par coeurderoy » dim. 18 janv. 2009, 17:40
Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein 1891-1942) :
"Vous me peinez", écrivait-elle en 1938 à une dame qui lui témoignait un profond respect,..."en marquant une trop grande différence entre nous deux. Je me sentirais "pharisien" si j'acceptais sans mot dire une telle distinction, qui n'a pas de fondement objectif.
Certes, vous n'êtes pas la première à qui nos grilles inspirent cette crainte révrentielle. Mais ces grilles ne signifient pas que tout ce qui se trouve du côté du monde soit mauvais, ni ce qui est de notre côté bon.
Nous qui savons combien de misère humaine se tient cachée sous notre Habit, nous ne pouvons tolérer l'encens des louanges. Certes notre Dieu, dont la miséricorde et la bonté passent toute conception, veut récompenser de façon surabondante notre seul désir de Lui appartenir totalement. Aussi, lorsque vous venez, vous sentez quelque chose de la paix de sa Maison, et cette paix, nous vous la donnons de grand coeur.Mais vous ne devez pas attribuer à de pauvres êtres humains ce qui reste un pur don de Dieu..."
in Edith Stein, Lebensbid einer Philosohin und Karmelitin, par Mère Thérèse Renée du Saint Esprit(Glock und Lutz, Nuremberg, 6 ème édition, 1952). Cité par Elisabeth de Miribel : Edith Stein, 1891-1942, Le Seuil 1953.
Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein 1891-1942) :
"Vous me peinez", écrivait-elle en 1938 à une dame qui lui témoignait un profond respect,..."en marquant une trop grande différence entre nous deux. Je me sentirais "pharisien" si j'acceptais sans mot dire une telle distinction, qui n'a pas de fondement objectif.
Certes, vous n'êtes pas la première à qui nos grilles inspirent cette crainte révrentielle. [b]Mais ces grilles ne signifient pas que tout ce qui se trouve du côté du monde soit mauvais, ni ce qui est de notre côté bon.[/b]
Nous qui savons combien de misère humaine se tient cachée sous notre Habit, nous ne pouvons tolérer l'encens des louanges. Certes notre Dieu, dont la miséricorde et la bonté passent toute conception, veut récompenser de façon surabondante notre seul désir de Lui appartenir totalement. Aussi, lorsque vous venez, vous sentez quelque chose de la paix de sa Maison, et cette paix, nous vous la donnons de grand coeur.Mais vous ne devez pas attribuer à de pauvres êtres humains ce qui reste un pur don de Dieu..."
in [i]Edith Stein, Lebensbid einer Philosohin und Karmelitin[/i], par Mère Thérèse Renée du Saint Esprit([i]Glock und Lutz[/i], Nuremberg, 6 ème édition, 1952). Cité par Elisabeth de Miribel : [i]Edith Stein, 1891-1942, [/i]Le Seuil 1953.