par Catholique Zombie » Hier, 23:32
Le livre de l'Apocalypse n'est pas un livre de catastrophes ou de fin du monde épouvantable («apocalyptique», dans le langage familier). C'est un livre de consolation et qui ouvre à l'espérance pour les croyants. Le message délivré est que le Christ assure déjà le triomphe final de l'Église ou des siens. Oui, malgré tout ce que le moment pourrait nous donner à voir d'une force apparente des puissances de mort, la puissance conjuguée d'un pouvoir politique déviant allié à un pouvoir religieux corrompu.
Quand Pilate pose la question «Crucifierai-je votre roi ?», les chefs religieux présents répondent «Nous n'avons d'autre roi que César !» C'est trahison, mais aussi réponse de prostituée. Le livre de l'Apocalypse est enraciné à plein dans la Bible hébraïque et le Nouveau Testament. Or s'il est un thème qui traverse toute la Bible d'un couvert à l'autre, mais c'est bien celui de l'infidélité d'Israël. Que ce soit le veau d'or au Sinaï, en passant par le roi Salomon qui trahi dans sa vieillesse et jusqu'aux vitupérations des prophètes, on en arriverait à ce que dit Jésus à la veille de la Passion «Jérusalem, toi qui tue les prophètes ! Moi qui aurait bien voulu rassembler tes enfants comme la poule les poussins sous son aile. Mais tu n'as pas voulu ...» Durant tout le Ier siècle et même après, les chrétiens menacés trouvaient devant eux la puissance d'une force politique hostile (le paganisme romain) et la synagogue pour les condamner. Ainsi, cette image de la prostituée (la femme) assise sur la bête écarlate couverte de noms blasphématoires (le paganisme, le pouvoir pervers). L'Apocalypse de Jean est le reflet de ce genre de réalité à la base cf. l'alliance contre-nature entre le césar romain et la Jérusalem infidèle. Reste que la victoire finale revient à l'Agneau.
Pour peu que soit revisité les chapitres 17 et 18 du livre de Jean : vous trouveriez que c'est bien de Jérusalem dont il s'agit quand on parle de la femme, la prostituée, celle dont le nom «mystère» est inscrit sur le front ( ... et Babylone la grande, etc.) Car de Jérusalem seule l'on pourrait écrire ce que Jean écrit par surcroit en 18, 4 « Sortez de la ville, vous mon peuple, pour ne pas prendre part à ses péchés et ne rien subir des fléaux qui l’affligent.» L'allusion est assez directe à ce que Jésus aura pu dire aux femmes de Jérusalem qui le pleuraient, lui, sur le chemin du Golgotha «Ne pleurez pas sur moi mais plutôt sur vous-mêmes et vos enfants. Car voici venir des jours ... » Les chrétiens devront fuir Jérusalem incidemment et comme ce fut bien le cas peu avant l'an 70 pour ne pas être pris dans le désastre. La Jérusalem infidèle est ivre du sang des martyrs («Jérusalem, toi qui tue les prophètes ...)»; comme Saül de Tarse battant le pays pour trouver des chrétiens, avec Jacques assassiné, Étienne assassiné.
Tout le contexte renvoi à Jérusalem, non à la ville de Rome en Italie.
Le nom de Babylone peut être associé à celui de Jérusalem parce que des Juifs furent déportés anciennement à Babylone. Les Juifs infidèles pouvaient être accusés de s'être assimilés aux Babyloniens, comme le fait de parler de l'Égypte pour la même raison serait un renvoi aux hébreux infidèles qui auraient préférés retourner en esclavages à cause des oignons qui s'y trouvaient or qu'ils mouraient de faim dans le désert. Infidélité, trahison.
Le livre met en tension les rapports entre croyants infidèles et fidèles; ou oppose l'image de la prostituée à celle de la femme fidèle, celle qui a le manteau de soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles.
Le livre de l'[i]Apocalypse[/i] n'est pas un livre de catastrophes ou de fin du monde épouvantable («apocalyptique», dans le langage familier). C'est un livre de consolation et qui ouvre à l'espérance pour les croyants. Le message délivré est que le Christ assure déjà le triomphe final de l'Église ou des siens. Oui, malgré tout ce que le moment pourrait nous donner à voir d'une force apparente des puissances de mort, la puissance conjuguée d'un pouvoir politique déviant allié à un pouvoir religieux corrompu.
Quand Pilate pose la question «[b][size=150]Crucifierai-je votre roi ?[/size][/b]», les chefs religieux présents répondent «Nous n'avons d'autre roi que César !» C'est trahison, mais aussi réponse de prostituée. Le livre de l'[i]Apocalypse[/i] est enraciné à plein dans la Bible hébraïque et le Nouveau Testament. Or s'il est un thème qui traverse toute la Bible d'un couvert à l'autre, mais c'est bien celui de l'infidélité d'Israël. Que ce soit le veau d'or au Sinaï, en passant par le roi Salomon qui trahi dans sa vieillesse et jusqu'aux vitupérations des prophètes, on en arriverait à ce que dit Jésus à la veille de la Passion «Jérusalem, toi qui tue les prophètes ! Moi qui aurait bien voulu rassembler tes enfants comme la poule les poussins sous son aile. Mais tu n'as pas voulu ...» Durant tout le Ier siècle et même après, les chrétiens menacés trouvaient devant eux la puissance d'une force politique hostile (le paganisme romain) et la synagogue pour les condamner. Ainsi, cette image de la prostituée (la femme) assise sur la bête écarlate couverte de noms blasphématoires (le paganisme, le pouvoir pervers). L'[i]Apocalypse[/i] de Jean est le reflet de ce genre de réalité à la base cf. l'alliance contre-nature entre le césar romain et la Jérusalem infidèle. Reste que la victoire finale revient à l'Agneau.
Pour peu que soit revisité les chapitres 17 et 18 du livre de Jean : vous trouveriez que c'est bien de Jérusalem dont il s'agit quand on parle de la femme, la prostituée, celle dont le nom «mystère» est inscrit sur le front ( ... et Babylone la grande, etc.) Car de Jérusalem seule l'on pourrait écrire ce que Jean écrit par surcroit en 18, 4 « Sortez de la ville, vous mon peuple, pour ne pas prendre part à ses péchés et ne rien subir des fléaux qui l’affligent.» L'allusion est assez directe à ce que Jésus aura pu dire aux femmes de Jérusalem qui le pleuraient, lui, sur le chemin du Golgotha «Ne pleurez pas sur moi mais plutôt sur vous-mêmes et vos enfants. Car voici venir des jours ... » Les chrétiens devront fuir Jérusalem incidemment et comme ce fut bien le cas peu avant l'an 70 pour ne pas être pris dans le désastre. La Jérusalem infidèle est ivre du sang des martyrs («Jérusalem, toi qui tue les prophètes ...)»; comme Saül de Tarse battant le pays pour trouver des chrétiens, avec Jacques assassiné, Étienne assassiné.
Tout le contexte renvoi à Jérusalem, non à la ville de Rome en Italie.
Le nom de Babylone peut être associé à celui de Jérusalem parce que des Juifs furent déportés anciennement à Babylone. Les Juifs infidèles pouvaient être accusés de s'être assimilés aux Babyloniens, comme le fait de parler de l'Égypte pour la même raison serait un renvoi aux hébreux infidèles qui auraient préférés retourner en esclavages à cause des oignons qui s'y trouvaient or qu'ils mouraient de faim dans le désert. Infidélité, trahison.
Le livre met en tension les rapports entre croyants infidèles et fidèles; ou oppose l'image de la prostituée à celle de la femme fidèle, celle qui a le manteau de soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles.