Comment vivre au milieu de païens ?

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Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » jeu. 18 juin 2026, 11:05

Justement, c'est ce que pensent ceux qui sont favorables à l'Euthanasie mais la souffrance comme mal absolu est une hérésie au niveau des catholiques.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Gaudens » mer. 17 juin 2026, 18:27

Ce n est pas votre post que je j avais taxée d hypocrisie mais la dernière proposition, celle que j ai épinglée. Si la souffrance est le mal absolu, il faut l éviyer de toutes les façons, y compris par l euthanasie. Est ce plus clair ?

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » mer. 17 juin 2026, 15:53

Gaudens a écrit : mer. 17 juin 2026, 15:50 Tout ceci me semble pure hypocrisie: dire 'le mal absolu est la souffrance", ça veut dire "je suis pour l'euthanasie",non? Ou est-ce que je rêve ?
Je n'ai pas compris.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Gaudens » mer. 17 juin 2026, 15:50

Tout ceci me semble pure hypocrisie: dire 'le mal absolu est la souffrance", ça veut dire "je suis pour l'euthanasie",non? Ou est-ce que je rêve ?

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » mer. 17 juin 2026, 15:39

Gaudens a écrit : mar. 16 juin 2026, 17:05 Bonjour Patate Douce,
La "synthèse" synodale du diocèse d'Annecy (le vôtre ?) est hélas révélatrice d'un état d'esprit qui ne se régule pas à partir de l'enseignement chrétien mais plutôt à partir des valeurs et pratiques dominantes dans le "monde".
Pour moi, les synthèses des autres diocèses sont similaires.
Peut-être révélateur aussi d'une manipulation consciente ou inconsciente.Un exemple: ce groupe de cinq laics rédacteurs de la synthèse indique dans un premier temps que 20% des participants appelle à une ordination diaconale ou presbytérale des femmes; deux pages plus loin, dans une sorte de synthèse au carré , ils indiquent cette demande comme générale...
Est-ce que cela ne pourrait pas être lié aussi à un biais de représentativité dans les réponses ?
En fait je pense que ce genre de prises de position était fatal dès qu'on a accepté une démarche collective où il n'y a plus d'autorité, où l' avis de chacun est à mettre au même plan.Compte tenu du formatage de notre civilisation pot-chrétienne, il était évident qu'on devait bien souvent (en Europe occidentale en tous cas) aboutir à cela.Cela m'amène à réfléchir sans pouvoir conclure à la motivation du feu pape François pour lancer ce chemin synodal. Ou bien, en bon jésuite, il savait que ce genre de pus (pardon pour la brutalité du terme) allait sortir de la blessure de collectivités agressées et inquiètes de l'évolution de nos sociétés marquée par leur refus de la foi et que c'était là une catharsis utile pour guérir la blessure en laissant de côté les erreurs formulées. Ou bien il en était au moins à demi-complice. Je ne sais.Mais ce que je crois, c'est qu'on aura du mal à s'en remettre. Confions nous dans le proverbe espagnol "no hay mal que por bien no venga"(il n'y a de mal par lequel bien n'arrive)...
Après tout, ces positions existent.

J'ai lu récemment une idée sur l'euthanasie qui consiste à ne pas exprimer seulement un point de vue sur une règle morale, mais à la traduire en une foi. Par exemple, au lieu de dire « je suis pour l'euthanasie », dire « je crois que le mal absolu est la souffrance » - ce qui est une erreur (hérésie) évidente quand on contemple la passion du Christ, le mal n'est pas la souffrance du Christ mais le péché qui en est la cause. Pour le divorce, au lieu de dire « je suis contre l'interdiction du divorce », dire « je crois que le refus de l'autre peut conduire à une rupture définitive ». Ainsi, en traduisant en croyance une position sur une règle morale, cela permet d'ouvrir le débat : il ne s'agit plus d'être pour ou contre une règle morale, mais de dire ce en quoi on croit.

Je ne sais pas. On oublie souvent qu'une règle morale est la traduction d'une croyance, et pas une chose en soi.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par JeremyTheBoos » mer. 17 juin 2026, 8:59

Ça me semble clair : c'est des hérétiques.

Le monde n'a rien à apporter à l'Eglise et lEglise est le phare du monde !

Ce n' est certainement pas le démon qui va dire à Jésus comment se comporter.

C'est dramatique que ce genre de courant de pensées existent dans l'Eglise.

Prions pour notre Mère.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Gaudens » mar. 16 juin 2026, 17:05

Bonjour Patate Douce,
La "synthèse" synodale du diocèse d'Annecy (le vôtre ?) est hélas révélatrice d'un état d'esprit qui ne se régule pas à partir de l'enseignement chrétien mais plutôt à partir des valeurs et pratiques dominantes dans le "monde".
Peut-être révélateur aussi d'une manipulation consciente ou inconsciente.Un exemple: ce groupe de cinq laics rédacteurs de la synthèse indique dans un premier temps que 20% des participants appelle à une ordination diaconale ou presbytérale des femmes; deux pages plus loin, dans une sorte de synthèse au carré , ils indiquent cette demande comme générale...

Globalement, à côté de réflexions et de demandes acceptables au vu de l'enseignement catholique, ils expriment cette soumission au monde extérieur que j'évoquais plus haut ( et vous aussi).Je retiens en particulier cette phrase, peut-être citation d'un seul participant (mais alors pourquoi la faire figurer dans une synthèse supposée exprimer l'unanimité ou du moins la majorité du groupe ?): ""Ecouter le monde extérieur pour faire évoluer l'Eglise et ne faire qu'un avec le monde". Avec cela, tout est dit.
En fait je pense que ce genre de prises de position était fatal dès qu'on a accepté une démarche collective où il n'y a plus d'autorité, où l' avis de chacun est à mettre au même plan.Compte tenu du formatage de notre civilisation pot-chrétienne, il était évident qu'on devait bien souvent (en Europe occidentale en tous cas) aboutir à cela.Cela m'amène à réfléchir sans pouvoir conclure à la motivation du feu pape François pour lancer ce chemin synodal. Ou bien, en bon jésuite, il savait que ce genre de pus (pardon pour la brutalité du terme) allait sortir de la blessure de collectivités agressées et inquiètes de l'évolution de nos sociétés marquée par leur refus de la foi et que c'était là une catharsis utile pour guérir la blessure en laissant de côté les erreurs formulées. Ou bien il en était au moins à demi-complice. Je ne sais.Mais ce que je crois, c'est qu'on aura du mal à s'en remettre. Confions nous dans le proverbe espagnol "no hay mal que por bien no venga"(il n'y a de mal par lequel bien n'arrive)...

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » lun. 15 juin 2026, 12:01

Et pour finir :
5. En conclusion : Quels ont-été les « rêves, les envies et les désirs »
1) Les rêves - L’église devrait pouvoir devenir, en dehors des célébrations, un lieu de rencontre,
une sorte d’agora pour des conférences, des débats d’idées, de l’expression artistique,
un lieu « anti-stress » dans les zones urbaines et aussi un lieu d’accueil dans les zones
rurales pour des gens de passage. Des églises OUVERTES à tous.
...
- Que l’Eglise soit un modèle et un reflet de ce que la société civile pourrait vivre
d’harmonie, de fraternité, de paix, d’entente et de joie partagée. Elle devrait être la
référence à suivre...
...
2) Les désirs - Revenir au message du Christ (le fonctionnement de l’Eglise masque le Christ.)
On peut voir que le problème n'est pas le fonctionnement...
- Convaincre que la foi n’est pas acquise une fois pour toutes, mais qu’il est nécessaire
de la faire grandir aussi par l’engagement dans une Eglise vivante qui évolue avec son
temps, qui nécessite changement pour transmettre le message du Christ aujourd’hui
et demain.
La aussi le problème du message.

C'est une question très intéressante je trouve.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » lun. 15 juin 2026, 11:52

Dernière chose concernant le rapport, on peut lire dans les petites voix :

- « Le fonctionnement de l’Eglise masque le Christ. »

Je me pose la question au regard des autres petites voix si ce qui a voulu être exprimé n'est pas plutôt : l'Eucharistie (ou le magistère de l'Eglise) masque le Christ.

C'est juste un questionnement.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » lun. 15 juin 2026, 11:20

Je vais aller plus loin dans mon analyse en examinant en détaille le rapport du synode sur la synodalité du diocèse d'Annecy.

https://www.diocese-annecy.fr/documents ... annecy.pdf

J'identifie trois propositions concernant le dialogue interreligieux ou avec la société civile :

1)
Les célébrations : un peu plus du tiers des participations déplore un manque
d’enthousiasme, d’accueil, de joie et d’ouverture dans la célébration de la messe. La
plupart demande une simplification du rituel, une interaction pour plus de participation
et d’implication des fidèles, « passer de consommateurs à acteurs ». Une initiation
semble nécessaire, au sens et aux rites de la messe. Suite à la rencontre diocésaine
Célébrer le dimanche, un certain nombre de paroissiens se sont mis en route pour
vivre des célébrations de la Parole. Une prise de conscience à cette autre façon de
célébrer est perceptible.
Pour moi, là on bazarde la communion Eucharistique. Les célébrations du dimanche sans prêtre ne sont pas jugées nécessaires mais elles sont jugées meilleures.
Si les ADAP étaient présentées comme une nécessité par manque de prêtre (la je suis ok) mais ce n'est pas le cas ici.

2)
Relation Eglise et société civile : L’Eglise souffre de bien des clichés qui donnent une
mauvaise image de nous, chrétiens. Elle souffre également des positions de l’Eglise
vis-à-vis des personnes homosexuelles, de la contraception, de l’avortement et de la
posture de l’Eglise concernant les divorcés-remariés.
C'est la promotion de l'hérésie, c'est-à-dire tous ce qui nous éloignent de l'amour véritable. On peut dire que certains évènements peuvent s'imposer par contrainte à nous comme le divorce, l'avortement quand on est un homme. Là on dit carrément, il ne faut pas dire que des choses qui posent problèmes (qui sont des obstacles à Dieu) sont bonnes.

3)
Œcuménisme et dialogue inter-religieux : Favoriser les échanges, le dialogue avec
tous. « L’aube de Pâques » rassemble, au bord du lac d’Annecy des chrétiens de
confessions différentes, une initiative saluée par tous.
Dans le prolongement du 1), il y a une communion chrétienne supérieure à la communion Eucharistique catholique.

On peut éviter de dresser nos Eglises comme des monastères (proposition d'une partie radicale des "tradi") mais on ne peut pas aller dans ce sens à mon avis.
Mais, on peut aussi noter dans les diocèses une méfiance envers les "tradi" qui participent à la communion Eucharistique. Comme si la communion Eucharistique n'était plus une vrai boussole.


PS : Je ne dis pas ça pour écraser quelqu'un ou pour être polémiste. Mais ma démarche s'inscrit dans une optique de débat sur un forum spécialisée catholique. Et, c'est pas dans une vision moralisatrice mais de débat.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par patatedouce » dim. 14 juin 2026, 23:47

ThéophileduSegala a écrit : dim. 14 juin 2026, 23:15

Comme elle le disait : « Autrefois, je pensais avoir le monopole de la vérité parce que j’étais catholique ; aujourd’hui, je sais qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison du Seigneur. »
Je trouve cette citation de Sœur Emmanuelle profondément problématique car, telle qu'elle est utilisée, elle laisse croire qu’il existerait deux communions distinctes :

- Celle du dimanche : l’Eucharistie (je dis dimanche, mais elle est tous les jours :roule: ).
- Celle de la charité.

Dans cette vision, la « communion de charité » en viendrait à être supérieure à celle de l’Eucharistie. C’est une erreur doctrinale majeure qui revient à dire que la demeure du Seigneur peut se situer en dehors de la communion du Christ.

Si le dialogue interreligieux est compris comme la création d’une communion universelle en dehors de celle du Christ, cela me semble une impasse totale. J’ai le sentiment que, dans ce cas, on s'imagine pouvoir parvenir à la communion par nos propres forces humaines, en faisant l'économie de la Grâce et de la Vérité révélée.

Au final, que faudrait-il croire ? Que la communion eucharistique du dimanche n'est en fait qu'une simple préparation à une communion humaine prétendument "plus grande" ? Ce serait une autre dérive sérieuse. L'Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne ; il n'y a rien de plus grand au monde vers quoi elle devrait tendre.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par ThéophileduSegala » dim. 14 juin 2026, 23:15

JeremyTheBoos a écrit : dim. 14 juin 2026, 14:39
Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.
Tout comme Sœur Emmanuelle, je crois que le témoignage le plus puissant consiste à transpirer l’amour du Christ.

Les paroles touchent parfois, mais une vie habitée par la charité parle à tous les cœurs.

Comme elle le disait : « Autrefois, je pensais avoir le monopole de la vérité parce que j’étais catholique ; aujourd’hui, je sais qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison du Seigneur. »

Sa supérieure, à Istanbul, interdisait tout prosélytisme et invitait les religieuses à « transpirer le Christ » : faire rayonner sa présence par l’amour, le respect et le service des autres.

Je partage entièrement ce point de vue :amoureux:

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Utilisateur_999 » dim. 14 juin 2026, 18:40

JeremyTheBoos a écrit : dim. 14 juin 2026, 14:39 Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.
Il doit bien exister des athées avec qui on peut discuter tout de même ? :(

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par JeremyTheBoos » dim. 14 juin 2026, 14:39

Utilisateur_999 a écrit : sam. 06 juin 2026, 19:49
JeremyTheBoos a écrit : sam. 06 juin 2026, 11:14 Dès que l'on parle de Dieu et de Jésus les portes des coeurs se ferment, il y a une véritable haine de Dieu chez nos voisins !
Pouvez-vous donner des exemples concrets tirés de votre expérience pour que l'on comprenne mieux ?
Bonjour,

Lorsque je parle de Dieu avec des païens ou athées on sent tout de suite que les portes des coeurs se ferment face à ce qui est pour eux une conception désuète du monde et enfantine.

Avec les musulmans c'est plus simple car ils reconnaissent l'existence de Dieu, leur Dieu n'est pas le bon mais ils sont dans la soumission aux lois célestes et ça change tout.

Re: Comment vivre au milieu de païens ?

par Fée Violine » ven. 12 juin 2026, 15:54

Marie2964 a écrit : mer. 10 juin 2026, 16:10 Bonjour Fée Violine,

Le fait de ne pas choisir (donc de "subir") ne signifie pas non plus que je doive privilégier cette personne ou sinon pour quel motif ?

Ou alors qu'appelez-vous proximité ?

Par ma part j'ose revendiquer le fait que je privilégie dans un premier temps ma famille (par exemple) à mon voisin. Donc je choisis (et on sait tous qu'on subit souvent dans les familles ! ;))

Cela n'exclut pour autant pas le fait que je puisse m'occuper de mon voisin !

Pour moi il y a une hiérarchie dans les priorités : je m'occupe et me préoccupe d'abord de ma communauté sans pour autant négliger les autres qui n'en font pas partie), seulement dans un second temps.

Il me semble que "charité bien ordonnée commence par soi-même".

Je ne suis qu'une humble néophyte...

Marie.
Bonjour Marie,
Ne pas choisir et subir sont deux choses différentes.
Le Samaritain n'a pas choisi le blessé qu'il secourt, mais il ne subit rien, il se contente de faire ce qu'il y a à faire dans l'urgence, d'accepter la volonté de Dieu. Le Samaritain est, bien entendu, une image du Christ, qui se fait notre prochain, qui vient nous sauver en nous emmenant à l'auberge (l'Église) et grâce aux sacrements (le vin et l'huile avec lesquels il soigne le blessé).
Le prochain, c'est celui qui est là.
Il ne s'agit pas de préférence ou de sentiments personnels. Il s'agit d'entrer en relation avec une personne.
Et comme l'a dit Gaudens, ça n'a vraiment rien à voir avec le dialogue interreligieux !

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