par prodigal » dim. 03 nov. 2013, 11:05
C'est justement la période du concile de Constance!
Pour en revenir à l'infaillibilité pontificale, vous semblez ne pas vraiment la distinguer de l'autorité. Un concile a de l'autorité, c'est évident, de même qu'une assemblée d'experts ou tout simplement une personne de confiance. Mais cette autorité n'est toujours que relative, tributaire de la confiance qu'on lui accorde, celle-ci variant évidemment selon les individus. Donc, s'il est légitime a priori de se soumettre à plus savant que soi sans discuter, ce n'est toutefois pas une méthode infaillible pour avoir raison.
Partant de là, deux possibilités : soit tout est toujours discutable (je précise qu'à titre personnel cette éventualité ne m'offusque pas, bien au contraire, mais ce n'est pas mon opinion qui est l'objet de vos questions, mais le dogme de l'infaillibilité pontificale), soit quelque chose ou quelqu'un est institué pour prononcer en dernier ressort.
Telle est la signification du dogme de l'infaillibilité pontificale du point de vue de la raison : la fonction de trancher en matière de doctrine et de moeurs revient au pape et à nul autre (pas même à un concile oecuménique distingué du pape, quand bien même l'autorité d'un concile soit extrême). Rome a parlé, la cause est entendue. Ceci n'ayant rien à voir, évidemment, avec les qualités personnelles du souverain pontife, qui ne saurait être impeccable.
Du point de vue de la foi, le dogme de l'infaillibilité pontificale exprime aussi autre chose, à savoir la promesse que Dieu a faite de ne pas abandonner son Eglise. Or, comme vous le suggérez, celle-ci est divisée, pécheresse, voire renégate, si vous considérez ses membres, même les plus éminents. La vérité de la promesse, c'est que l'Eglise durera jusqu'à la fin des temps par la succession apostolique. Le pape est le symbole vivant de cette fidélité.
C'est justement la période du concile de Constance!
Pour en revenir à l'infaillibilité pontificale, vous semblez ne pas vraiment la distinguer de l'autorité. Un concile a de l'autorité, c'est évident, de même qu'une assemblée d'experts ou tout simplement une personne de confiance. Mais cette autorité n'est toujours que relative, tributaire de la confiance qu'on lui accorde, celle-ci variant évidemment selon les individus. Donc, s'il est légitime a priori de se soumettre à plus savant que soi sans discuter, ce n'est toutefois pas une méthode [i]infaillible[/i] pour avoir raison.
Partant de là, deux possibilités : soit tout est toujours discutable (je précise qu'à titre personnel cette éventualité ne m'offusque pas, bien au contraire, mais ce n'est pas mon opinion qui est l'objet de vos questions, mais le dogme de l'infaillibilité pontificale), soit quelque chose ou quelqu'un est institué pour prononcer en dernier ressort.
Telle est la signification du dogme de l'infaillibilité pontificale du point de vue de la raison : la fonction de [b]trancher[/b] en matière de doctrine et de moeurs revient au pape et à nul autre (pas même à un concile oecuménique distingué du pape, quand bien même l'autorité d'un concile soit extrême). Rome a parlé, la cause est entendue. Ceci n'ayant rien à voir, évidemment, avec les qualités personnelles du souverain pontife, qui ne saurait être impeccable.
Du point de vue de la foi, le dogme de l'infaillibilité pontificale exprime aussi autre chose, à savoir la promesse que Dieu a faite de ne pas abandonner son Eglise. Or, comme vous le suggérez, celle-ci est divisée, pécheresse, voire renégate, si vous considérez ses membres, même les plus éminents. La vérité de la promesse, c'est que l'Eglise durera jusqu'à la fin des temps par la succession apostolique. Le pape est le symbole vivant de cette fidélité.