par Ombiace » ven. 24 juil. 2026, 18:31
peter a écrit : ↑ven. 24 juil. 2026, 16:58
Ombiace a écrit : ↑ven. 24 juil. 2026, 15:17
Bonjour peter,
J'espère ne pas être réducteur, mais est ce que votre démarche n'aboutirait pas simplement à conclure que Dieu désire pour nous ce bien qu'est la conversion ?
Bonjour Ombiace,
Oui, je dirais que la conversion en fait partie, mais j'irais un peu plus loin.
Pour moi, Dieu ne cherche pas seulement à obtenir notre conversion, mais à nous transformer progressivement à son image.
La conversion est le premier « oui » que nous donnons à Dieu. Ensuite commence tout un chemin où nous apprenons librement à aimer comme Lui aime.
C'est dans cette perspective que je comprends le libre arbitre. Dieu ne cherche pas des êtres qui lui obéissent par contrainte, mais des enfants qui choisissent librement le bien et qui grandissent jusqu'à lui ressembler.
C'est pourquoi je vois les commandements moins comme une fin que comme une pédagogie qui nous conduit vers cette ressemblance.
St Paul disait : « Jusqu'à ce que nous parvenions... à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Éphésiens 4,13).
C'est de notre nature pécheresse que nous partons tous pour nous diriger vers cet objectif ambitieux, que Saint Paul a pour nous (merci, je n'avais jamais prêté attention à ce verset) .
Il me semble que pour nous conformer à ce projet, identifier nos péchés, qui sont autant de freins, serait un bon début. Ce serait en tout cas un chemin possible vers un renouvellement. Voyez comment le bon larron commence par reconnaître ses péchés, qui est introduit au Paradis.
C'est vrai que la pécheresse qui répand le parfum sur le pieds de Jésus n'a pas de propos pour reconnaître ses péchés. Peut-être cependant le geste d'amour qu'elle réalise comporte t il cette reconnaissance. Et elle est pardonnée..
Dieu, Jésus, le père du fils prodigue, etc.. ont ceci qui me semble commun en eux qu'ils exercent une force d'attraction vers le haut.
Le pécheur, quant à lui, se contenterait de se laisser aspirer par cette traction, mais il me semble qu'il doit quand même être un minimum actif, se mobiliser pour se défaire de ses lourdeurs.
Ce n'est pas Dieu qui le fait à sa place.
De sorte que, moi aussi, tout comme vous,
peter a écrit : ↑ven. 24 juil. 2026, 16:58
je vois les commandements moins comme une fin que comme une pédagogie qui nous conduit vers cette ressemblance.
Mais, je dis tout cela car je me demande si vous ne contournez pas l' étape de reconnaissance du péché.
Et en même temps est ce qu'elle ne serait pas l'objet inconscient de votre quête profonde dans la précédente citation ?
Le bon larron et la pécheresse ont en quelques sorte tout deux reconnu leur péché, (tout deux en présence des personnes qui les accablaient) Bien sûr, cela demande de renoncer à son ego, c'est difficile.. Mais est ce si douloureux en définitive ? Et est ce que cela ne les mène pas l'un comme l'autre à leur délivrance ?
[quote=peter post_id=477307 time=1784905132 user_id=20511]
[quote=Ombiace post_id=477305 time=1784899075 user_id=9364]
Bonjour peter,
J'espère ne pas être réducteur, mais est ce que votre démarche n'aboutirait pas simplement à conclure que Dieu désire pour nous ce bien qu'est la conversion ?
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Bonjour Ombiace,
Oui, je dirais que la conversion en fait partie, mais j'irais un peu plus loin.
Pour moi, Dieu ne cherche pas seulement à obtenir notre conversion, mais à nous transformer progressivement à son image.
La conversion est le premier « oui » que nous donnons à Dieu. Ensuite commence tout un chemin où nous apprenons librement à aimer comme Lui aime.
C'est dans cette perspective que je comprends le libre arbitre. Dieu ne cherche pas des êtres qui lui obéissent par contrainte, mais des enfants qui choisissent librement le bien et qui grandissent jusqu'à lui ressembler.
C'est pourquoi je vois les commandements moins comme une fin que comme une pédagogie qui nous conduit vers cette ressemblance.
St Paul disait : « Jusqu'à ce que nous parvenions... à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Éphésiens 4,13).
[/quote]C'est de notre nature pécheresse que nous partons tous pour nous diriger vers cet objectif ambitieux, que Saint Paul a pour nous (merci, je n'avais jamais prêté attention à ce verset) .
Il me semble que pour nous conformer à ce projet, identifier nos péchés, qui sont autant de freins, serait un bon début. Ce serait en tout cas un chemin possible vers un renouvellement. Voyez comment le bon larron commence par reconnaître ses péchés, qui est introduit au Paradis.
C'est vrai que la pécheresse qui répand le parfum sur le pieds de Jésus n'a pas de propos pour reconnaître ses péchés. Peut-être cependant le geste d'amour qu'elle réalise comporte t il cette reconnaissance. Et elle est pardonnée..
Dieu, Jésus, le père du fils prodigue, etc.. ont ceci qui me semble commun en eux qu'ils exercent une force d'attraction vers le haut.
Le pécheur, quant à lui, se contenterait de se laisser aspirer par cette traction, mais il me semble qu'il doit quand même être un minimum actif, se mobiliser pour se défaire de ses lourdeurs.
Ce n'est pas Dieu qui le fait à sa place.
De sorte que, moi aussi, tout comme vous,[quote=peter post_id=477307 time=1784905132 user_id=20511]
je vois les commandements moins comme une fin que comme une pédagogie qui nous conduit vers cette ressemblance.
[/quote] Mais, je dis tout cela car je me demande si vous ne contournez pas l' étape de reconnaissance du péché.
Et en même temps est ce qu'elle ne serait pas l'objet inconscient de votre quête profonde dans la précédente citation ?
Le bon larron et la pécheresse ont en quelques sorte tout deux reconnu leur péché, (tout deux en présence des personnes qui les accablaient) Bien sûr, cela demande de renoncer à son ego, c'est difficile.. Mais est ce si douloureux en définitive ? Et est ce que cela ne les mène pas l'un comme l'autre à leur délivrance ?