Comment vivre au milieu de païens ?

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Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » il y a 9 minutes

Et pour finir :
5. En conclusion : Quels ont-été les « rêves, les envies et les désirs »
1) Les rêves - L’église devrait pouvoir devenir, en dehors des célébrations, un lieu de rencontre,
une sorte d’agora pour des conférences, des débats d’idées, de l’expression artistique,
un lieu « anti-stress » dans les zones urbaines et aussi un lieu d’accueil dans les zones
rurales pour des gens de passage. Des églises OUVERTES à tous.
...
- Que l’Eglise soit un modèle et un reflet de ce que la société civile pourrait vivre
d’harmonie, de fraternité, de paix, d’entente et de joie partagée. Elle devrait être la
référence à suivre...
...
2) Les désirs - Revenir au message du Christ (le fonctionnement de l’Eglise masque le Christ.)
On peut voir que le problème n'est pas le fonctionnement...
- Convaincre que la foi n’est pas acquise une fois pour toutes, mais qu’il est nécessaire
de la faire grandir aussi par l’engagement dans une Eglise vivante qui évolue avec son
temps, qui nécessite changement pour transmettre le message du Christ aujourd’hui
et demain.
La aussi le problème du message.

C'est une question très intéressante je trouve.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » il y a 18 minutes

Dernière chose concernant le rapport, on peut lire dans les petites voix :

- « Le fonctionnement de l’Eglise masque le Christ. »

Je me pose la question au regard des autres petites voix si ce qui a voulu être exprimé n'est pas plutôt : l'Eucharistie (ou le magistère de l'Eglise) masque le Christ.

C'est juste un questionnement.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » il y a 50 minutes

Je vais aller plus loin dans mon analyse en examinant en détaille le rapport du synode sur la synodalité du diocèse d'Annecy.

https://www.diocese-annecy.fr/documents ... annecy.pdf

J'identifie trois propositions concernant le dialogue interreligieux ou avec la société civile :

1)
Les célébrations : un peu plus du tiers des participations déplore un manque
d’enthousiasme, d’accueil, de joie et d’ouverture dans la célébration de la messe. La
plupart demande une simplification du rituel, une interaction pour plus de participation
et d’implication des fidèles, « passer de consommateurs à acteurs ». Une initiation
semble nécessaire, au sens et aux rites de la messe. Suite à la rencontre diocésaine
Célébrer le dimanche, un certain nombre de paroissiens se sont mis en route pour
vivre des célébrations de la Parole. Une prise de conscience à cette autre façon de
célébrer est perceptible.
Pour moi, là on bazarde la communion Eucharistique. Les célébrations du dimanche sans prêtre ne sont pas jugées nécessaires mais elles sont jugées meilleures.
Si les ADAP étaient présentées comme une nécessité par manque de prêtre (la je suis ok) mais ce n'est pas le cas ici.

2)
Relation Eglise et société civile : L’Eglise souffre de bien des clichés qui donnent une
mauvaise image de nous, chrétiens. Elle souffre également des positions de l’Eglise
vis-à-vis des personnes homosexuelles, de la contraception, de l’avortement et de la
posture de l’Eglise concernant les divorcés-remariés.
C'est la promotion de l'hérésie, c'est-à-dire tous ce qui nous éloignent de l'amour véritable. On peut dire que certains évènements peuvent s'imposer par contrainte à nous comme le divorce, l'avortement quand on est un homme. Là on dit carrément, il ne faut pas dire que des choses qui posent problèmes (qui sont des obstacles à Dieu) sont bonnes.

3)
Œcuménisme et dialogue inter-religieux : Favoriser les échanges, le dialogue avec
tous. « L’aube de Pâques » rassemble, au bord du lac d’Annecy des chrétiens de
confessions différentes, une initiative saluée par tous.
Dans le prolongement du 1), il y a une communion chrétienne supérieure à la communion Eucharistique catholique.

On peut éviter de dresser nos Eglises comme des monastères (proposition d'une partie radicale des "tradi") mais on ne peut pas aller dans ce sens à mon avis.
Mais, on peut aussi noter dans les diocèses une méfiance envers les "tradi" qui participent à la communion Eucharistique. Comme si la communion Eucharistique n'était plus une vrai boussole.


PS : Je ne dis pas ça pour écraser quelqu'un ou pour être polémiste. Mais ma démarche s'inscrit dans une optique de débat sur un forum spécialisée catholique. Et, c'est pas dans une vision moralisatrice mais de débat.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » Hier, 23:47

ThéophileduSegala a écrit : Hier, 23:15

Comme elle le disait : « Autrefois, je pensais avoir le monopole de la vérité parce que j’étais catholique ; aujourd’hui, je sais qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison du Seigneur. »
Je trouve cette citation de Sœur Emmanuelle profondément problématique car, telle qu'elle est utilisée, elle laisse croire qu’il existerait deux communions distinctes :

- Celle du dimanche : l’Eucharistie (je dis dimanche, mais elle est tous les jours :roule: ).
- Celle de la charité.

Dans cette vision, la « communion de charité » en viendrait à être supérieure à celle de l’Eucharistie. C’est une erreur doctrinale majeure qui revient à dire que la demeure du Seigneur peut se situer en dehors de la communion du Christ.

Si le dialogue interreligieux est compris comme la création d’une communion universelle en dehors de celle du Christ, cela me semble une impasse totale. J’ai le sentiment que, dans ce cas, on s'imagine pouvoir parvenir à la communion par nos propres forces humaines, en faisant l'économie de la Grâce et de la Vérité révélée.

Au final, que faudrait-il croire ? Que la communion eucharistique du dimanche n'est en fait qu'une simple préparation à une communion humaine prétendument "plus grande" ? Ce serait une autre dérive sérieuse. L'Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne ; il n'y a rien de plus grand au monde vers quoi elle devrait tendre.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par ThéophileduSegala » Hier, 23:15

JeremyTheBoos a écrit : Hier, 14:39
Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.
Tout comme Sœur Emmanuelle, je crois que le témoignage le plus puissant consiste à transpirer l’amour du Christ.

Les paroles touchent parfois, mais une vie habitée par la charité parle à tous les cœurs.

Comme elle le disait : « Autrefois, je pensais avoir le monopole de la vérité parce que j’étais catholique ; aujourd’hui, je sais qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison du Seigneur. »

Sa supérieure, à Istanbul, interdisait tout prosélytisme et invitait les religieuses à « transpirer le Christ » : faire rayonner sa présence par l’amour, le respect et le service des autres.

Je partage entièrement ce point de vue :amoureux:

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Utilisateur_999 » Hier, 18:40

JeremyTheBoos a écrit : Hier, 14:39 Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.
Il doit bien exister des athées avec qui on peut discuter tout de même ? :(

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par JeremyTheBoos » Hier, 14:39

Utilisateur_999 a écrit : sam. 06 juin 2026, 19:49
JeremyTheBoos a écrit : sam. 06 juin 2026, 11:14 Dès que l'on parle de Dieu et de Jésus les portes des coeurs se ferment, il y a une véritable haine de Dieu chez nos voisins !
Pouvez-vous donner des exemples concrets tirés de votre expérience pour que l'on comprenne mieux ?
Bonjour,

Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.

Avec les musulmans c'est plus simple car ils reconnaissent l'existence de Dieu, leur Dieu n'est pas le bon mais ils sont dans la soumission aux lois célestes et ça change tout.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Fée Violine » ven. 12 juin 2026, 15:54

Marie2964 a écrit : mer. 10 juin 2026, 16:10 Bonjour Fée Violine,

Le fait de ne pas choisir (donc de "subir") ne signifie pas non plus que je doive privilégier cette personne ou sinon pour quel motif ?

Ou alors qu'appelez-vous proximité ?

Par ma part j'ose revendiquer le fait que je privilégie dans un premier temps ma famille (par exemple) à mon voisin. Donc je choisis (et on sait tous qu'on subit souvent dans les familles ! ;))

Cela n'exclut pour autant pas le fait que je puisse m'occuper de mon voisin !

Pour moi il y a une hiérarchie dans les priorités : je m'occupe et me préoccupe d'abord de ma communauté sans pour autant négliger les autres qui n'en font pas partie), seulement dans un second temps.

Il me semble que "charité bien ordonnée commence par soi-même".

Je ne suis qu'une humble néophyte...

Marie.
Bonjour Marie,
Ne pas choisir et subir sont deux choses différentes.
Le Samaritain n'a pas choisi le blessé qu'il secourt, mais il ne subit rien, il se contente de faire ce qu'il y a à faire dans l'urgence, d'accepter la volonté de Dieu. Le Samaritain est, bien entendu, une image du Christ, qui se fait notre prochain, qui vient nous sauver en nous emmenant à l'auberge (l'Église) et grâce aux sacrements (le vin et l'huile avec lesquels il soigne le blessé).
Le prochain, c'est celui qui est là.
Il ne s'agit pas de préférence ou de sentiments personnels. Il s'agit d'entrer en relation avec une personne.
Et comme l'a dit Gaudens, ça n'a vraiment rien à voir avec le dialogue interreligieux !

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » jeu. 11 juin 2026, 8:39

Je ne crois pas au "Grand remplacement". Toutefois, factuellement, on peut observer une certaine dynamique qui a été captée par les études TeO (TeO 1 et TeO 2) de l'INSEE. Ces enquêtes, menées tous les dix ans, permettent de tracer les mouvements liés à l'immigration, et leur volet sur les religions est particulièrement instructif.

Dans la dernière étude en date, portant sur la période 2010-2020 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/67 ... re=6793391), on constate qu'il y a désormais quasiment autant de pratiquants musulmans que de pratiquants catholiques en France dans cette tranche d'âge. De plus, le taux de transmission familiale de la foi est de 91 % chez les musulmans, alors qu'il tombe à 67 % chez les catholiques.

Bien que l'échantillon soit ciblé sur les 18-59 ans, cette dynamique montre que d'ici dix ans (lors de l'enquête TeO3), le nombre de pratiquants musulmans dépassera numériquement celui des pratiquants catholiques.
Donc, si ces deux populations restent minoritaires dans le total de la population (<5%), une dynamique existe.

Ce qui est inquiétant avec cette dynamique, ce n'est pas tant une idée de "remplacement" global, mais plutôt la ghettoïsation volontaire de musulmans très pratiquants, qui s'inscrit dans une logique de communautarisme.

Chez moi, même si la population musulmane n'est pas majoritaire, elle est solidement implantée dans un quartier qui dispose désormais :
- de résidences ;
- d'écoles hors contrat ;
- d'organismes religieux communautaires (dont les sites internet ne sont même pas en français) ;
- de mosquées ;
- de commerces (alimentation, coiffeurs... qui, soit dit en passant et de leur propre aveu, « font mieux que les Français pour moins cher »).

Quant au dialogue interreligieux, je le vois un peu comme une copropriété. Dans une copro, il y a des parties communes : on peut ne pas aimer son voisin, mais il faut bien les gérer ensemble. La guerre étant strictement interdite par l'Évangile, c'est par le dialogue — et fort heureusement — qu'il faut régler ces questions de fonctionnement au quotidien.

En revanche, je ne crois pas du tout à un dialogue interreligieux à visée de conversion. Il ne faut pas être hypocrite : qui convertit qui ?

--

Ma grosse problématique sur la liberté religieuse n'est pas son principe, elle est normal et nécessaire (c'est le contrat social que j'accepte à 100%), mais c'est son application concrètement qui me pose problème. Quels limites ? comment la mettre en pratique ? la je n'en sais rien.

Par exemple, le cas de la construction d'une mosquée :
- au nom de la liberté religieuse (et donc de la liberté de conscience), il faut l'autoriser
- mais c'est un outil pour propager l'erreur, donc il faut s'y opposer

Cette tension, je n'arrive pas à la résoudre. Je pense que l'on tombe dans une question de gouvernance complexe.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Fabb » jeu. 11 juin 2026, 1:22

ThéophileduSegala a écrit : mer. 10 juin 2026, 23:30
Pour ma part, je ne partage pas l’idée selon laquelle la France serait vouée à devenir musulmane ni que les non-musulmans seraient destinés à devenir des dhimmis. Cette vision me paraît excessivement pessimiste et ne correspond pas à ma compréhension de la réalité actuelle.
Un déni de réalité n'est pas une "compréhension" mais un "nihilisme".

C'est le fruit d’un mécanisme de défense psychologique qui permet de se protéger contre une réalité trop douloureuse, angoissante ou menaçante pour le psychisme.

C'est une stratégie pour éviter l’effondrement, l’anxiété massive ou la remise en question profonde de soi.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par ThéophileduSegala » mer. 10 juin 2026, 23:30

Marie2964 a écrit : mer. 10 juin 2026, 15:15
Je tiens aussi à vous rappeler que la France est une terre de tradition catholique et je m'étonne (euphémisme) que vous ne considéreriez pas cela et que vous acceptiez d'une certaine manière que la France devienne musulmane (mécaniquement par le nombre) et à terme pour les Français non musulmans des dhimmis. Personnellement ça me choque et me dérange.
Je crois que nous avons atteint un point où nos analyses divergent profondément.

Pour ma part, je ne partage pas l’idée selon laquelle la France serait vouée à devenir musulmane ni que les non-musulmans seraient destinés à devenir des dhimmis. Cette vision me paraît excessivement pessimiste et ne correspond pas à ma compréhension de la réalité actuelle.

En tant que chrétien, ma préoccupation première n’est pas de raisonner en termes de blocs religieux ou de projections démographiques, mais de vivre et de témoigner de l’Évangile auprès des personnes que je rencontre, quelles que soient leurs convictions.

Je respecte votre inquiétude, mais je ne la partage pas. Je préfère donc prendre du recul et me retirer de cette discussion.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_remplacement

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Gaudens » mer. 10 juin 2026, 20:27

Bonsoir Marie,
Je ne veux pas répondre à la place de patate Douce mais je voudrais simplement dire que le dialogue inter-religieux est une chose et le rapport au prochain une autre.
D'accord avec vous sur les limites du dialogue interreligieux et l'espèce de naiveté qui s'est installée à ce sujet après Vatican II (mal compris, comme presque toujours), particulièrement parmi les clercs.
Mais le prochain , c'est celui qui est à notre porte, que nous rencontrons inopinément (sauf que la Providence y a peut-être pourvu...) et que nous pouvons être en situation d'aider ou, au contraire, d'égarer et d'ignorer.A cet égard la religion ou l'opinion politique du prochain importe peu, à l'image de la rencontre du Bon Samaritain

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Marie2964 » mer. 10 juin 2026, 17:00

Bonjour Patatedouce,

Je partage votre avis : ne soyons pas naïf.

Tout être humain est créé par Dieu et mérite de connaître Dieu. Ce qui m'horripile à titre personnel - et ce que je ne comprends pas du tout (moi simple néophyte), c'est d'entendre la promotion d'un dialogue interreligieux qui a pour conséquence -toujours selon moi - à l'immobilisme, voire l'inertie de l'Eglise catholique universel. Ce que je veux dire par là c'est que vouloir comprendre, dialoguer, c'est bien, c'est louable mais pour quoi faire au bout du compte ?

Vraiment je trouve cela étrange et cela me rend perplexe pour être honnête avec vous. Je n'en comprends pas l'objectif poursuivi d'autant qu'il y a déjà fort à faire dans le sein même de l'Eglise catholique.

Je suis désolée, je me sens un peu bête, ignorante ou naïve voire les trois en même temps

Pouvez-vous m'éclairer à ce sujet Patatedouce svp ?

Merci d'avance. ;)

Marie.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » mer. 10 juin 2026, 16:40

Elle est intéressante cette disgression.

Le prochain est celui de la parabole du bon samaritain.
30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.

31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.

32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.

33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.

34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »

37 Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Source : La bible, saint luc 10

Le prochain, ce n'est pas le lévite ou les bandits.

La question qui se pose est de qui est le plus proche le musulman pratiquant ? j'entend celui qui veut établir la charia, celui de charlie hebdo ou de S. paty, que l'on voit fleurir dans nos cités ? du lévit, des bandits ou du bon samaritain ?
Jésus appelle a aider les personnes blessées, pas les bandit ou les personnes malveillantes ?

Donc, oui la charité s'applique parfaitement aux musulmans (un chrétien a un devoir moral envers les musulmans) mais il ne faut pas être naif.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Marie2964 » mer. 10 juin 2026, 16:10

Bonjour Fée Violine,

Le fait de ne pas choisir (donc de "subir") ne signifie pas non plus que je doive privilégier cette personne ou sinon pour quel motif ?

Ou alors qu'appelez-vous proximité ?

Par ma part j'ose revendiquer le fait que je privilégie dans un premier temps ma famille (par exemple) à mon voisin. Donc je choisis (et on sait tous qu'on subit souvent dans les familles ! ;))

Cela n'exclut pour autant pas le fait que je puisse m'occuper de mon voisin !

Pour moi il y a une hiérarchie dans les priorités : je m'occupe et me préoccupe d'abord de ma communauté sans pour autant négliger les autres qui n'en font pas partie), seulement dans un second temps.

Il me semble que "charité bien ordonnée commence par soi-même".

Je ne suis qu'une humble néophyte...

Marie.

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