par peter » mer. 22 juil. 2026, 13:34
patatedouce a écrit : ↑mer. 22 juil. 2026, 9:15
Le fait qu'une relation homme-femme possède une richesse propre signifie-t-il nécessairement qu'une relation entre deux personnes du même sexe ne peut pas, elle aussi, porter de belles valeurs humaines et être un lieu d'apprentissage de l'amour, du don de soi et de la fidélité ?
Autrement dit, faut-il opposer ces deux réalités, ou peut-on reconnaître que Dieu agit parfois dans des chemins humains très différents de ceux que nous aurions imaginés ?
On peut bien évidemment reconnaître que la fraternité porte des fruits. Mais en quoi le rapport sexuel contre-nature est-il, quant à lui, porteur de fruits ?
On peut considérer le rapport contre-nature comme un acte dans lequel le corps est détourné de sa finalité propre (les organes non reproducteurs n'ayant pas de vocation sexuelle).
Dès lors, peut-on soutenir :
1) Que seule
la relation conjugale entre un homme et une femme est véritablement porteuse de fruits ?
2) Et qu'une relation de type conjugal (au sens où il ne s'agit pas d'une simple relation fraternelle, mais d'une relation qui inclut des actes sexuels) entre personnes de même sexe détourne des fruits propres à une union conjugale authentique et apporte de mauvais fruits (blessures du corps, repli...) ?
On peut quand même affirmer que l'acte sexuel entre personnes de même sexe est un acte qui transgresse la création, et non simplement l'absence de plénitude de l'acte.
Après, chaque personne est tentée différemment. Même si on ne peut pas ériger la relation conjugale entre personnes de même sexe comme une chose bonne, on ne peut pas pour autant juger le péché des autres, ni faire preuve d'intolérance, sinon la vérité est que nos églises seraient absolument vides... Il me semble en tout cas (personne n'a une vie exemplaire). C'est dans ce contexte que je comprends la phrase du pape François : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?". Seul le Seigneur peut juger une personne.
Par exemple, quelqu'un qui vient en Porsche le dimanche à la messe tout en exploitant ses salariés... Il y a une différence entre ce que l'on croit et ce que l'on fait. Je pense que le plus important est d'être d'accord sur le fond de nos croyances ; ensuite, ce que chacun en fait reste propre à sa personne. Il est difficile de juger, car nous ne sommes pas à la place de l'autre.
L'objectif est d'arriver à un accord avec nos croyances, mais je pense que ce cheminement est propre à chacun. On n'a pas tous les mêmes ressources...
Bonjour patatedouce,
Merci pour votre réflexion. J'apprécie le ton mesuré de votre intervention et votre rappel que personne n'est en position de juger les personnes.
Vous soulevez la question de la finalité du corps, ce qui est une vraie question. Mais je me demande s'il ne faudrait pas remonter encore plus haut.
Pourquoi Dieu nous donne-t-il des commandements ?
Plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'ils ne sont pas seulement des règles destinées à encadrer nos comportements. Ils sont peut-être avant tout une invitation à entrer en relation avec Lui.
Quand on aime quelqu'un, on ne cherche pas seulement à lui obéir. On cherche à comprendre ce qu'il aime, à partager ce qu'il aime et à entrer progressivement dans sa manière d'aimer.
Par exemple, lorsque Dieu se repose le septième jour et nous invite à sanctifier ce jour, je n'y vois pas seulement un commandement. J'y vois une invitation à partager quelque chose avec Lui, à entrer dans son rythme, dans sa communion.
C'est pourquoi je continue à me poser la même question : quel est le cœur du problème moral ? Est-ce uniquement la conformité d'un acte à sa finalité biologique, ou bien est-ce plus profondément la qualité de la relation que cet acte construit avec Dieu, avec l'autre et avec soi-même ?
J'essaie simplement de comprendre le pourquoi des commandements. Je suis convaincu qu'ils ne sont jamais arbitraires. Ils nous sont donnés pour nous faire grandir dans la relation avec Dieu, et c'est cette relation que je cherche à mieux comprendre.
[quote=patatedouce post_id=477251 time=1784704553 user_id=18530]
[quote]Le fait qu'une relation homme-femme possède une richesse propre signifie-t-il nécessairement qu'une relation entre deux personnes du même sexe ne peut pas, elle aussi, porter de belles valeurs humaines et être un lieu d'apprentissage de l'amour, du don de soi et de la fidélité ?
Autrement dit, faut-il opposer ces deux réalités, ou peut-on reconnaître que Dieu agit parfois dans des chemins humains très différents de ceux que nous aurions imaginés ?
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On peut bien évidemment reconnaître que la fraternité porte des fruits. Mais en quoi le rapport sexuel contre-nature est-il, quant à lui, porteur de fruits ?
On peut considérer le rapport contre-nature comme un acte dans lequel le corps est détourné de sa finalité propre (les organes non reproducteurs n'ayant pas de vocation sexuelle).
Dès lors, peut-on soutenir :
1) Que seule [u]la relation conjugale[/u] entre un homme et une femme est véritablement porteuse de fruits ?
2) Et qu'une relation de type conjugal (au sens où il ne s'agit pas d'une simple relation fraternelle, mais d'une relation qui inclut des actes sexuels) entre personnes de même sexe détourne des fruits propres à une union conjugale authentique et apporte de mauvais fruits (blessures du corps, repli...) ?
On peut quand même affirmer que l'acte sexuel entre personnes de même sexe est un acte qui transgresse la création, et non simplement l'absence de plénitude de l'acte.
Après, chaque personne est tentée différemment. Même si on ne peut pas ériger la relation conjugale entre personnes de même sexe comme une chose bonne, on ne peut pas pour autant juger le péché des autres, ni faire preuve d'intolérance, sinon la vérité est que nos églises seraient absolument vides... Il me semble en tout cas (personne n'a une vie exemplaire). C'est dans ce contexte que je comprends la phrase du pape François : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?". Seul le Seigneur peut juger une personne.
Par exemple, quelqu'un qui vient en Porsche le dimanche à la messe tout en exploitant ses salariés... Il y a une différence entre ce que l'on croit et ce que l'on fait. Je pense que le plus important est d'être d'accord sur le fond de nos croyances ; ensuite, ce que chacun en fait reste propre à sa personne. Il est difficile de juger, car nous ne sommes pas à la place de l'autre.
L'objectif est d'arriver à un accord avec nos croyances, mais je pense que ce cheminement est propre à chacun. On n'a pas tous les mêmes ressources...
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Bonjour patatedouce,
Merci pour votre réflexion. J'apprécie le ton mesuré de votre intervention et votre rappel que personne n'est en position de juger les personnes.
Vous soulevez la question de la finalité du corps, ce qui est une vraie question. Mais je me demande s'il ne faudrait pas remonter encore plus haut.
Pourquoi Dieu nous donne-t-il des commandements ?
Plus j'y réfléchis, plus je me dis qu'ils ne sont pas seulement des règles destinées à encadrer nos comportements. Ils sont peut-être avant tout une invitation à entrer en relation avec Lui.
Quand on aime quelqu'un, on ne cherche pas seulement à lui obéir. On cherche à comprendre ce qu'il aime, à partager ce qu'il aime et à entrer progressivement dans sa manière d'aimer.
Par exemple, lorsque Dieu se repose le septième jour et nous invite à sanctifier ce jour, je n'y vois pas seulement un commandement. J'y vois une invitation à partager quelque chose avec Lui, à entrer dans son rythme, dans sa communion.
C'est pourquoi je continue à me poser la même question : quel est le cœur du problème moral ? Est-ce uniquement la conformité d'un acte à sa finalité biologique, ou bien est-ce plus profondément la qualité de la relation que cet acte construit avec Dieu, avec l'autre et avec soi-même ?
J'essaie simplement de comprendre le pourquoi des commandements. Je suis convaincu qu'ils ne sont jamais arbitraires. Ils nous sont donnés pour nous faire grandir dans la relation avec Dieu, et c'est cette relation que je cherche à mieux comprendre.