par Xavi » sam. 19 sept. 2026, 11:09
Bonjour Trinité,
Je partage votre questionnement sur l’immortalité avant le péché originel, mais je ne comprends pas votre pensée d’une incompatibilité avec les pré-humains mortels, car le corps d’Adam et Ève était tout aussi mortel que celui des pré-humains et de tous les autres vivants de la nature physique.
Selon le Catéchisme, « Bien que l’homme possédât une nature mortelle, Dieu le destinait à ne pas mourir. » (CEC, 1008) et « Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni mourir (cf. Gn 2, 17 ; 3, 19), ni souffrir (cf. Gn 3, 16). » (CEC, 376)
Les pré-humains, comme tous les autres êtres naturels à l’exception d’Adam et Ève et de leurs descendants, n’avaient, par contre, qu’une vie précaire qui cesse lors de la mort physique.
Le Créateur a créé un être nouveau avec un corps de la nature mortelle qui pouvait provenir de pré-humains, mais c’est bien un être « nouveau » et différent qu’il a créé en Adam et Ève, une âme spirituelle qui, même si elle forme avec le corps humain une unique nature indivisible (CEC, 365), ne « périt pas lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale » (CEC, 366).
À cet égard, le fait que cette âme spirituelle nouvelle, créée à l’image de Dieu, soit immortelle ou non est sans lien avec la nature précaire mortelle de leur corps issu de pré-humains mortels. Il n'y a pas d'incompatibilité du seul fait du corps dans la nature mortelle parce que les humains sont une création nouvelle avec une nature spécifique créée par Dieu. La mort du corps ne tue pas l’âme spirituelle humaine qui n’existe pas chez un pré-humain avant la création de l’humain à l’image de Dieu.
On peut observer que lorsque Dieu façonne les animaux puis l’humain, le récit biblique en hébreu utilise le même verbe « Yatsar », mais que, pour les animaux ce verbe est composé de trois lettres [Yod (י) + Tzadé (צ) + Resh (ר)] (Gn 2, 19) avec une seule lettre Yod (une des deux lettres principales pour désigner Dieu en hébreu), alors que, pour l’humain, ce même verbe est écrit [Yod (י) + Yod (י) + Tzadé (צ) + Resh (ר)] (Gn 2, 7) avec une deuxième lettre Yod insérée dans le verbe « Yatsar » ce qui semble signifier et confirmer que l’humain à l’image de Dieu a, outre la vie biologique qu’il partage avec les animaux et tout pré-humain, une vie d’origine divine spécifique.
Après le péché originel, le Créateur préserva l’immortalité d’Adam et Ève à laquelle ils étaient destinés malgré la nature mortelle de leur corps, en les revêtant de « vêtements de peau » (Gn 3, 21) tout en déclarant cependant « ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ! » (Gn 3, 22).
En effet, une survie éternelle séparée de Dieu n’est qu’un enfer de tourments que Dieu n’a jamais cessé de vouloir éviter à l’humain.
Bonjour Trinité,
Je partage votre questionnement sur l’immortalité avant le péché originel, mais je ne comprends pas votre pensée d’une incompatibilité avec les pré-humains mortels, car le corps d’Adam et Ève était tout aussi mortel que celui des pré-humains et de tous les autres vivants de la nature physique.
Selon le Catéchisme, « [i]Bien que l’homme possédât une nature mortelle, Dieu le destinait à ne pas mourir.[/i] » (CEC, 1008) et « [i]Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni mourir (cf. Gn 2, 17 ; 3, 19), ni souffrir (cf. Gn 3, 16).[/i] » (CEC, 376)
Les pré-humains, comme tous les autres êtres naturels à l’exception d’Adam et Ève et de leurs descendants, n’avaient, par contre, qu’une vie précaire qui cesse lors de la mort physique.
Le Créateur a créé un être nouveau avec un corps de la nature mortelle qui pouvait provenir de pré-humains, mais c’est bien un être « [i]nouveau[/i] » et différent qu’il a créé en Adam et Ève, une âme spirituelle qui, même si elle forme avec le corps humain une unique nature indivisible (CEC, 365), ne « [i]périt pas lors de sa séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale[/i] » (CEC, 366).
À cet égard, le fait que cette âme spirituelle nouvelle, créée à l’image de Dieu, soit immortelle ou non est sans lien avec la nature précaire mortelle de leur corps issu de pré-humains mortels. Il n'y a pas d'incompatibilité du seul fait du corps dans la nature mortelle parce que les humains sont une création nouvelle avec une nature spécifique créée par Dieu. La mort du corps ne tue pas l’âme spirituelle humaine qui n’existe pas chez un pré-humain avant la création de l’humain à l’image de Dieu.
On peut observer que lorsque Dieu façonne les animaux puis l’humain, le récit biblique en hébreu utilise le même verbe « [i]Yatsar[/i] », mais que, pour les animaux ce verbe est composé de trois lettres [Yod [b](י)[/b] + Tzadé [b](צ)[/b] + Resh [b](ר)[/b]] (Gn 2, 19) avec une seule lettre Yod (une des deux lettres principales pour désigner Dieu en hébreu), alors que, pour l’humain, ce même verbe est écrit [Yod[b] (י)[/b] + Yod[b] (י)[/b] + Tzadé [b](צ)[/b] + Resh[b] (ר)[/b]] (Gn 2, 7) avec une deuxième lettre Yod insérée dans le verbe « [i]Yatsar [/i]» ce qui semble signifier et confirmer que l’humain à l’image de Dieu a, outre la vie biologique qu’il partage avec les animaux et tout pré-humain, une vie d’origine divine spécifique.
Après le péché originel, le Créateur préserva l’immortalité d’Adam et Ève à laquelle ils étaient destinés malgré la nature mortelle de leur corps, en les revêtant de « [i]vêtements de peau [/i]» (Gn 3, 21) tout en déclarant cependant « [i]ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement ![/i] » (Gn 3, 22).
En effet, une survie éternelle séparée de Dieu n’est qu’un enfer de tourments que Dieu n’a jamais cessé de vouloir éviter à l’humain.