords et allant se confesser.
Ainsi personne n'est au courant, à part les victimes qui n'osent rien dire.
Il n’y a pas de rapport entre vos 2 premières phrases et la dernière. Car le secret de confession existe.
- La dernière vient de la capacité de ces prédateurs à obtenir le silence. Si certains hauts prélats se sont dénoncés pour obéir au pape François, sans cette dénonciation personne ne l’aurait jamais su et pourtant ils firent un grand nombre de victimes, même après cette prétendue libération de la parole.
Et c’est là une des particularités de l’Eglise, dont aucune autorité civile ne peut se targuer, que cet aveu soit possible et aussi, une autre que nous révèle l’affaire du père Prenat : qu’un prédateur puisse arrêter ses prédations, sans qu’il y ait eu de procès ni de guérison de sa personne ni de ses victimes, par respect pour l’autorité d’un seul, son évêque !
Revenons maintenant à vos 2 premières phrases qui semblent montrer que vous n’avez pas assez approfondi
ce qu’est la contrition imparfaite, et que la peur ou l’horreur que suscitent certains actes vous empêchent comme beaucoup de vous y reconnaître.
Pourtant la concupiscence est en soi la même et répond aux mêmes données que pour tout le monde. Il vous faut juste accepter cela, qu’en eux elle soit la même, même si plus forte et pour un autre péché plus grave.
- N’avez-vous jamais avoué en confession un péché dont vous saviez que vous le recommenceriez ensuite ? N’avez-vous jamais eu le scrupule de vous dire qu’alors vous ne remplissiez pas les conditions pour recevoir l’absolution ? Ne vous a-t-on pas appris à discerner que le « ferme propos » pouvait être en vous suffisant en dépit de cette « certitude », aussi péremptoire pouvait-elle être ?
Vous deviez croire que la grâce suffirait pour vous retenir, et que dans l’ignorance de ce qu’il en sera, vous contenter à l’instant de la confession de croire qu’elle le sera, pourvu qu’à cet instant elle le soit pour que dans l’instant présent vous puissiez être sincère avec cette résolution, ce souhait de continuer à ne plus faire ce que sur le moment vous pouviez ne pas faire !
Bref, il suffisait que vous reconnaissiez que c’était mal et que le mal doit être évité, que vous en acceptiez l’idée et de l’appliquer… Cette certitude dont je parlais devenait une incertitude théorique, et votre volonté sans l’épreuve vous mettait en équilibre entre 2 mensonges ; croire que vous y arriveriez, ou pas…
La confession pouvait être valide. Il en reste que la question de la difficulté à réaliser la pénitence, laquelle devait servir à éviter la récidive et vous guérir de ce péché, à « indemniser » la victime ou réparer ce qui pouvait l‘être à son égard, même si cela ne se ferait que petit à petit et pourquoi il est recommandé de garder le même confesseur !
A part cette question, il y a celle de la foi. A priori, croire en Dieu c’est en accomplir les œuvres. Donc ne pas commettre ces écarts. Mais on a beau l’aimer, et même et surtout le craindre, cela ne suffit pas pour nous retenir !
C’est exactement la même chose pour « eux » !
Il y a donc bien de ces prédateurs qui ont la foi, qui regretteront d’agir ainsi, mais qui recommenceront. Et qui iront se confesser.
- Et qui souhaiteront parce que c’est naturel, ne pas être « pris », ne pas être sanctionné, comme il est admis qu’un condamné à mort puisse vouloir s’éviter et fuir son châtiment ! Et qui souhaiteront être sauvés par Jésus, envers et contre tout et malgré même (là je vous rejoins) les conditions posées par l’Eglise pour que cela soit’! Où se trouve la frontière pour que commence le péché contre l’Esprit – par présomption de se sauver sans mérite ! - ?
Mais je ne suis pas sûr de vous rejoindre, car ce que vous écrivez peut être compris hélas autrement.
Comme le fait que ces prédateurs ne font plus réellement partie de l’Eglise, vu qu’ils n’iraient plus se confesser (le faire en mentant serait vain, or à l'obligation de se confesser une fois l'an, s'ajoute celle de le faire à chaque fois que nous pensons avoir commis une faute grave !!!). Et ainsi faites vous ce qui est reproché à l’Eglise et qu’elle a fait : vous niez une réalité et refusez une responsabilité qui est bien réelle !
Je vous invite alors à imaginer le sentiment qui pourrait être celui d’une victime, en vous lisant…
- Lui reste une « gentillesse », celle de se dire que vous pensez que c’est exceptionnel. Mais alors, faut-il à cause de cela ne pas s’en occuper, ou s’en occuper « toutes affaires cessantes » et jusqu’au succès ?
Il lui semblera hélas que dans les 2 cas, il ne reçoit pas l’aide dont il a besoin…
Et sinon ? Cet « ordinaire », comment le vivez-vous ? Le sien ne sera jamais plus le même que vous, et comment l’accompagnerez-vous ?
Il arrive parfois que le silence soit préférable et qu’il n’ait pas eu tort de se taire
En plus, la victime n’a aucune obligation d’en parler en confession, ce serait y faire un hors sujet et lui apporterait quoi !, et cette aide-là lui est donc même refusée..
Hors confession ? Il s’avère hélas qu’il lui serait plus « efficace » de recourir à la justice civile, ce qui est entrer dans un engrenage coûteux ou même comme victime « gagnante » d’un procès, on y aura laissé bien des plumes…
Conclusion ?
Du côté de la victime : pardonner, ne se confier et ne se reconstruire qu’en Jésus, accroître sa foi au-delà du raisonnable et de ce dont sont capables les autres, apprendre de Lui comment se défendre… mais cela demande du temps… Et puisqu’il y a eu « initiation », que ce soit celle au miracle -il y aura sans doute eu recours à des moyens humains, mais pas que…- !
- Parler sinon de miséricorde ou de faiblesse, c ‘est porter un regard accusateur sur Dieu, car du côté des hommes il s’agirait plutôt de complicité passive (péché par omission) car le pédophile, lui, nul ne sachant où Dieu met la barre pour chacun, ira peut-être au ciel (c’est l’Eglise qui a une obligation de résultat, lui seulement d’utiliser les moyens) et c’est là qu’intervient la loi civile, qui obligerait au résultat, mais pour cela utilise la violence (enfermement, castration chimique…) ce qui un jour soulèvera un problème ayant trait à la dignité humaine…
[quote="Fée Violine" post_id=470647 time=1753710956 user_id=1878]
Un prêtre ne peut pas donner l'absolution à quelqu'un qui ne regrette pas ses péchés.
Mais je n'imagine pas un prédateur sexuel ayant des remords et allant se confesser.
Ainsi personne n'est au courant, à part les victimes qui n'osent rien dire.
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[b]Il n’y a pas de rapport entre vos 2 premières phrases et la dernière. Car le secret de confession existe.[/b]
[list]La dernière vient de la capacité de ces prédateurs à obtenir le silence. Si certains hauts prélats se sont dénoncés pour obéir au pape François, sans cette dénonciation personne ne l’aurait jamais su et pourtant ils firent un grand nombre de victimes, même après cette prétendue libération de la parole.
Et c’est là une des particularités de l’Eglise, [u]dont aucune autorité civile ne peut se targuer[/u], que cet aveu soit possible et aussi, une autre que nous révèle l’affaire du père Prenat : qu’un prédateur puisse arrêter ses prédations, sans qu’il y ait eu de procès ni de guérison de sa personne ni de ses victimes, par respect pour l’autorité d’un seul, son évêque ![/list]
Revenons maintenant à vos 2 premières phrases qui semblent montrer que vous n’avez pas assez approfondi [u]ce qu’est la contrition imparfaite[/u], et que la peur ou l’horreur que suscitent certains actes vous empêchent comme beaucoup de vous y reconnaître.
Pourtant la concupiscence est en soi la même et répond aux mêmes données que pour tout le monde. Il vous faut juste accepter cela, qu’en eux elle soit la même, même si plus forte et pour un autre péché plus grave.
[list]N’avez-vous jamais avoué en confession un péché dont vous saviez que vous le recommenceriez ensuite ? N’avez-vous jamais eu le scrupule de vous dire qu’alors vous ne remplissiez pas les conditions pour recevoir l’absolution ? Ne vous a-t-on pas appris à discerner que le « ferme propos » pouvait être en vous suffisant en dépit de cette « certitude », aussi péremptoire pouvait-elle être ?
Vous deviez croire que la grâce suffirait pour vous retenir, et que dans l’ignorance de ce qu’il en sera, vous contenter à l’instant de la confession de croire qu’elle le sera, pourvu qu’à cet instant elle le soit pour que dans l’instant présent vous puissiez être sincère avec cette résolution, ce souhait de continuer à ne plus faire ce que sur le moment vous pouviez ne pas faire !
Bref, il suffisait que vous reconnaissiez que c’était mal et que le mal doit être évité, que vous en acceptiez l’idée et de l’appliquer… Cette certitude dont je parlais devenait une incertitude théorique, et votre volonté sans l’épreuve vous mettait en équilibre entre 2 mensonges ; croire que vous y arriveriez, ou pas…
[u]La confession pouvait être valide[/u]. Il en reste que la question de la difficulté à réaliser la pénitence, laquelle devait servir à éviter la récidive et vous guérir de ce péché, à « indemniser » la victime ou réparer ce qui pouvait l‘être à son égard, même si cela ne se ferait que petit à petit et pourquoi il est recommandé de garder le même confesseur ![/list]
A part cette question, il y a celle de la foi. A priori, croire en Dieu c’est en accomplir les œuvres. Donc ne pas commettre ces écarts. Mais on a beau l’aimer, et même et surtout le craindre, cela ne suffit pas pour nous retenir !
C’est exactement la même chose pour « eux » ! [u]Il y a donc bien de ces prédateurs qui ont la foi, qui regretteront d’agir ainsi, mais qui recommenceront. Et qui iront se confesser.[/u]
[list]Et qui souhaiteront parce que c’est naturel, ne pas être « pris », ne pas être sanctionné, comme il est admis qu’un condamné à mort puisse vouloir s’éviter et fuir son châtiment ! Et qui souhaiteront être sauvés par Jésus, envers et contre tout et malgré même (là je vous rejoins) les conditions posées par l’Eglise pour que cela soit’! Où se trouve la frontière pour que commence le péché contre l’Esprit – par présomption de se sauver sans mérite ! - ?[/list]
Mais je ne suis pas sûr de vous rejoindre, car ce que vous écrivez peut être compris hélas autrement.
[i]Comme le fait que ces prédateurs ne font plus réellement partie de l’Eglise, vu qu’ils n’iraient plus se confesser (le faire en mentant serait vain, or à l'obligation de se confesser une fois l'an, s'ajoute celle de le faire à chaque fois que nous pensons avoir commis une faute grave !!!). Et ainsi faites vous ce qui est reproché à l’Eglise et qu’elle a fait : vous niez une réalité et refusez une responsabilité qui est bien réelle ![/i]
[u]Je vous invite alors à imaginer le sentiment qui pourrait être celui d’une victime, en vous lisant…[/u]
[list]Lui reste une « gentillesse », celle de se dire que vous pensez que c’est exceptionnel. Mais alors, faut-il à cause de cela ne pas s’en occuper, ou s’en occuper « toutes affaires cessantes » et jusqu’au succès ?
Il lui semblera hélas que dans les 2 cas, il ne reçoit pas l’aide dont il a besoin…[/list]
Et sinon ? Cet « ordinaire », comment le vivez-vous ? Le sien ne sera jamais plus le même que vous, et comment l’accompagnerez-vous ?
Il arrive parfois que le silence soit préférable et qu’il n’ait pas eu tort de se taire
En plus, la victime n’a aucune obligation d’en parler en confession, ce serait y faire un hors sujet et lui apporterait quoi !, et cette aide-là lui est donc même refusée..
Hors confession ? Il s’avère hélas qu’il lui serait plus « efficace » de recourir à la justice civile, ce qui est entrer dans un engrenage coûteux ou même comme victime « gagnante » d’un procès, on y aura laissé bien des plumes…
Conclusion ?
Du côté de la victime : pardonner, ne se confier et ne se reconstruire qu’en Jésus, accroître sa foi au-delà du raisonnable et de ce dont sont capables les autres, apprendre de Lui comment se défendre… mais cela demande du temps… Et puisqu’il y a eu « initiation », que ce soit celle au miracle -il y aura sans doute eu recours à des moyens humains, mais pas que…- !
[list]Parler sinon de miséricorde ou de faiblesse, c ‘est porter un regard accusateur sur Dieu, car du côté des hommes il s’agirait plutôt de complicité passive (péché par omission) car le pédophile, lui, nul ne sachant où Dieu met la barre pour chacun, ira peut-être au ciel (c’est l’Eglise qui a une obligation de résultat, lui seulement d’utiliser les moyens) et [u]c’est là qu’intervient la loi civile, qui obligerait au résultat[/u], mais pour cela utilise la violence (enfermement, castration chimique…) ce qui un jour soulèvera un problème ayant trait à la dignité humaine…[/list]