Bonjour dupont_et_dupond,
j'avoue être très surpris par votre témoignage.
De prime abord, il semblerait pourtant évident que compte tenu des circonstances, la reconnaissance de nullité devrait aboutir à une conclusion positive sans trop de doutes ni de tergiversations. Que la nullité n'ait pas encore été reconnue (après plus d'un an) est étonnant.
Je pense que la raison est que la procédure ne vise pas à juger des manquements de l'un ou l'autre, mais à établir si le sacrement était valide ou non. Toute la difficulté pour le tribunal ecclésiastique sera d'établir si l'épouse et l'époux étaient bien conscients et honnêtes dans leurs engagements. L'épouse avait-elle déjà des doutes quand à sa sexualité ? Était-elle pleinement engagée lors du mariage ? Voulait-elle honnêtement - à ce moment-là - rester fidèle à son mari ? C'est ce qu'il faudra établir je suppose.
Je compatis sincèrement à vos souffrances. C'est une situation particulièrement difficile. Je prierai pour vous.
Quand vous dites
dupont_et_dupond a écrit : ↑sam. 20 juin 2026, 9:25L'homme doit donc subir d'être dans un état de péché?
, je ne pense pas qu'il s'agisse de cela. L'époux dont l'épouse est infidèle (ou l'inverse) n'est coupable de rien. Peut-être est-il coupable d'autres choses qui ont poussé son épouse à l'infidélité, c'est un autre problème. Mais l'infidélité de son épouse ne fait pas retomber le péché sur lui.
dupont_et_dupond a écrit : ↑sam. 20 juin 2026, 9:25Car si on allait au bout du raisonnement ça voudrait donc dire que si la femme part et fornique c'est donc qu'il y a la responsabilité de l'autre époux qui n'a pas su la ou le tenir
. Non pas du tout. Si l'épouse est infidèle parce qu'elle est mal traitée par son mari, alors son mari est de toutes façons coupable de mauvais traitements, indépendamment du fait qu'elle le trompe ou non. Quand à l'infidélité, le fait qu'elle en soit coupable ne fait pas retomber ce péché sur lui.
dupont_et_dupond a écrit : ↑sam. 20 juin 2026, 9:25A la fin il faut aussi dire que l'on attend beaucoup d'une telle procédure et que bien entendu on veut faire reconnaître ce qui est légitime à nos yeux. Et comme toute procédure judiciaire si elle est favorable on sera d'accord avec l'institution si elle ne l'est pas on la rejettera.
Pas nécessairement. L’Église a conclu que mon mariage n'était pas nul. Je n'ai pas rejeté sa décision et quelque part, je la comprends même si je ne suis pas d'accord. Je suis divorcé-remarié, mais je pense que Dieu, à un moment de ma vie, me permettra de revenir en pleine communion avec mon Église. En attendant je reste dans l'obéissance et ne communie pas (que ce soit dans ma paroisse ou ailleurs où le prêtre ne me connaît pas). Cela fait presque 4 ans, c'est difficile à vivre, mais je refuse de recevoir le corps de Jésus dans un état de désobéissance. J'ai la chance d'avoir un très bon prêtre. Il m'a d'ailleurs informé que, si je n'ai pas le droit au sacrement de la réconciliation, il est tout de même possible de venir au confessionnal, confesser mes péchés et recevoir une bénédiction. Ce n'est pas une absolution évidemment, mais je l'ai fais et ça m'a mit du baume au cœur.
Vous avez des raisons et le droit d'être en colère. Cela fait partie des étapes inévitables lorsque l'on vit des injustices aussi douloureuses. Simplement, ne vous y installez pas. En temps voulu, de nouvelles étapes se feront voir à l'horizon qui vous permettrons de vous reconstruire.
Nota Bene pour patatedouce;
patatedouce a écrit :Par conséquent, celle qui abandonne son mari, devient adultère, si elle s'unit à un autre homme, mais l'homme abandonné est excusé et sa nouvelle épouse ne sera point condamnée.
Cette citation de St Basile me semble un peu étrange (même si elle ferait bien mes affaires). Il est vrai que dans les Évangiles, Jésus parle toujours de celui qui répudie, en disant que s'il en épouse une autre il commet un adultère. Il ne parle pas en revanche de celui qui est répudié, jusque là d'accord avec St Basile. Sauf en Lc 16, 18 : "
(...) et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère". Là en revanche il est clair que le remariage n'est pas accepté, même pour la personne répudiée.