par Bibracte » lun. 02 sept. 2024, 17:16
Perlum Pimpum a écrit : ↑sam. 31 août 2024, 15:37
Bibracte a écrit : ↑sam. 31 août 2024, 10:21
L'Église orthodoxe russe, bien que n'étant pas en pleine communion avec l'Église catholique qui est la seule en laquelle l'Église du Christ subsiste parfaitement, est une véritable Église particulière. Elle professe la foi catholique telle qu'enseignée par les Conciles de Nicée et de Constantinople (même si, pour le reste, sa doctrine comporte des erreurs graves), ses évêques sont des successeurs des apôtres et elle dispense les sacrements institués par Jésus.
Ce que vous écrivez est en pleine consonance à Dominus Iesus, 17, §1 : « Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine. »
Mais ce § pose un gros problème terminologique. Car nonobstant que ces vestiges ecclésiaux aient conservé des éléments majeurs de catholicité tels la succession apostolique et la validité des sacrements, éléments par la médiation desquels l’unique Église du Christ qu’est l’Église catholique opère surnaturellement dans les vestiges ecclésiaux, il s’agit à proprement parler de vestiges schismatiques et hérétiques, qui ne peuvent comme tels avoir été institués par le Christ. Je réitère donc : « Que l’église orthodoxe russe n’est pas l’Église fondée par Jésus-Christ, même si les fidèles du vestige ecclésial russe peuvent appartenir à l’âme de l’Église par la grâce sanctifiante. » Car il est strictement impossible qu’un groupement ecclésial, aussi proche soit-il de la seule et unique Église du Christ, puisse alors que schismatique et hérétique appartenir au corps de l’Église.
Ce que Dominus Iesus 16 admet pleinement : « compte tenu de l'unicité et de l'universalité de la médiation salvifique de Jésus-Christ, on doit croire fermement
comme vérité de foi catholique en l'unicité de l'Église fondée par le Christ. Tout comme il existe un seul Christ,
il n'a qu'un seul Corps, une seule Épouse : une « seule et unique Église catholique et apostolique ». De plus, les promesses du Seigneur de ne jamais abandonner son Église (cf. Mt 16,18 ; 28,20) et de la guider par son Esprit (cf. Jn 16,13) impliquent, selon la foi catholique, que l'unicité et l'unité, comme tout ce qui appartient à l'intégrité de l'Église, ne feront jamais défaut
. Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique—
entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique : « C'est là l'unique Église du Christ [...] que notre sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu'il en soit le pasteur (cf. Jn 21,17), qu'il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28,18ss.), et dont il a fait pour toujours la “colonne et le fondement de la vérité” (1 Tm 3,15).
Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle se trouve [subsistit in], gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques qui sont en communion avec lui ». Par l'expression subsistit in,
le Concile Vatican II a voulu proclamer deux affirmations doctrinales : d'une part, que malgré les divisions entre chrétiens, l'Église du Christ continue à exister en plénitude dans la seule Église catholique ; d'autre part, « que des éléments nombreux de sanctification et de vérité hors de ses structures », c'est-à-dire dans les Églises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l'Église catholique. Mais il faut affirmer de ces dernières que leur « force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ». »
Tout l'intérêt de la déclaration Dominus Iesus est qu'elle développe un enseignement équilibré et cohérent qui rappelle que l'Église catholique est la seule dans laquelle subsiste parfaitement l'Église de Jésus-Christ, mais que cette définition ne doit pas conduire à considérer les Églises orthodoxes comme ne faisant aucunement partie de cette Église du Christ. Elles en font partie... imparfaitement.
Dire le contraire revient à vouloir faire jouer une partie de la déclaration contre l'autre, ce qui serait absurde.
Interdire les activités d'une Église orthodoxe revient d'ailleurs à interdire à des successeurs des apôtres et aux prêtres ordonnés par eux de dispenser les sacrements - valides - aux chrétiens qui leurs sont confiés et de célébrer publiquement une liturgie chrétienne qui n'exprime rien de contraire à la foi catholique. En outre, ces divisions successives des orthodoxes sont une cause de scandale pour les fidèles de ces Églises, qui risquent bien plus sûrement de se détourner de la Foi que de se convertir à un catholicisme quasi inexistant à l'est de Ternopil.
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L'Église orthodoxe russe, bien que n'étant pas en pleine communion avec l'Église catholique qui est la seule en laquelle l'Église du Christ subsiste parfaitement, est une véritable Église particulière. Elle professe la foi catholique telle qu'enseignée par les Conciles de Nicée et de Constantinople (même si, pour le reste, sa doctrine comporte des erreurs graves), ses évêques sont des successeurs des apôtres et elle dispense les sacrements institués par Jésus.
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Ce que vous écrivez est en pleine consonance à Dominus Iesus, 17, §1 : « Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine. »
Mais ce § pose un gros problème terminologique. Car nonobstant que ces vestiges ecclésiaux aient conservé des éléments majeurs de catholicité tels la succession apostolique et la validité des sacrements, éléments par la médiation desquels l’unique Église du Christ qu’est l’Église catholique opère surnaturellement dans les vestiges ecclésiaux, il s’agit à proprement parler de vestiges schismatiques et hérétiques, qui ne peuvent comme tels avoir été institués par le Christ. Je réitère donc : « Que l’église orthodoxe russe n’est pas l’Église fondée par Jésus-Christ, même si les fidèles du vestige ecclésial russe peuvent appartenir à l’âme de l’Église par la grâce sanctifiante. » Car il est strictement impossible qu’un groupement ecclésial, aussi proche soit-il de la seule et unique Église du Christ, puisse alors que schismatique et hérétique appartenir au corps de l’Église.
Ce que Dominus Iesus 16 admet pleinement : « compte tenu de l'unicité et de l'universalité de la médiation salvifique de Jésus-Christ, on doit croire fermement [b]comme vérité de foi catholique en l'unicité de l'Église fondée par le Christ[/b]. Tout comme il existe un seul Christ, [b]il n'a qu'un seul Corps, une seule Épouse : une « seule et unique Église catholique et apostolique »[/b]. De plus, les promesses du Seigneur de ne jamais abandonner son Église (cf. Mt 16,18 ; 28,20) et de la guider par son Esprit (cf. Jn 16,13) impliquent, selon la foi catholique, que l'unicité et l'unité, comme tout ce qui appartient à l'intégrité de l'Église, ne feront jamais défaut[b]. Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique[/b]— [b]entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique : « [color=blue]C'est là l'unique Église du Christ[/color][/b] [...] que notre sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu'il en soit le pasteur (cf. Jn 21,17), qu'il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28,18ss.), et dont il a fait pour toujours la “colonne et le fondement de la vérité” (1 Tm 3,15). [b][u]Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle se trouve[/u] [subsistit in], gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques qui sont en communion avec lui ».[/b] Par l'expression subsistit in, [b]le Concile Vatican II a voulu proclamer deux affirmations doctrinales : d'une part, que malgré les divisions entre chrétiens, l[u]'Église du Christ continue à exister en plénitude [color=blue]dans la seule[/color] Église catholique[/u] ; d'autre part, « que des éléments nombreux de sanctification et de vérité hors de ses structures », c'est-à-dire dans les Églises et Communautés ecclésiales [u]qui ne sont pas encore en pleine communion avec l'Église catholique[/u].[/b] Mais il faut affirmer de ces dernières que leur « force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ». »
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Tout l'intérêt de la déclaration Dominus Iesus est qu'elle développe un enseignement équilibré et cohérent qui rappelle que l'Église catholique est la seule dans laquelle subsiste parfaitement l'Église de Jésus-Christ, mais que cette définition ne doit pas conduire à considérer les Églises orthodoxes comme ne faisant aucunement partie de cette Église du Christ. Elles en font partie... imparfaitement.
Dire le contraire revient à vouloir faire jouer une partie de la déclaration contre l'autre, ce qui serait absurde.
Interdire les activités d'une Église orthodoxe revient d'ailleurs à interdire à des successeurs des apôtres et aux prêtres ordonnés par eux de dispenser les sacrements - valides - aux chrétiens qui leurs sont confiés et de célébrer publiquement une liturgie chrétienne qui n'exprime rien de contraire à la foi catholique. En outre, ces divisions successives des orthodoxes sont une cause de scandale pour les fidèles de ces Églises, qui risquent bien plus sûrement de se détourner de la Foi que de se convertir à un catholicisme quasi inexistant à l'est de Ternopil.