par etienne lorant » mer. 17 sept. 2008, 13:52
Dans un sens estimatif : reconnaître comme saint, traiter d’une manière sainte. Mais il y a d'autres significations possibles. On dit qu'est saint celui qui accomplit la volonté du Père. Bon, quand je suis malade, quelle est la volonté du Père que je peux accomplir ? A la manière humain, on répondra: rien, niets, nada ! Mais c'est plus subtil que cela en a l'air: un million de bonnes actions ne vont pas fondamentalement rendre un homme bon. Jésus demande l'impossible au disciples et Il leur demande comme si c'était tout à fait évident: "Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait" - et encore: "Soyez miséricordieux comme votre père céleste est miséricordieux".
Aujourd'hui, j'ai de la chance, je ne suis pas malade (demain, on verra). Cependant, depuis quinze jours, je souffre d'une solitude qui n'a cessé de s'accroître. J'ai dit au Seigneur : "Alors, comment est-ce possible ? Tout le monde m'a assuré que n'ayant plus à dos la charge de mes parents âgés, j'allais pouvoir "refaire ma vie" (cette expression-là, quelle horreur - comme si tous ce que j'avais fait avant était une erreur, un échec... sympa, les gars !). Et puis en définitive, je reste avec une maison de trois étages vides sur les épaules; j'ai la gestion des comptes de ma mère; j'ai le paiement de toutes les factures; j'ai mon travail - je gère seul un commerce dont je suis aussi le comptable; quand la rentrée est arrivée, je n'ai plus eu un seul coup de main de mes soeurs, encore moins de mes ami(e)s. Et j'ai constaté que la solitude exigeant une attention renforcée envers toutes sortes de choses, je suis plus fatigué le soir que jamais auparavant.
Bref, je ne suis pas malade, mais j'ai la solitude. Or, dans cette solitude, je n'arrête pas de voir les gens qui sont aussi seuls que moi. C'est incroyable mais pourtant: dans une rue, je peux distinguer un, deux, trois solitaires parmi vingt inconnus Cela me saute aux yeux par leur démarche, par le regard qu'ils ont, par la façon dont ils penchent la tête ou marchent plus vite. Il en est un, particulièrement, que je connais, qui s'appelle Thierry. J'étais avec son frère aîné dans le même collège, mais lui ne me connaît pas. Ancien de l'Ecole de Marine, la trentaine, seul de chez seul, son père décédé il y a deux mois, et sa mère souffrant d'Alzheimer, ne reconnaît plus personne depuis longtemps. Sans femme, c'est tellement évident à la "dégaine". Eh bien, la façon que je reçois de sanctifier ma solitude, ce fut de me rendre compte de celle des autres et de "m'unir" dans la prière à toute cette solitude. Dans la soirée d'hier, je me suis réellement senti pousser à dire : "Père, je m'unis à tous ceux et toutes celles qui sont seuls ce soir, comme je suis seul, comme ton Fils le fut lui aussi, n'ayant jamais péché" - Je ne sais comment, après cette prière, j'ai pu m'endormir en paix - il y avait longtemps !
Dans un sens estimatif : reconnaître comme saint, traiter d’une manière sainte. Mais il y a d'autres significations possibles. On dit qu'est saint celui qui accomplit la volonté du Père. Bon, quand je suis malade, quelle est la volonté du Père que je peux accomplir ? A la manière humain, on répondra: rien, niets, nada ! Mais c'est plus subtil que cela en a l'air: un million de bonnes actions ne vont pas fondamentalement rendre un homme bon. Jésus demande l'impossible au disciples et Il leur demande comme si c'était tout à fait évident: "Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait" - et encore: "Soyez miséricordieux comme votre père céleste est miséricordieux".
Aujourd'hui, j'ai de la chance, je ne suis pas malade (demain, on verra). Cependant, depuis quinze jours, je souffre d'une solitude qui n'a cessé de s'accroître. J'ai dit au Seigneur : "Alors, comment est-ce possible ? Tout le monde m'a assuré que n'ayant plus à dos la charge de mes parents âgés, j'allais pouvoir "refaire ma vie" (cette expression-là, quelle horreur - comme si tous ce que j'avais fait avant était une erreur, un échec... sympa, les gars !). Et puis en définitive, je reste avec une maison de trois étages vides sur les épaules; j'ai la gestion des comptes de ma mère; j'ai le paiement de toutes les factures; j'ai mon travail - je gère seul un commerce dont je suis aussi le comptable; quand la rentrée est arrivée, je n'ai plus eu un seul coup de main de mes soeurs, encore moins de mes ami(e)s. Et j'ai constaté que la solitude exigeant une attention renforcée envers toutes sortes de choses, je suis plus fatigué le soir que jamais auparavant.
Bref, je ne suis pas malade, mais j'ai la solitude. Or, dans cette solitude, je n'arrête pas de voir les gens qui sont aussi seuls que moi. C'est incroyable mais pourtant: dans une rue, je peux distinguer un, deux, trois solitaires parmi vingt inconnus Cela me saute aux yeux par leur démarche, par le regard qu'ils ont, par la façon dont ils penchent la tête ou marchent plus vite. Il en est un, particulièrement, que je connais, qui s'appelle Thierry. J'étais avec son frère aîné dans le même collège, mais lui ne me connaît pas. Ancien de l'Ecole de Marine, la trentaine, seul de chez seul, son père décédé il y a deux mois, et sa mère souffrant d'Alzheimer, ne reconnaît plus personne depuis longtemps. Sans femme, c'est tellement évident à la "dégaine". Eh bien, la façon que je reçois de sanctifier ma solitude, ce fut de me rendre compte de celle des autres et de "m'unir" dans la prière à toute cette solitude. Dans la soirée d'hier, je me suis réellement senti pousser à dire : "Père, je m'unis à tous ceux et toutes celles qui sont seuls ce soir, comme je suis seul, comme ton Fils le fut lui aussi, n'ayant jamais péché" - Je ne sais comment, après cette prière, j'ai pu m'endormir en paix - il y avait longtemps !