par Olivier JC » mer. 20 août 2008, 13:30
Bonjour,
Raisonnons par l'absurde : si la validité de la consécration dépend de l'intention subjective du prêtre, cela signifie que l'absence de cette intention subjective chez ce prêtre est un péché. Et donc que la validité de la consécration dépend de la sainteté du prêtre, ce qui n'est pas le cas.
L'intention de consacrer découle de l'utilisation du rite. Certes, il est bien préférable que le prêtre en ait également l'intention subjective, tout comme il vaut mieux une messe célébrée par un saint prêtre.
Mais, si vous voulez, ce n'est pas l'intention du prêtre en tant qu'il s'agit de Monsieur Trucmuche, mais l'intention du prêtre en tant qu'il est sacrement du Christ-Tête au sein de l'Eglise. Ce n'est pas son intention subjective qui conditionne la validité de la consécration, mais son intention objective, laquelle se manifeste par l'utilisation du rite prescrit par l'Eglise, plus précisément par la prononciation des paroles de consécration.
Un sacrement est un acte ecclésial, que le prêtre ne pose pas en son personnel (ce n'est pas un magicien ou un sorcier qui doit prononcer une formule magique en ayant l'intention de voir son sortilège se concrétiser). Il le pose en tant qu'il est, par le caractère objectif du sacrement de l'ordre, sacrement du Christ-Tête, et de ce fait instrument entre les mains du Seigneur.
Pour résumer, c'est en un sens très formel, comme truc. La consécration est valide à trois conditions :
1) Utilisation de pain et de vin dans la forme requise par l'Eglise ;
2) Utilisation des paroles que l'Eglise considère comme étant la forme du sacrement ;
3) Par un homme ayant validement été ordonné prêtre.
Les points 1) et 2) constituent l'intention objective de consacrer attendue du prêtre, puisque que c'est par ces deux éléments que l'Eglise manifeste son intention de consacrer.
Si vous avez ces trois éléments, vous avez la consécration. S'il en manque un seul des trois, vous venez de manger un morceau de pain.
La puissance de Dieu repose dans des vases d'argiles. Mais elle ne devient pas cruche pour autant...
PS : Pour ce qui est des sources, je me rappelle avoir lu un truc de ce genre chez Léon XIII, mais je serais bien incapable de vous retrouver la référence.
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Bonjour,
Raisonnons par l'absurde : si la validité de la consécration dépend de l'intention subjective du prêtre, cela signifie que l'absence de cette intention subjective chez ce prêtre est un péché. Et donc que la validité de la consécration dépend de la sainteté du prêtre, ce qui n'est pas le cas.
L'intention de consacrer découle de l'utilisation du rite. Certes, il est bien préférable que le prêtre en ait également l'intention subjective, tout comme il vaut mieux une messe célébrée par un saint prêtre.
Mais, si vous voulez, ce n'est pas l'intention du prêtre en tant qu'il s'agit de Monsieur Trucmuche, mais l'intention du prêtre en tant qu'il est sacrement du Christ-Tête au sein de l'Eglise. Ce n'est pas son intention subjective qui conditionne la validité de la consécration, mais son intention objective, laquelle se manifeste par l'utilisation du rite prescrit par l'Eglise, plus précisément par la prononciation des paroles de consécration.
Un sacrement est un acte ecclésial, que le prêtre ne pose pas en son personnel (ce n'est pas un magicien ou un sorcier qui doit prononcer une formule magique en ayant l'intention de voir son sortilège se concrétiser). Il le pose en tant qu'il est, par le caractère objectif du sacrement de l'ordre, sacrement du Christ-Tête, et de ce fait instrument entre les mains du Seigneur.
Pour résumer, c'est en un sens très formel, comme truc. La consécration est valide à trois conditions :
1) Utilisation de pain et de vin dans la forme requise par l'Eglise ;
2) Utilisation des paroles que l'Eglise considère comme étant la forme du sacrement ;
3) Par un homme ayant validement été ordonné prêtre.
Les points 1) et 2) constituent l'intention objective de consacrer attendue du prêtre, puisque que c'est par ces deux éléments que l'Eglise manifeste son intention de consacrer.
Si vous avez ces trois éléments, vous avez la consécration. S'il en manque un seul des trois, vous venez de manger un morceau de pain.
La puissance de Dieu repose dans des vases d'argiles. Mais elle ne devient pas cruche pour autant...
[i]PS : Pour ce qui est des sources, je me rappelle avoir lu un truc de ce genre chez Léon XIII, mais je serais bien incapable de vous retrouver la référence.[/i]
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