par Olivier JC » ven. 19 sept. 2008, 9:39
Bonjour,
Melchisedek a écrit :Pourquoi vous reposez vous le dimanche ?
La division de la semaine en 7 jours vient d'Israël. C'est au sein de ce peuple, fait unique alors, qu'un jour de la semaine était réservé au repos. Il était interdit ce jour là de travailler.
Le fondement de ceci est le fait que le récit de la Création s'étale symboliquement sur 7 jours, le septième jour étant le jour où Dieu se reposa de l'oeuvre qu'il avait faite. De là le commandement de se reposer le septième jour, qui, chez les hébreux, correspondait (et correspond toujours) au samedi.
Le chrétiens ont conservé cette règle de se reposer le septième jour, qui a été transféré au dimanche, dans la mesure où c'est un dimanche qu'a eu lieu la résurrection du Christ.
Outre le caractère profondément humain consistant à bénéficier régulièrement d'une journée pour se reposer, se consacrer à Dieu et à sa famille, ce repos est comme un avant-goût du repos éternel, celui de la béatitude des justes en Paradis.
Melchisedek a écrit :Pourquoi ne prenez vous pas en compte une grande partie de l'ancien testament ?
Essentiellement parce que l'Ancien testament a une dimension pédagogique. La Révélation que Dieu fait de lui-même est une révélation progressive à travers une culture qui, à l'origine, en est bien éloignée. Dieu a d'abord guidé les débuts de l'humanité, puis quand l'heure fut venue, il a choisi un homme, Abraham, pour éduquer plus particulièrement sa descendance. C'est le peuple d'Israël : il est en effet plus aisé de se révéler à un groupe restreint qu'à tout le monde en même temps. A cette époque, qui correspond donc l'Ancien Testament, Dieu devait donc purifier Israël de bien des croyances et des comportements opposés à la Révélation : polythéisme, sacrifices humains, superficialité, débauche, méchanceté, avarice... Il lui fallait essentiellement révéler qu'il était le Dieu unique, unique non seulement pour le peuple, mais également dans le monde. Il lui fallait purifier l'anthropomorphisme primaire d'Isarël, révéler sa miséricorde et son dessein de salut.
Toute cette pédagogie trouve son achèvement dans le Christ, ce qui rend donc inutile une partie assez important des éléments pédagogiques dont Dieu s'est servi. Le sacrifice du Christ, par exemple, vide de toute utilité les sacrifices de l'Ancien Testament.
Cependant, il me semble quant à moi que l'Eglise continue à prendre en compte la plus grande partie de l'Ancien Testament, puisqu'en effet, les Evangiles en sont une sorte de commentaire.
Melchisedek a écrit :Pensez vous que les évènement de l'apocalypse concerne notre temps?
Voilà ce qu'enseigne le CEC sur les évènements qui seront signes de la proximité immédiate du retour du Christ. Je vous laisse juge :
L’avènement glorieux du Christ, espérance d’Israël
673 Depuis l’Ascension, l’avènement du Christ dans la gloire est imminent (cf. Ap 22, 20) même s’il ne nous " appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa seule autorité " (Ac 1, 7 ; cf. Mc 13, 32). Cet avènement eschatologique peut s’accomplir à tout moment (cf. Mt 24, 44 ; 1 Th 5, 2) même s’il est " retenu ", lui et l’épreuve finale qui le précédera (cf. 2 Th 2, 3-12).
674 La venue du Messie glorieux est suspendue à tout moment de l’histoire (cf. Rm 11, 31) à sa reconnaissance par " tout Israël " (Rm 11, 26 ; Mt 23, 39) dont " une partie s’est endurcie " (Rm 11, 25) dans " l’incrédulité " (Rm 11, 20) envers Jésus. S. Pierre le dit aux juifs de Jérusalem après la Pentecôte : " Repentez-vous et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps de répit. Il enverra alors le Christ qui vous est destiné, Jésus, celui que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé dans la bouche de ses saints prophètes " (Ac 3, 19-21). Et S. Paul lui fait écho : " Si leur mise à l’écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur assomption, sinon la vie sortant des morts ? " (Rm 11, 15). L’entrée de " la plénitude des juifs " (Rm 11, 12) dans le salut messianique, à la suite de " la plénitude des païens " (Rm 11, 25 ; cf. Lc 21, 24), donnera au Peuple de Dieu de " réaliser la plénitude du Christ " (Ep 4, 13) dans laquelle " Dieu sera tout en tous " (1 Co 15, 28).
L’Épreuve ultime de l’Église
675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).
676 Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21).
677 L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3, 12-13).
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Bonjour,
[quote="Melchisedek"]Pourquoi vous reposez vous le dimanche ?[/quote]
La division de la semaine en 7 jours vient d'Israël. C'est au sein de ce peuple, fait unique alors, qu'un jour de la semaine était réservé au repos. Il était interdit ce jour là de travailler.
Le fondement de ceci est le fait que le récit de la Création s'étale symboliquement sur 7 jours, le septième jour étant le jour où Dieu se reposa de l'oeuvre qu'il avait faite. De là le commandement de se reposer le septième jour, qui, chez les hébreux, correspondait (et correspond toujours) au samedi.
Le chrétiens ont conservé cette règle de se reposer le septième jour, qui a été transféré au dimanche, dans la mesure où c'est un dimanche qu'a eu lieu la résurrection du Christ.
Outre le caractère profondément humain consistant à bénéficier régulièrement d'une journée pour se reposer, se consacrer à Dieu et à sa famille, ce repos est comme un avant-goût du repos éternel, celui de la béatitude des justes en Paradis.
[quote="Melchisedek"]Pourquoi ne prenez vous pas en compte une grande partie de l'ancien testament ?[/quote]
Essentiellement parce que l'Ancien testament a une dimension pédagogique. La Révélation que Dieu fait de lui-même est une révélation progressive à travers une culture qui, à l'origine, en est bien éloignée. Dieu a d'abord guidé les débuts de l'humanité, puis quand l'heure fut venue, il a choisi un homme, Abraham, pour éduquer plus particulièrement sa descendance. C'est le peuple d'Israël : il est en effet plus aisé de se révéler à un groupe restreint qu'à tout le monde en même temps. A cette époque, qui correspond donc l'Ancien Testament, Dieu devait donc purifier Israël de bien des croyances et des comportements opposés à la Révélation : polythéisme, sacrifices humains, superficialité, débauche, méchanceté, avarice... Il lui fallait essentiellement révéler qu'il était le Dieu unique, unique non seulement pour le peuple, mais également dans le monde. Il lui fallait purifier l'anthropomorphisme primaire d'Isarël, révéler sa miséricorde et son dessein de salut.
Toute cette pédagogie trouve son achèvement dans le Christ, ce qui rend donc inutile une partie assez important des éléments pédagogiques dont Dieu s'est servi. Le sacrifice du Christ, par exemple, vide de toute utilité les sacrifices de l'Ancien Testament.
Cependant, il me semble quant à moi que l'Eglise continue à prendre en compte la plus grande partie de l'Ancien Testament, puisqu'en effet, les Evangiles en sont une sorte de commentaire.
[quote="Melchisedek"]Pensez vous que les évènement de l'apocalypse concerne notre temps?[/quote]
Voilà ce qu'enseigne le CEC sur les évènements qui seront signes de la proximité immédiate du retour du Christ. Je vous laisse juge :
[quote][b]L’avènement glorieux du Christ, espérance d’Israël[/b]
673 Depuis l’Ascension, l’avènement du Christ dans la gloire est imminent (cf. Ap 22, 20) même s’il ne nous " appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa seule autorité " (Ac 1, 7 ; cf. Mc 13, 32). Cet avènement eschatologique peut s’accomplir à tout moment (cf. Mt 24, 44 ; 1 Th 5, 2) même s’il est " retenu ", lui et l’épreuve finale qui le précédera (cf. 2 Th 2, 3-12).
674 La venue du Messie glorieux est suspendue à tout moment de l’histoire (cf. Rm 11, 31) à sa reconnaissance par " tout Israël " (Rm 11, 26 ; Mt 23, 39) dont " une partie s’est endurcie " (Rm 11, 25) dans " l’incrédulité " (Rm 11, 20) envers Jésus. S. Pierre le dit aux juifs de Jérusalem après la Pentecôte : " Repentez-vous et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps de répit. Il enverra alors le Christ qui vous est destiné, Jésus, celui que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé dans la bouche de ses saints prophètes " (Ac 3, 19-21). Et S. Paul lui fait écho : " Si leur mise à l’écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur assomption, sinon la vie sortant des morts ? " (Rm 11, 15). L’entrée de " la plénitude des juifs " (Rm 11, 12) dans le salut messianique, à la suite de " la plénitude des païens " (Rm 11, 25 ; cf. Lc 21, 24), donnera au Peuple de Dieu de " réaliser la plénitude du Christ " (Ep 4, 13) dans laquelle " Dieu sera tout en tous " (1 Co 15, 28).
[b]L’Épreuve ultime de l’Église[/b]
675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).
676 Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21).
677 L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3, 12-13).[/quote]
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