par Boisvert » ven. 27 juin 2008, 19:06
Je me prépare à vivre une nouvelle soirée solitaire dans la grande maison vide... Vide ? Tout en apparence. Il suffit que je me dise: "Sous ton regard, Seigneur, me voici", et je ne vais pas me plaindre, je ne vais pas me ruer sur le téléphone, ou sur la télé, ou sur la nourriture - ou, encore, sur l'ordinateur. Je songe plutôt à la visite de la femme de ménage demain et l'idéal serait de lui "préparer le terrain" en rangeant tout ce qui peut l'être. Aussi longtemps qu'il fait clair, je peux aussi continuer de tailler une haie dans le jardin. Et en accomplissant, à un rythme ralenti, toutes ces choses, je voudrais prier aux intentions des enfants d'un couple que je croise chaque soir en rentrant chez moi. Elle et lui à la table d'un bistrot, bières à la main depuis le midi, leurs deux enfants à l'extérieur, maigres, oh, comme ils sont chétifs, oh cette trace de l'alcool dans la constitution de ces deux petits malheureux ! Hier soir, en passant, j'ai eu le coeur serré rien qu'en les saluant discrètement... Je prierai donc pour eux en songeant qu'ils ne parviendront à l'âge adulte qu'avec une lourde hérédité à porter... Or, combien d'enfants dans leur cas parmi les "oubliés" de la société !
Sur le site "L'Evangile au Quotidien", ce matin, j'ai lu ce commentaire de Mère Térésa, qui rencontre tout à fait mon état d'esprit de ce soir:
De nos jours, la plus terrible maladie en Occident n'est pas la tuberculose ou la lèpre, c'est de se sentir indésirable, pas aimé et abandonné. Nous savons soigner les maladies du corps par la médecine, mais le seul remède à la solitude, au désarroi et au désespoir, c'est l'amour. Beaucoup de gens meurent dans le monde faute d'un morceau de pain, mais il en meurt bien davantage faute d'un peu d'amour. La pauvreté en Occident est une autre sorte de pauvreté ; ce n'est pas seulement une pauvreté de solitude, mais aussi de spiritualité. Il existe une faim d'amour comme il existe une faim de Dieu.
Je ne manque pas d'amour, car j'en reçois constamment de Dieu, moi je n'ai que la pauvreté de la solitude, mais cette pauvreté-là, l'amour de Dieu la sublime et m'en donne l'usage.
Bonne soirée à tous et à toutes !
Boisvert
Je me prépare à vivre une nouvelle soirée solitaire dans la grande maison vide... Vide ? Tout en apparence. Il suffit que je me dise: "Sous ton regard, Seigneur, me voici", et je ne vais pas me plaindre, je ne vais pas me ruer sur le téléphone, ou sur la télé, ou sur la nourriture - ou, encore, sur l'ordinateur. Je songe plutôt à la visite de la femme de ménage demain et l'idéal serait de lui "préparer le terrain" en rangeant tout ce qui peut l'être. Aussi longtemps qu'il fait clair, je peux aussi continuer de tailler une haie dans le jardin. Et en accomplissant, à un rythme ralenti, toutes ces choses, je voudrais prier aux intentions des enfants d'un couple que je croise chaque soir en rentrant chez moi. Elle et lui à la table d'un bistrot, bières à la main depuis le midi, leurs deux enfants à l'extérieur, maigres, oh, comme ils sont chétifs, oh cette trace de l'alcool dans la constitution de ces deux petits malheureux ! Hier soir, en passant, j'ai eu le coeur serré rien qu'en les saluant discrètement... Je prierai donc pour eux en songeant qu'ils ne parviendront à l'âge adulte qu'avec une lourde hérédité à porter... Or, combien d'enfants dans leur cas parmi les "oubliés" de la société !
Sur le site "L'Evangile au Quotidien", ce matin, j'ai lu ce commentaire de Mère Térésa, qui rencontre tout à fait mon état d'esprit de ce soir:
De nos jours, la plus terrible maladie en Occident n'est pas la tuberculose ou la lèpre, c'est de se sentir indésirable, pas aimé et abandonné. Nous savons soigner les maladies du corps par la médecine, mais le seul remède à la solitude, au désarroi et au désespoir, c'est l'amour. Beaucoup de gens meurent dans le monde faute d'un morceau de pain, mais il en meurt bien davantage faute d'un peu d'amour. La pauvreté en Occident est une autre sorte de pauvreté ; ce n'est pas seulement une pauvreté de solitude, mais aussi de spiritualité. Il existe une faim d'amour comme il existe une faim de Dieu.
Je ne manque pas d'amour, car j'en reçois constamment de Dieu, moi je n'ai que la pauvreté de la solitude, mais cette pauvreté-là, l'amour de Dieu la sublime et m'en donne l'usage.
Bonne soirée à tous et à toutes !
Boisvert