par patatedouce » mer. 11 mars 2026, 15:11
La règle est claire : le mariage est indissoluble, pour le meilleur et pour le pire. Je pense que cette règle est juste et qu'elle ne doit pas être changée.
Cependant, la question se pose pour les personnes qui se marient à l'Église sans avoir pleinement conscience de cette règle ou de sa portée. C'est souvent le cas de baptisés non pratiquants ou dont la foi est fragile. On ne peut pas imposer les exigences de l'Église à quelqu'un qui n'en partage pas la conviction profonde. Pourtant, l'Église accepte les mariages en disparité de culte (entre un catholique et un non-baptisé). Dans cette situation spécifique, le droit canonique prévoit parfois des exceptions comme le « Privilège Paulinien », mais cela reste complexe. La situation est similaire pour un marié baptisé et croyant uni à un baptisé non croyant. C’est une situation pastorale délicate qui mériterait sans doute une nouvelle encyclique pour clarifier les enjeux actuels.
Néanmoins, si l'on ne peut pas imposer ces règles aux autres, on peut — et on doit — se les imposer à soi-même. En tant que catholiques, il est de notre devoir de dire « non » au divorce, car le mariage est un engagement définitif. Face à ces situations où la foi fait défaut, il nous reste l'enseignement d’Amoris Laetitia : un appel au discernement et à la miséricorde pour accompagner chacun là où il en est. notamment pour ce cas la :
CyberTruc a écrit : ↑mer. 11 mars 2026, 14:30
Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
Dans ce cas précis, il semble s'être réellement converti après son second mariage... Le problème de fond réside clairement dans la situation de ces baptisés qui n'ont reçu aucune éducation dans la foi et qui s'engagent sans en comprendre la portée sacrée. C’est une réalité pastorale qui mériterait un véritable développement de la part de l’Église.
Enfin, sans vouloir critiquer, je me demande si, dans votre cas, le prêtre a eu un discernement suffisant en acceptant de célébrer votre premier mariage si aucun de vous n'était vraiment pratiquant à l'époque. Vous dites que ce premier mariage a été reconnu valide, mais j'ai un doute : la partie baptisée mais non croyante avait-elle réellement l'intention de contracter un mariage catholique avec toutes ses exigences (indissolubilité, fidélité, ouverture à la vie) ? Si l'intention manquait, la validité même du sacrement pourrait être interrogée. Dans votre cas, il me semblerait nécessaire de chercher à faire prononcer la nullité de ce premier mariage.
Mais l'indissolubilité reste la règle. Aucune raison ne justifie un divorce. Le mariage est pour le meilleur et pour le pire, et surtout pour le pire. C'est précisément quand l'autre va mal que le mariage prend, à mon avis, tout son sens.
Vous décrivez votre situation actuelle comme une "Lumière". Mais avec le recul, ne craignez-vous pas d'avoir confondu votre légitime désir de bonheur avec la volonté de Dieu ? Parfois, la "main de Dieu" ne se trouve pas dans l'issue de secours la plus confortable, mais précisément dans l'incertitude et la Croix du premier mariage. En choisissant de construire votre propre oasis, n'avez-vous pas, d'une certaine manière, cherché à être votre propre guide plutôt que de laisser Dieu agir dans le désert de votre première union ?
Je ne sais pas c'est une réflexion qui me vient.
Une autre réflexion me vient : le mariage est-il un serment bilatéral ou unilatéral ? Bien sûr, on l’échange à deux, mais la promesse de fidélité faite devant Dieu reste-t-elle suspendue à l'attitude de l'autre ?
Après tout, Dieu nous a aimés malgré ce que nous Lui avons fait.
Cette promesse d'aimer est-elle uniquement à destionation de l'époux ? ou aussi à Dieu ?
La règle est claire : le mariage est indissoluble, pour le meilleur et pour le pire. Je pense que cette règle est juste et qu'elle ne doit pas être changée.
Cependant, la question se pose pour les personnes qui se marient à l'Église sans avoir pleinement conscience de cette règle ou de sa portée. C'est souvent le cas de baptisés non pratiquants ou dont la foi est fragile. On ne peut pas imposer les exigences de l'Église à quelqu'un qui n'en partage pas la conviction profonde. Pourtant, l'Église accepte les mariages en disparité de culte (entre un catholique et un non-baptisé). Dans cette situation spécifique, le droit canonique prévoit parfois des exceptions comme le « Privilège Paulinien », mais cela reste complexe. La situation est similaire pour un marié baptisé et croyant uni à un baptisé non croyant. C’est une situation pastorale délicate qui mériterait sans doute une nouvelle encyclique pour clarifier les enjeux actuels.
Néanmoins, si l'on ne peut pas imposer ces règles aux autres, on peut — et on doit — se les imposer à soi-même. En tant que catholiques, il est de notre devoir de dire « non » au divorce, car le mariage est un engagement définitif. Face à ces situations où la foi fait défaut, il nous reste l'enseignement d’Amoris Laetitia : un appel au discernement et à la miséricorde pour accompagner chacun là où il en est. notamment pour ce cas la :
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Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
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Dans ce cas précis, il semble s'être réellement converti après son second mariage... Le problème de fond réside clairement dans la situation de ces baptisés qui n'ont reçu aucune éducation dans la foi et qui s'engagent sans en comprendre la portée sacrée. C’est une réalité pastorale qui mériterait un véritable développement de la part de l’Église.
Enfin, sans vouloir critiquer, je me demande si, dans votre cas, le prêtre a eu un discernement suffisant en acceptant de célébrer votre premier mariage si aucun de vous n'était vraiment pratiquant à l'époque. Vous dites que ce premier mariage a été reconnu valide, mais j'ai un doute : la partie baptisée mais non croyante avait-elle réellement l'intention de contracter un mariage catholique avec toutes ses exigences (indissolubilité, fidélité, ouverture à la vie) ? Si l'intention manquait, la validité même du sacrement pourrait être interrogée. Dans votre cas, il me semblerait nécessaire de chercher à faire prononcer la nullité de ce premier mariage.
Mais l'indissolubilité reste la règle. Aucune raison ne justifie un divorce. Le mariage est pour le meilleur et pour le pire, et surtout pour le pire. C'est précisément quand l'autre va mal que le mariage prend, à mon avis, tout son sens.
Vous décrivez votre situation actuelle comme une "Lumière". Mais avec le recul, ne craignez-vous pas d'avoir confondu votre légitime désir de bonheur avec la volonté de Dieu ? Parfois, la "main de Dieu" ne se trouve pas dans l'issue de secours la plus confortable, mais précisément dans l'incertitude et la Croix du premier mariage. En choisissant de construire votre propre oasis, n'avez-vous pas, d'une certaine manière, cherché à être votre propre guide plutôt que de laisser Dieu agir dans le désert de votre première union ?
Je ne sais pas c'est une réflexion qui me vient.
Une autre réflexion me vient : le mariage est-il un serment bilatéral ou unilatéral ? Bien sûr, on l’échange à deux, mais la promesse de fidélité faite devant Dieu reste-t-elle suspendue à l'attitude de l'autre ?
Après tout, Dieu nous a aimés malgré ce que nous Lui avons fait.
Cette promesse d'aimer est-elle uniquement à destionation de l'époux ? ou aussi à Dieu ?