par coloquinte » lun. 07 janv. 2008, 22:32
Bonsoir à tous les intervenants de ce forum.
Je me permets d'intervenir car ce sujet m'a interpellée.
Christophe, vous dites:
Il me semble que les familles occidentales sont largement déchristianisées et très marquées par la culture de mort anti-familiale : divorce, contraception, avortement, union libre... En fait, la culture occidentale moderne et apostate, marquée par l'individualisme, l'hédonisme, le matérialisme me semble stérile
Il me semble voir là des réminiscences d'Anatrella (dites-moi si je me trompe), fine analyse à la fois corroborée et détrompée par le réel...cela dit, j'en partage intellectuellement les grandes lignes (même si l'expérience de la vie réelle clâme le contraire parfois!)
Cependant, lorsque vous dites:
Les familles arabo-musulmanes de France ne sont pas - ou peu - assimilées : en particulier, elles n'ont pas assimilées cette culture de mort de l'Occident contemporain et s'en démarquent par un taux de fécondité important.
je ne sais qu'en penser.J'ai l'impression que les deux thèmes ne se chevauchent pas ou très peu, parce que j'ai plus souvent vu des gens subissant leur propre vie avec résignation, sans tentatives concluantes ne seraient-ce que de la penser (ça n'est pas propre à ces familles, d'ailleurs).J'ai eu le plus souvent l'impression de personnes subissant une fécondité, et n'investissant que peu les enfants qui en résultaient (je suis professeur, je vois le résultat sur le long terme)....mais je n'ai pas de statistiques sur ces questions.
Pour moi, tout se passe comme si ces familles vivaient, non une acculturation, mais une transition démographique, simplement.Celles de mes anciennes élèves qui ont plus de vingt ans sont peu souvent mariées, tentent des études supérieures, et n'envisagent pas une vie familiale comme celle qu'elles-mêmes ont vécu.Elles ont conscience que leurs enfants vivront (ce qui n'est pas forcément le cas de leurs mères), et qu'elles devront les élever dans des logements chers et exigus, dans le cadre d'une famille nucléaire, et sans pouvoir les laisser traîner dans la rue....Il y a de quoi décourager les gens d'avoir des enfants, n'est-ce pas?Non pour des motifs religieux ou intellectuels, mais simplement de façon pragmatique, parce que le réel fait obstacle.
J'espère ne pas avoir dit des choses trop ridicules, je ne me suis fondée que sur ma propre expérience et non sur des études ou statistiques, je vous serai reconnaissante de me corriger si besoin est.
Amicalement
Bonsoir à tous les intervenants de ce forum.
Je me permets d'intervenir car ce sujet m'a interpellée.
Christophe, vous dites:
[quote]Il me semble que les familles occidentales sont largement déchristianisées et très marquées par la culture de mort anti-familiale : divorce, contraception, avortement, union libre... En fait, la culture occidentale moderne et apostate, marquée par l'individualisme, l'hédonisme, le matérialisme me semble stérile[/quote]
Il me semble voir là des réminiscences d'Anatrella (dites-moi si je me trompe), fine analyse à la fois corroborée et détrompée par le réel...cela dit, j'en partage intellectuellement les grandes lignes (même si l'expérience de la vie réelle clâme le contraire parfois!)
Cependant, lorsque vous dites:
[quote]Les familles arabo-musulmanes de France ne sont pas - ou peu - assimilées : en particulier, elles n'ont pas assimilées cette culture de mort de l'Occident contemporain et s'en démarquent par un taux de fécondité important.[/quote]
je ne sais qu'en penser.J'ai l'impression que les deux thèmes ne se chevauchent pas ou très peu, parce que j'ai plus souvent vu des gens subissant leur propre vie avec résignation, sans tentatives concluantes ne seraient-ce que de la penser (ça n'est pas propre à ces familles, d'ailleurs).J'ai eu le plus souvent l'impression de personnes subissant une fécondité, et n'investissant que peu les enfants qui en résultaient (je suis professeur, je vois le résultat sur le long terme)....mais je n'ai pas de statistiques sur ces questions.
Pour moi, tout se passe comme si ces familles vivaient, non une acculturation, mais une transition démographique, simplement.Celles de mes anciennes élèves qui ont plus de vingt ans sont peu souvent mariées, tentent des études supérieures, et n'envisagent pas une vie familiale comme celle qu'elles-mêmes ont vécu.Elles ont conscience que leurs enfants vivront (ce qui n'est pas forcément le cas de leurs mères), et qu'elles devront les élever dans des logements chers et exigus, dans le cadre d'une famille nucléaire, et sans pouvoir les laisser traîner dans la rue....Il y a de quoi décourager les gens d'avoir des enfants, n'est-ce pas?Non pour des motifs religieux ou intellectuels, mais simplement de façon pragmatique, parce que le réel fait obstacle.
J'espère ne pas avoir dit des choses trop ridicules, je ne me suis fondée que sur ma propre expérience et non sur des études ou statistiques, je vous serai reconnaissante de me corriger si besoin est.
Amicalement