par steph » sam. 25 oct. 2008, 20:35
Je ne sais pas si le simple fait d'évoquer la BMtV (Bienheureuse Marie toujours-Vierge) constitue un tel empêchement pour les protestants... in illo tempore, je parlai à un évangélique que la phrase "non horruisti Virginis uterum" (tu n'as pas craint de prendre chair dans le corps d'une Vierge) ne choquait pas et à laquelle il adhérait...
Le problème c'est que, ici, comme dans le confiteor, comme dans les prières eucharistiques (2-3-4), on enlève l'importance de l'intercession des saints...
Alors, je pense qu'il y a risque de protestantisation, preuve en est ce sacristain qui mettait presque le fait que des fidèles offrent des cierges devant les saintes images et statues sur le même pied que la pratique des oeufs à sainte claire pour avoir le beau temps (chose que je range, si pas dans les superstitions, au moins à un degré infiniment moindre que celui d'une saine prière aux saints; je précise saine, parce que dans certain cas, ces "dévotions" deviennent proche de la superstition elles aussi...) et du coup ne va prier que devant le saint sacrement (c'est déjà ça, mais bon)...
L'intercession des saints n'a donc plus rien à voir avec l'oeuvre de Dieu?
L'intercession tout court?
Or, nous savons l'importance de l'intercession et nous savons que si nos vénérables pères cachés dans toute sorte d'ermitage, de grotte, de trou de la terre ou de cîme (Ps 103, 18) n'intercédaient pour nous, nous serions déjà tous morts dans les vanités de ce monde; notre liturgie restaurée fait redécouvrir l'importance de l'intercession en restaurant les litanies des Laudes, de la Messe et des Vêpres; mais croyons-nous en la communion des saints? est-ce que l'Eglise terrestre veut bien implorer l'aide de l'Eglise céleste? ou est-ce que, sous prétexte de distraction de l'essentiel (qui est, ici, le mystère eucharistique), on enlève l'honneur dû aux saints? Plus fondamentalement: quel honneur leur est-il dû? si tant est qu'on leur en doive quelqu'un...
Pour revenir à mon expérience de la liturgie byzantine, la commémoration des saints et surtout de la BMtV fait partie intégrante de tout office... Elle est chantée au moins! trois fois aux vêpres (les dimanches (s'il n'y a pas de saint, car il est impensable que sous prétexte de jour de la Résurrection on ommette de mentionner ceux qui en furent les témoins), mercredi et vendredi, on ajoute à cela 3 strophes), aux complies, un canon (c'est à dire 32 strophes) lui est dédié en plus des théotokia, et de la (longue ?pour un catholique, oui!) prière "Vierge pure immaculée * sans souillure et sans péché" (qui commence ainsi: Άσπιλε, αμόλυντε, άφθορε, άχραντε, αγνή Παρθένε, Θεόνυμφε Δέσποινα
Sans tache, sans souillure, sans corruption/destruction, non souillée, pure/sainte/chaste Vierge, Souveraine épouse de Dieu) sans parler des matines que je ne connais que trop mal... Pendant la divine Liturgie, au milieu de l'anaphore, on lui chante un mégalinaire...
Je ne sais pas si le simple fait d'évoquer la BMtV (Bienheureuse Marie toujours-Vierge) constitue un tel empêchement pour les protestants... in illo tempore, je parlai à un évangélique que la phrase "non horruisti Virginis uterum" (tu n'as pas craint de prendre chair dans le corps d'une Vierge) ne choquait pas et à laquelle il adhérait...
Le problème c'est que, ici, comme dans le confiteor, comme dans les prières eucharistiques (2-3-4), on enlève l'importance de l'intercession des saints...
Alors, je pense qu'il y a risque de protestantisation, preuve en est ce sacristain qui mettait presque le fait que des fidèles offrent des cierges devant les saintes images et statues sur le même pied que la pratique des oeufs à sainte claire pour avoir le beau temps (chose que je range, si pas dans les superstitions, au moins à un degré infiniment moindre que celui d'une saine prière aux saints; je précise saine, parce que dans certain cas, ces "dévotions" deviennent proche de la superstition elles aussi...) et du coup ne va prier que devant le saint sacrement (c'est déjà ça, mais bon)...
L'intercession des saints n'a donc plus rien à voir avec l'oeuvre de Dieu?
L'intercession tout court?
Or, nous savons l'importance de l'intercession et nous savons que si nos vénérables pères cachés dans toute sorte d'ermitage, de grotte, de trou de la terre ou de cîme (Ps 103, 18) n'intercédaient pour nous, nous serions déjà tous morts dans les vanités de ce monde; notre liturgie restaurée fait redécouvrir l'importance de l'intercession en restaurant les litanies des Laudes, de la Messe et des Vêpres; mais croyons-nous en la communion des saints? est-ce que l'Eglise terrestre veut bien implorer l'aide de l'Eglise céleste? ou est-ce que, sous [b]prétexte de distraction[/b] de l'essentiel (qui est, ici, le mystère eucharistique), on enlève l'honneur dû aux saints? Plus fondamentalement: quel honneur leur est-il dû? si tant est qu'on leur en doive quelqu'un...
Pour revenir à mon expérience de la liturgie byzantine, la commémoration des saints et surtout de la BMtV fait partie intégrante de tout office... Elle est chantée au moins! trois fois aux vêpres (les dimanches (s'il n'y a pas de saint, car il est impensable que sous prétexte de jour de la Résurrection on ommette de mentionner ceux qui en furent les témoins), mercredi et vendredi, on ajoute à cela 3 strophes), aux complies, un canon (c'est à dire 32 strophes) lui est dédié en plus des théotokia, et de la (longue ?pour un catholique, oui!) prière "Vierge pure immaculée * sans souillure et sans péché" (qui commence ainsi: Άσπιλε, αμόλυντε, άφθορε, άχραντε, αγνή Παρθένε, Θεόνυμφε Δέσποινα
Sans tache, sans souillure, sans corruption/destruction, non souillée, pure/sainte/chaste Vierge, Souveraine épouse de Dieu) sans parler des matines que je ne connais que trop mal... Pendant la divine Liturgie, au milieu de l'anaphore, on lui chante un mégalinaire...