par Sapin » mer. 16 juil. 2008, 19:34
Mais omettre le «filioque» n'est pas nécessairement une bonne chose, car elle vient, en quelque sorte, nier la manière de concevoir le rapport entre les missions divines et les processions, entre ce que Dieu réalise en faveur de l'homme et qu'il est en lui-même. En affirmant que l'Esprit ne procède que du Père seul, on nie que le Fils intervienne de quelque façon que ce soit dans la «procession» de l'Esprit. Or il est évident que , dans le NT, l'Esprit est envoyé certes, à partir du Père, mais non sans qu'intervienne aussi, dans cet envoi, le Fils. Il y a donc un lien intrinsèque entre l'économie et les processions et il faut admettre que le Fils intervient aussi dans la procession de l'Esprit. D'ailleurs, où trouve-t-on dans le NT un texte où on affirme une procession éternelle du Fils à partir du Père sans référence à une économie? Cette question fut posée lors d'un colloque théologique dans les années '50, et les théologiens orthodoxes ne purent donner une réponse.
En plus la théologie orthodoxe est divisée sur ce sujet, mais la théologie catholique a toujours fait l'unanimité. La querelle est beaucoup plus d'ordre politique et un problème d'autorité que théologique. Le concile de Constantinople recevra des compléments à cette question à partir de conciles œcuméniques reconnu seulement de l'Occident, donc après le schisme de 1054, voilà tout le problème. Si ce schisme n'avait pas existé, nous n'aurions jamais entendu parlé de cette polémique du «Filioque». En plus l'expression Filioque est clairement exprimée chez les Pères grecs, entre autre chez Grégoire de Nazianze au IVe siècles et chez les Pères latins dont Hiliaire de Poitiers.
Sources: Concile du Latran, 1215
Concile de Lyon, 1274
Concile de Florence, 1439
Dz 1300: Tamquam ab uno principio.
René Laurentin: L'Esprit-Saint, FUSL, 1978.
Mais omettre le «filioque» n'est pas nécessairement une bonne chose, car elle vient, en quelque sorte, nier la manière de concevoir le rapport entre les missions divines et les processions, entre ce que Dieu réalise en faveur de l'homme et qu'il est en lui-même. En affirmant que l'Esprit ne procède que du Père seul, on nie que le Fils intervienne de quelque façon que ce soit dans la «procession» de l'Esprit. Or il est évident que , dans le NT, l'Esprit est envoyé certes, à partir du Père, mais non sans qu'intervienne aussi, dans cet envoi, le Fils. Il y a donc un lien intrinsèque entre l'économie et les processions et il faut admettre que le Fils intervient aussi dans la procession de l'Esprit. D'ailleurs, où trouve-t-on dans le NT un texte où on affirme une procession éternelle du Fils à partir du Père sans référence à une économie? Cette question fut posée lors d'un colloque théologique dans les années '50, et les théologiens orthodoxes ne purent donner une réponse.
En plus la théologie orthodoxe est divisée sur ce sujet, mais la théologie catholique a toujours fait l'unanimité. La querelle est beaucoup plus d'ordre politique et un problème d'autorité que théologique. Le concile de Constantinople recevra des compléments à cette question à partir de conciles œcuméniques reconnu seulement de l'Occident, donc après le schisme de 1054, voilà tout le problème. Si ce schisme n'avait pas existé, nous n'aurions jamais entendu parlé de cette polémique du «Filioque». En plus l'expression Filioque est clairement exprimée chez les Pères grecs, entre autre chez Grégoire de Nazianze au IVe siècles et chez les Pères latins dont Hiliaire de Poitiers.
Sources: Concile du Latran, 1215
Concile de Lyon, 1274
Concile de Florence, 1439
Dz 1300: Tamquam ab uno principio.
René Laurentin: L'Esprit-Saint, FUSL, 1978.