par mikesss » Hier, 9:35
Bonjour Perlum Pimpum
Je vais répondre rapidement, car quoi que vous me fassiez encore une fois un procès d'intention sur ce sujet, je réitère ce que j'ai dit plus haut, à savoir que je n'ai plus le temps de faire des réponses longues. je vais donc rester sur les grands principes.
Pour répondre à votre point n°1, 2 et 4, vous confondez deux choses: le délit et le péché. en droit canonique, un délit est un délit justement parce que c'est un péché. Donc le schisme est un délit avant tout parce que c'est un péché: s'il n'y a pas de péché de schisme, il n'y a pas de délit de schisme, quoi qu'en dise Rome. et ne vous en déplaise, ce n'est pas à Rome de décider s'il y a péché ou non, ça s'impose à elle. Le but d'un jugement est de définir s'il y a justement péché, mais encore une fois, l'homme n'étant pas infaillible, il peut se tromper dans son jugement.
Pour qu'il y ait un péché , il faut qu'il y ait un matière (l'acte) et une forme (l'intention). dans le cas du schisme, il faut donc bien qu'il y ait l'intention de refuser de se soumettre à l'autorité du pape. Et comme dans le cas de la FSSPX, ils nient avoir cette intention, n'étant pas Dieu, je ne peux pas dire le contraire, ne sondant pas les cœurs; donc je pars du principe qu'il n'y a pas de schisme, puisqu'ils n'ont pas l'intention de se séparer, de refuser de se soumettre. Et s'il n'y a pas de péché de schisme, il ne peut y avoir de délit de schisme.
Maintenant, une fois qu'on a dit ça, deux choses:
- la première, c'est que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de péché de schisme qu'il n'y a pas une autre faute (manquement à la prudence, désobéissance...) ce n'est pas incompatible.
- la deuxième, et c'est là ma "surprise" dans cette affaire, c'est que vous dites, en citant le droit canon, que l'acte extérieur étant posé, la culpabilité est supposée; mais en l'occurrence, cette culpabilité s'applique aux sacres, pas au schisme. Et je trouve que le Vatican est allé un peu vite en besogne en les condamnant pour schisme, en amalgamant les sacres et le schisme.
Je sais, au vu de votre n°3 que vous ne les croyez pas sincère dans leur intention et leur propos, mais, cela vous regarde.
Concernant votre n°7 et 8, il faut u peu d'honnêteté intellectuelle: non, le pape ne peut pas donner la licéité des confessions et mariages religieux de schismatiques excommuniés, même s'il le voulait. Il peut effectivement reconnaitre leur validité (comme ça a été le cas avec les orthodoxes), mais pour qu'ils soient licites, il faut avoir la juridiction (et donc si on suit votre propos, il faut que le pape donne une juridiction a des excommuniés schismatiques) et il faudrait donc (ça c'est de la logique pure) que les schismatique reconnaissent au pape l'autorité de leur donner juridiction (mais dans ce cas, ils ne seraient plus schismatiques).
De plus, je réitère mes propos "délirants": oui, je maintiens, les papes de Jean Paul II a Leon XIV ne considéraient pas la FSSPX comme schismatique, et ce depuis environ les années 2000. Par exemple, en 2005, voilà ce que disait le cardinal Castrillón Hoyos (préfet de la commission Ecclesia Dei) à propos de la FSSPX (et c'était avant la levée des excommunications par Benoit XVI).
Nous ne sommes pas confrontés à une hérésie. Si l’on emploie des termes corrects, exacts, précis, on ne peut pas parler de schisme. Il y a une attitude schismatique dans le fait de consacrer des évêques sans mandat pontifical. Mais les lefebvristes sont dans l’Église. Seulement il manque une communion pleine et plus parfaite, une plus pleine communion, comme il a été dit lors de la rencontre avec Mgr Fellay, parce qu’il y a communion
Ou encore Benoit XVI en 2009 qui disait que les sacres de 1988 avaient représenté un danger de schisme et non un schisme. Et que dire dans ce cas du pape Leon XIV qui au mois de juin, juste avant les sacres, demandait à l'abbé Pagliarani de ne pas procéder aux sacres pour ne pas "déchirer la Tunique sans coutures du Christ" (en d'autre termes, faire un schisme), ce qui n'aurait aucun sens si le schisme était là depuis 40 ans.
Bref, malgré le motu proprio Ecclesia Dei, non, les papes ne considéraient pas la FSSPX comme schismatique depuis environ les années 2000 au moins.
Pour le point n°11, c'est bien là qu'on voit le cynisme de la situation: maintenant, à chacun de juger qui est schismatique et qui ne l'est pas. je vous rassure, je reconnais totalement l'autorité du Pape Léon XIV ainsi que celle de ses prédécesseurs, mais ça ne veut aucunement dire que je prend tout ce qu'ils disent pour argent comptant. Mais je trouve ça éclairant de voir a quel point, sans connaitre la situation d'une personne, sans s'être assuré de savoir réellement ce qu'elle pense, sans même connaitre en fin de compte l'identité de cette personne, on pose des jugements téméraires sur des individus en se basant uniquement sur une note explicative, quand bien même elle vient du DDF.
Sur le n° 12, il faut réviser ses cours de morale. En soi, un acte peut être bon, neutre ou mauvais. Un acte bon ou un acte neutre en soi peuvent devenir mauvais en fonction des circonstance, jusque là, ok. mais dans ce cas là, l'acte devient certes mauvais, mais pas intrinsèquement mauvais, puisque intrinsèquement signifie en soi, indépendamment des circonstances. Donc je vous accorde que des sacres contre l'avis du pape est un acte mauvais dans l'absolu, mais pas qu'il est intrinsèquement mauvais. Ce qui, d'ailleurs, fait tomber l'argumentaire de votre n°13: l'acte n'est pas
intrinsequement mauvais.
Bonne journée.
Bonjour Perlum Pimpum
Je vais répondre rapidement, car quoi que vous me fassiez encore une fois un procès d'intention sur ce sujet, je réitère ce que j'ai dit plus haut, à savoir que je n'ai plus le temps de faire des réponses longues. je vais donc rester sur les grands principes.
Pour répondre à votre point n°1, 2 et 4, vous confondez deux choses: le délit et le péché. en droit canonique, un délit est un délit justement parce que c'est un péché. Donc le schisme est un délit avant tout parce que c'est un péché: s'il n'y a pas de péché de schisme, il n'y a pas de délit de schisme, quoi qu'en dise Rome. et ne vous en déplaise, ce n'est pas à Rome de décider s'il y a péché ou non, ça s'impose à elle. Le but d'un jugement est de définir s'il y a justement péché, mais encore une fois, l'homme n'étant pas infaillible, il peut se tromper dans son jugement.
Pour qu'il y ait un péché , il faut qu'il y ait un matière (l'acte) et une forme (l'intention). dans le cas du schisme, il faut donc bien qu'il y ait l'intention de refuser de se soumettre à l'autorité du pape. Et comme dans le cas de la FSSPX, ils nient avoir cette intention, n'étant pas Dieu, je ne peux pas dire le contraire, ne sondant pas les cœurs; donc je pars du principe qu'il n'y a pas de schisme, puisqu'ils n'ont pas l'intention de se séparer, de refuser de se soumettre. Et s'il n'y a pas de péché de schisme, il ne peut y avoir de délit de schisme.
Maintenant, une fois qu'on a dit ça, deux choses:
- la première, c'est que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de péché de schisme qu'il n'y a pas une autre faute (manquement à la prudence, désobéissance...) ce n'est pas incompatible.
- la deuxième, et c'est là ma "surprise" dans cette affaire, c'est que vous dites, en citant le droit canon, que l'acte extérieur étant posé, la culpabilité est supposée; mais en l'occurrence, cette culpabilité s'applique aux sacres, pas au schisme. Et je trouve que le Vatican est allé un peu vite en besogne en les condamnant pour schisme, en amalgamant les sacres et le schisme.
Je sais, au vu de votre n°3 que vous ne les croyez pas sincère dans leur intention et leur propos, mais, cela vous regarde.
Concernant votre n°7 et 8, il faut u peu d'honnêteté intellectuelle: non, le pape ne peut pas donner la licéité des confessions et mariages religieux de schismatiques excommuniés, même s'il le voulait. Il peut effectivement reconnaitre leur validité (comme ça a été le cas avec les orthodoxes), mais pour qu'ils soient licites, il faut avoir la juridiction (et donc si on suit votre propos, il faut que le pape donne une juridiction a des excommuniés schismatiques) et il faudrait donc (ça c'est de la logique pure) que les schismatique reconnaissent au pape l'autorité de leur donner juridiction (mais dans ce cas, ils ne seraient plus schismatiques).
De plus, je réitère mes propos "délirants": oui, je maintiens, les papes de Jean Paul II a Leon XIV ne considéraient pas la FSSPX comme schismatique, et ce depuis environ les années 2000. Par exemple, en 2005, voilà ce que disait le cardinal Castrillón Hoyos (préfet de la commission Ecclesia Dei) à propos de la FSSPX (et c'était avant la levée des excommunications par Benoit XVI).
[quote]Nous ne sommes pas confrontés à une hérésie. Si l’on emploie des termes corrects, exacts, précis, on ne peut pas parler de schisme. Il y a une attitude schismatique dans le fait de consacrer des évêques sans mandat pontifical. Mais les lefebvristes sont dans l’Église. Seulement il manque une communion pleine et plus parfaite, une plus pleine communion, comme il a été dit lors de la rencontre avec Mgr Fellay, parce qu’il y a communion[/quote]
Ou encore Benoit XVI en 2009 qui disait que les sacres de 1988 avaient représenté un danger de schisme et non un schisme. Et que dire dans ce cas du pape Leon XIV qui au mois de juin, juste avant les sacres, demandait à l'abbé Pagliarani de ne pas procéder aux sacres pour ne pas "déchirer la Tunique sans coutures du Christ" (en d'autre termes, faire un schisme), ce qui n'aurait aucun sens si le schisme était là depuis 40 ans.
Bref, malgré le motu proprio Ecclesia Dei, non, les papes ne considéraient pas la FSSPX comme schismatique depuis environ les années 2000 au moins.
Pour le point n°11, c'est bien là qu'on voit le cynisme de la situation: maintenant, à chacun de juger qui est schismatique et qui ne l'est pas. je vous rassure, je reconnais totalement l'autorité du Pape Léon XIV ainsi que celle de ses prédécesseurs, mais ça ne veut aucunement dire que je prend tout ce qu'ils disent pour argent comptant. Mais je trouve ça éclairant de voir a quel point, sans connaitre la situation d'une personne, sans s'être assuré de savoir réellement ce qu'elle pense, sans même connaitre en fin de compte l'identité de cette personne, on pose des jugements téméraires sur des individus en se basant uniquement sur une note explicative, quand bien même elle vient du DDF.
Sur le n° 12, il faut réviser ses cours de morale. En soi, un acte peut être bon, neutre ou mauvais. Un acte bon ou un acte neutre en soi peuvent devenir mauvais en fonction des circonstance, jusque là, ok. mais dans ce cas là, l'acte devient certes mauvais, mais pas intrinsèquement mauvais, puisque intrinsèquement signifie en soi, indépendamment des circonstances. Donc je vous accorde que des sacres contre l'avis du pape est un acte mauvais dans l'absolu, mais pas qu'il est intrinsèquement mauvais. Ce qui, d'ailleurs, fait tomber l'argumentaire de votre n°13: l'acte n'est pas [b]intrinsequement [/b]mauvais.
Bonne journée.