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par Christian » mer. 28 nov. 2007, 18:35
La raison en est que le droit naturel ne peut reconnaître un droit contre-nature, contraire à la nature humaine, et donc à sa dignité. Après que les libéraux militent pour un droit inconsistant et contre-nature, c’est un autre problème, […] Avec le droit naturel dont la rigueur logique et morale découle de son souci d’être en adéquation avec la nature humaine, avec le réel, on ne peut pas basculer dans ce type d’aberration : un droit est un droit, un privilège un privilège et une tolérance une tolérance, donc inutile d’essayer de faire passer une tolérance ou un privilège dans la catégorie du droit, pour ensuite s’empêtrer dans des difficultés inextricables et causer la faillite de tout un peuple. Il est même beaucoup plus sain de reconnaître tacitement un privilège pour ce qu’il est et une tolérance pour ce qu’elle est, pourvu que l’on puisse en donner la raison. […] le droit libéral est inconsistant et contre-nature, ainsi qu’il a été établi plus haut, il ne peut tout simplement pas s’appuyer sur la raison naturelle et exiger de celle-ci qu’elle le respecte, par conséquent […] votre Droit n’est plus qu’une chimère, n’ayant sa source ni dans la raison naturelle, ni dans le pouvoir temporel. Votre Droit a tout du deus ex machina.
par Christian » dim. 30 oct. 2005, 20:13
Lors de discussions précédantes vous avez été contraint d'admettre - même à demi-mots - la nécessité d'un Etat minimal ( police, justice, peut-être armée ) pour garantir à tous les citoyens, sans égard à leur solvabilité, le respect de leur droit fondamental à la sécurité de leur personne et au respect de leur propriété. Parce que les policiers, les juges et les militaires ne sont pas des travailleurs bénévoles, ces politiques nécessitent un financement. Si vous rejettez le principe de l'impôt, quelle autre forme de financement prévoyez-vous ? La création monétaire, en application des thèses du Crédit social ? Ou bien faut-il encore compter, comme pour l'éducation des pauvres, sur la générosité des plus riches ?
par Christian » mar. 05 juil. 2005, 18:07
Il me semble que la proposition "être libre, c'est ne pas avoir de contraintes" est une proposition qu'un élève de terminale réfute aisément.. si vous l'admettez comme telle, allez jusqu'au bout, suivez certains existentialistes et niez qu'il existe une nature humaine et un Dieu qui en soit l'auteur...
D'autre part, lier aussi étroitement liberté et action (engagement), c'est avoir une conception reductrice de la liberté et d'ailleurs ça n'en dit pas grand chose : beaucoup sont engagés, beaucoup sont dans l'action, et ne sont pas plus libres pour autant.
Commandement et obligation supposent par définition la liberté, ils lui ne sont pas antithétiques. La liberté n'est pas une puissance d'indétermination (voir Descartes et son plus bas degré de la liberté) mais d'auto-détermination.
Les sanctions pour non-observance de la vérité ne se réduisent pas au remord... sinon dans un monde idéal et irréel... la non-observance de la vérité entraîne la mort, la destruction, la violence, l'auto-destruction, la folie, etc.
Christian a écrit: Sachant ce qui est vrai, je dois en témoigner. Je dois inviter celui qui est dans l’erreur à rejoindre la Vérité. Par la raison, par l’exhortation, par l’exemple. Mais certainement pas par la crainte. Car alors comment saurais-je si ma victime est convertie à la Vérité ou feint seulement de l’être pour éviter une sanction ? La législation induit l’hypocrisie, le faux-semblant, la recherche de l’évitement et la dissimulation. Tout sauf la vertu. Votre discours ressemble à celui de certains politiciens qui reviennent nous dire à la radio et à la télévision qu'il n'est pas bon pour la démocratie de parler de la corruption des politiciens, à chaque fois qu'éclate une nouvelle "affaire" politique... Supprimons la législation et la criminalité disparaîtra... on peut même aller jusqu'à supprimons la nature humaine et le péché disparaîtra...
Christian a écrit: Sachant ce qui est vrai, je dois en témoigner. Je dois inviter celui qui est dans l’erreur à rejoindre la Vérité. Par la raison, par l’exhortation, par l’exemple. Mais certainement pas par la crainte. Car alors comment saurais-je si ma victime est convertie à la Vérité ou feint seulement de l’être pour éviter une sanction ? La législation induit l’hypocrisie, le faux-semblant, la recherche de l’évitement et la dissimulation. Tout sauf la vertu.
par Thomas » lun. 27 juin 2005, 17:22
par guelfo » ven. 03 juin 2005, 12:04
par zefdebruz » jeu. 02 juin 2005, 23:14
par Christian » mar. 17 mai 2005, 10:14
Citation: Mais la question de la Vérité n’a rien à voir avec celle de la législation. La législation impose, c’est son but. La Vérité s’impose, on ne l’impose pas. Ce n'est pas par exemple ce qu'on tire de la lecture de Stirner qui rejette l'une comme l'autre, les deux ayant un commun, qui est de s'imposer à nous ou de nous être imposées : leur nécessité, incompatible avec la conception absolue et vide de la liberté humaine qui est la conception libertaire.
par Christophe » lun. 16 mai 2005, 23:27
Gaudeamus a écrit :1) Les libertariens sont généralement des tenants de la doctrine jusnaturaliste, et ne sont donc pas suspects de relativisme. 2) Les libertaires sont des anars collectivistes. Je connais mal ce courant, mais il me semble qu'en effet il attire pas mal de nihilistes.
par Christian » lun. 16 mai 2005, 22:28
Pour les libertariens, voir à la source : http://www.cato.org/research/libertaria ... arian.html
par Gaudeamus » lun. 16 mai 2005, 17:39
par Christophe » mer. 04 mai 2005, 22:33
Christian a écrit :Je préfère réserver le terme "violence" aux cas d'usage illégitime de la force A mon avis, vous avez tort. Car mettre à l’amende ou mettre en prison quelqu'un est une violence physique, au Zimbabwe ou à Paris, commis par une mafia ou un gouvernement légitime.
Je préfère réserver le terme "violence" aux cas d'usage illégitime de la force
Quant à obéir « aux lois et à l'autorité temporelle, même injuste, », c’est se rendre soi-même complice de l’injustice. Quoi, il suffirait de déclarer « je n’ai fait qu’obéir aux ordres » pour s’exonérer d’avoir convoyé des innocents à la mort, d’avoir fusillé des civils ? Je ne crois pas que vous pensez ce que vous avez écrit là (d’ailleurs cela contredirait ce que vous écrivez par ailleurs de l’obéissance à la charia).
par guelfo » mer. 04 mai 2005, 13:48
par guelfo » mer. 04 mai 2005, 12:00
bajulans a écrit :Avant d'accuser les gens d'être dangereux, vous feriez bien de réflechir et de lire celui que vous accusez. C'est grave ça. C'est vous qui êtes dangereux mon jeune ami, vous enverriez bien des gens en prison, avec la meilleure conscience du monde, tout en vous trompant à force de vouloir trancher des choses que vous ne maîtrisez pas. Le droit positif est obligatoire en conscience dans les relations privées (vente, location, droit patrimonial de la famille etc.) en droit privé. Il est évident que la "morale" ne précise pas si le transfert de propriété lors d'une vente se fait lors de la conclusion du contrat ou lors de la tradition de la chose ou lors du paiement du prix. Donc, le droit positif s'imposera en conscience car c'est lui qui le décidera. La morale est obligatoire pour tous, c'est même ce que j'ai expressément écrit.
par Christian » mer. 04 mai 2005, 7:03
Il me semble que la moralité ou l'immoralité d'un acte accompli sous la contrainte provient essentiellement de l'adhésion ou du rejet de la conscience de celui qui agit
Je vous renvoie au message de bajulans sur l'exégèse du " Tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée " ( Mt 26.52 ). Cette sentence extraite du droit pénal juif interdit - sous peine de mort - de se révolter contre une autorité, même injuste. Et cela vient contredire deux de vos positions : 1) pour Jésus, l'usage de la force par l'autorité publique n'est pas condamné et 2) l'obéissance aux lois et à l'autorité temporelle, même injuste, est requise
Je ne suis pas fondamentaliste et je ne demande pas que la loi positive reprenne - sous peine de sanction - tous les articles de la loi divine. Mais certaines transgressions de la loi divine violent - outre les droits de Dieu - les droits d'autrui. Et je demande que les droits de chacun et de tous soient respectés, en faisant usage de la force publique si nécessaire. Parce que le Droit naturel et divin est une volonté de Dieu, il s'agit de souveraineté divine. Je demande que la vie des foetus humains soit respectée, je préférerai que ce soit par amour de la vie, mais je me contenterai de la contrainte. Je préférerai une adhésion de la conscience, mais je me contenterai de la peur du gendarme. Je demande aussi que sur les routes à double sens les conducteurs que je croise conduisent du côté opposé au mien. Que ce soit à gauche, à droite, par contrainte ou par préférence personnelle, cela m'est égal. Il faut qu'un choix soit fait. C'est l'Etat qui le fait ? Quel est le problème ?
Parce que la société est une société humaine et que la société est ordonnée à l'homme comme à sa fin, il est assez évident qu'une loi positive qui est contraire à ce qui est bon pour l'homme n'est pas une loi conforme au droit naturel
Que pensez-vous de l'article qui condamne à mort les apostats ? Pensez-vous qu'une telle disposition soit compatible avec le consentement libre dont vous demandez le respect ?
par Christophe » mar. 03 mai 2005, 22:29
Christian a écrit :Car le droit est simplement la norme qui légitime l’usage de la force.
En effet, une action imposée de force cesse par nature d’être morale.
Le moyen du droit est la violence physique (ou la menace de l’appliquer) et la violence ne peut pas faire advenir le Bien.
C’est précisément la leçon de Celui qui a renoncé à la tentation des royaumes de la terre, qui a mis en garde ceux qui tirent l’épée ; la leçon a contrario de tous les bâtisseurs d’utopies paradisiaques à coup de bottes.
Si comme on dit « un bien peut survenir d’un mal », nous le devons à la résilience des êtres humains et au travail récupérateur de la Providence. Le Bien ne peut être que la conséquence de l’amour.
Inutile de vous signifier ce que je pense du principe anarchiste de souveraineté individuelle Si l’individu n’est pas souverain, la Croix n’a aucun sens. Une bonne légion d’anges, et nous entrions au paradis à grands coups d’ailes sur les fesses. Je ne suis pas théologien, mais si j’ai compris quelque chose de l’amour des époux, c’est qu’il est le reflet, très pâle mais néanmoins fidèle, de l’amour divin. Voudrais-je que mon épouse soit forcée de m’aimer sous peine de sanctions ? quel sens cela aurait-il ?
Inutile de vous signifier ce que je pense du principe anarchiste de souveraineté individuelle
J’ai un grand problème avec cette notion de ‘droit naturel’. Nous savons assez bien — le Seigneur nous l’a enseigné — ce qui est bon, donc naturel, pour l’être humain. Mais nous tâtonnons encore dans notre recherche de ce qui est bon pour la société. Le droit est la science des normes d’une société humaine, et cette science progresse, certes, mais elle n’est pas définitive. Nous ne pouvons donc pas démontrer, comme nous le ferions d’une loi de la chimie, que la charia est contraire au droit naturel.
Et donc si un groupe d’adultes décide de vivre selon la charia, au nom de quoi l’interdire ?
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