Parabole des talents

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Re: Parabole des talents

par prodigal » ven. 20 juin 2014, 23:06

Merci pour ce lien. La distinction que fait saint Thomas d'Aquin entre les trois formes de crainte est très éclairante.

Re: Parabole des talents

par Johnny » ven. 20 juin 2014, 17:52

Les Jeudis des Bernardins reprennent cette parabole (minute 17), mais je vous conseille de tout écouter , surtout la seconde moitié.

http://radionotredame.net/player/http:/ ... 6-2014.mp3

Re: Parabole des talents

par prodigal » ven. 20 juin 2014, 17:11

La parabole des talents est un texte magnifique, parce qu'il parle d'une question universelle.
Cette question se formule ainsi : "Qu'as-tu fait de ton talent?"
Elle est donc une question sur le sens de la vie, mais elle ne demande pas abstraitement quel est le sens de la vie, mais, plus concrètement, ce que tu as fait de cette vie qui t'a été donnée.
Ceci implique que la question repose sur la reconnaissance d'un don qui t'as été fait, mais en te demandant quelle est la réponse libre que tu lui as apportée. J'utilise ici le tutoiement car il s'agit d'une question que chacun est amené à s'adresser à lui-même, et d'ordinaire chacun se tutoie. :)
On peut donc dire que l'angle d'attaque de cette parabole, c'est la relation que chacun a avec Dieu, en tant que Dieu est le nom le plus couramment donné au sens de la vie.
Un seul des serviteurs est condamné. On relève souvent que c'est celui à qui il a été moins donné, et ce détail est forcément significatif, en effet. Mais remarquons qu'un talent lui a tout de même été donné, rien à voir avec un cadeau empoisonné qui prédestinerait au mal. C'est beaucoup un talent, sauf pour celui qui se compare aux autres.
Je crois qu'il est condamné parce qu'il a dit et pensé que son seigneur était un homme dur. Pour le manque de qualité de sa relation à Dieu, par conséquent. Est dur celui dont la rationalité judiciaire, arithmétique, qui rend un pour un donné, surpasse la miséricorde et l'amour, qui rend plus qu'il n'a été donné.
Faire fructifier son talent, c'est donc la meilleure façon de s'aimer soi-même, sans compter.

Re: Parabole des talents

par Fée Violine » jeu. 19 juin 2014, 21:48

Fusion de plusieurs fils sur la même parabole.

Re: Parabole des talents

par Peccator » jeu. 19 juin 2014, 21:39

Une grande caractéristique des paraboles évangéliques, c'est qu'elles interrogent bien plus qu'elles ne donnent de réponses, que ce ne sont pas des énigmes dont il faille trouver la seule et unique bonne solution, mais qu'elles sont porteur d'un message beaucoup plus riche, qui vous aide à trouver des réponses face aux problèmes qui s'offrent à vous aujourd'hui.

Les interprétations les plus fréquentes font du maître une allégorie de Dieu, les serviteurs étant alors modèles pour le chrétien. Il s'agit alors de faire fructifier les dons de Dieu (et on peut écrire des pages en développant sur cette allégorie).

Mais on peut aussi se demander si le maître ne pourrait pas être quelqu'un d'autre. L'attention se porte alors sur le 3e serviteur : il porte envers son maître une accusation grave. A-t-il raison de le faire ? Cette accusation est-elle justifiée ?


Enfin, je vous rappelle le piège classique à éviter avec les paraboles : s'intéresser en premier à ce qu'elles m'apprennent sur comment mener ma vie à moi, les voir comme une leçon de morale. Ce n'est pas faux, elles sont aussi cela. Mais en se jetant sur cette lecture, on en oublie les autres.

Dans la pratique, je trouve souvent très riche de me poser les questions dans cet ordre :
- qu'est-ce que Jésus nous apprend sur Lui-même ?
- qu'est-ce que Jésus nous apprend sur Dieu ?
- qu'est-ce que Jésus nous apprend sur l'Eglise ?
- et enfin, pour finir, qu'est-ce que Jésus m'apprend sur ma vie de chrétien ?

N'oubliez pas aussi de regarder "autour" de la parabole elle-même : à qui Jésus parle-t-il ? à quel moment ? dans quel contexte ? Les paraboles prennent place à un endroit bien précis de l'évangile, ce ne sont pas de petites histoires universelles destinées à être interprétées hors contexte.

La parabole des talents ne fait pas partie du discours sur la montagne, par exemple : elle prend place dans le cadre de l'annonce du Royaume. Ses premiers mots sont "il en sera" : de quoi Jésus parle-t-il ?

Parabole des talents

par aur15 » jeu. 19 juin 2014, 20:05

Bonjour

Je me pose la question sur la parabole des talents mathhieu chap 25 : 15
Comment se représenter le talent pour l'homme et la façon de le faire fructifier ?
Est-ce qu'un talent, c'est d'être bon en musique avec un instrument ou doué pour la sculture ?
Ou alors un talent c'est une unité de foi qu'il faut faire fructifier ?
J'arrive pas a voir le message de cette parabole et le sujet sur lequel il doit nous faire réflichir

L'amour fraternel et les talents

par etienne lorant » sam. 31 août 2013, 14:51

Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 4,9-11.

Frères, pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin que je vous en parle, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres,
et c'est ainsi que vous agissez envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à faire encore de nouveaux progrès : ayez à cœur de vivre calmement, de faire chacun ce que vous avez à faire et de travailler de vos mains comme nous vous l'avons ordonné.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-30.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient. '
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! '


Cy Aelf, Paris

Si l'on scrute bien la Lettre au Thessaloniciens, le travail pour lequel saint Paul les encourage se situte sur deux plans. D'abord, un travail selon le sens premier : "Travaillez de vous mains", dit l'apôtre. Ensuite, il y a le travail spirituel - qui lui est comparable: celui de vivre dans le calme et d'aimer tous les frères de cette province de Macédoine où ils vivent.
Pourquoi le travail spirituel est-il comparable au travail manuel ? Parce que, de la même façon qu'il faut "avoir du coeur à l'ouvrage" pour commencer une journée de travail, eh bien, envers le prochain - celui qui n'est pas comme nous, c'est la même chose. Sur ce thème, je prends facilement l'exemple d'un de mes clients qui m'a été "naturellement antipathique" dès que je l'ai rencontré. Pour quelle raison obscure, je ne peux pas le savoir : autre éducation, langage et goût différents, un ton de voix, que sais-je ? Mais il m'a fallu des mois pour consciemment me contraindre de le saluer comme une autre personne. Lorsqu'on ne sait pas aimer quelqu'un, il faut l'aimer à cause du Seigneur.

L'Evangile du jour nous invite tout à fait à ces travaux, chacun selon le talent qui l'a reçu. On me dira que je joue sur le mot, mais le talent est une capacité reçue qui vaut bien une somme d'argent que l'on peut faire fructifier. En ce sens, celui qui n'avait reçu qu'un seul talent, pourquoi a t'il été l'enfouir sous terre, puisqu'en réalité, il avait reçu cinq fois moins de travail à effectuer que le premier ? Dans le texte, il est bien clair que c'est pour sa paresse qu'il est sévèrement puni.

J'ajouterai que, dans mon entourage, il y aussi Bertrand, que je croise à la maison de repos chaque jour. Cette fois, l'antipathie joue en sens inverse : c'est Bertrand qui ne sait pas me parler, mais moi je ne manque pas une occasion de le saluer. C'est parfois assez vexant de le voir me dire bonjour du bout des lèvres... un peu comme si je n'avais pas le droit d'être là. Puisse donc le Seigneur me donner l'occasion de lui rendre un vrai service !

Que faisons nous des talents reçus ?

par PriereUniverselle » mer. 05 oct. 2011, 19:23

Dans Mat 21, 33-43. Après avoir fait l’essentiel (retourner la terre, choisir un plant de qualité, planter, bâtir une tour de garde dans la vigne, l'entourer d’une clôture), le propriétaire de la vigne part en voyage.

Ce départ ne signifie pas l'abandon. Il souligne plutôt à quel point Dieu nous fait confiance, à quel point il nous veut responsables.

Mais « responsables » ne signifie pas « propriétaires ». Car le propriétaire de la vigne, c’est Dieu.

Nous ne sommes que des vignerons.

Chacun de nous est gérant d’une part de la vigne du Seigneur.

Comme pères ou mères de famille, comme patrons d’entreprises, comme éducateurs, comme élus, comme prêtres, nous ne sommes propriétaires de rien. Même les enfants n’appartiennent pas aux parents. Ils ne font que passer par eux comme disait à juste titre le poète libanais Khalil Gibran.

Les personnes que nous sommes appelés à guider momentanément ne sont pas notre propriété privée mais le « peuple de Dieu ». Nous ne sommes que des guides. Or un guide est appelé à rendre compte un jour.

Viendra en effet un moment où le maître cherchera à savoir si nous nous sommes montrés dignes de la confiance placée en nous, si nous avons bien géré les situations et les biens qu’Il nous avait confiés.

La seconde remarque que l'on peut faire, c’est que cette triste histoire de serviteurs et d’héritier sauvagement massacrés par des vignerons prêts à tout pour s’enrichir est loin d’être achevée. Leur meurtre va alors dévoiler au grand jour quelle était la raison de leurs malversations antérieures : ils ont eu peur de se voir enlever la récolte.

Leur cupidité les a aveuglés, leur empêchant de discerner le fils et à travers lui , la bonté du père. La soif de l’avoir et du pouvoir les a conduits à entrer dans une logique de violence et de mort. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde. Ce ne sont plus quelques personnes mais des populations entières, des millions d’hommes et de femmes, qui sont décimées ici ou là parce que des compagnies et des multinationales aussi voraces les unes que les autres veulent s’approprier le pétrole, le gaz ou l’uranium que Dieu a mis dans le sol et le sous-sol de ces populations.

Cette situation d’injustice et de violence faite à ces gens qui aurait pu vivre si on ne les avait pas spoliés, ne doit pas nous laisser indifférents. car « notre liberté passe par la libération des autres. On ne devient pas tout seul un homme libre…On devient plus homme en travaillant à ce que le monde soit plus humain ».

L’histoire des serviteurs et du fils massacrés a une troisième signification que je résumerais de la manière suivante : l’homme a toujours été tenté de gérer la vigne de Dieu pour son compte personnel, de s’approprier ce qui ne lui appartient pas et, pour cela, de supprimer Dieu… Mais peut-on tuer Dieu ? N’est-ce pas une illusion quand on voit de quelle manière ont fini les idéologies qui prétendaient que l’homme ne devait compter que sur ses propres forces ?

L’expérience est là pour témoigner que les adeptes de la mort de Dieu ne sont pas plus heureux que ceux qui ont placé leur confiance en lui.

Certes, la foi en Dieu ne nous met pas à l’abri de la maladie ou de l’échec mais elle nous aide à avancer dans la vie. Demandons la grâce de l’humilité de façon à proclamer par notre vie que Dieu seul est Dieu, c’est-à-dire le maître de l’univers, celui qui a fait le ciel et la terre et les merveilles qu’ils contiennent. Que Dieu nous donne de comprendre que la vie humaine est sacrée, que « tout homme est une histoire sacrée » et que nul n’a le droit d'ôter la vie à son semblable pour s’approprier sa part de la vigne du Seigneur !

Aussi, les textes de l'évangile nous invitent à réfléchir sur les dons que Dieu nous aura faits tout au long de notre vie. Parfois, nous percevons mieux combien le temps passe et combien notre vie grandit ou vieillira avec nous, et lorsque nous voudrons faire le bilan des fruits que notre vie aura portés, les résultats seront qui sait souvent peu convaincants, au regard de ce que nous aurions pu effectivement faire , et à voir l'exemple des erreurs de nos aînés que nous reproduisons tout autant.

Que pourrait-il se passer ? Aurons-nous fait fructifier avec intelligence et bonne volonté les talents reçus ? Ou bien aurons-nous vécu comme une vigne distraite sans nous rendre compte que nous étions appelés à produire un beau raisin ? Ou bien encore, aurons-nous vécu comme de mauvais vignerons qui auraient pensé plus à eux qu’à l’amour de leur employeur pour sa vigne ?

Nous avons reçu beaucoup de Dieu en ce que nous sommes et en ce qui nous est confié. Dans les deux cas, nous sommes invités à produire un fruit de vie éternelle, de sainteté et de charité. C’est le thème développé par saint Paul lorsqu’il exhorte les Philippiens à prendre à leur compte « tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges », autrement dit, à réaliser ainsi même des œuvres bonnes et saintes. C'est pour cela que le Christ accepte le poids même de la mort, afin que nous ne soyons pas perdus, que nous ne soyons pas des vignes désolées par l'égoïsme et le refus d'aimer. Telles sont les questions que cette parabole ouvre dans notre cœur. Telles sont les motivations profondes de cette conversion à laquelle nous sommes tous appelés.

Que la grâce de Dieu nous donne de porter du fruit au cœur même de nos jalousies, de nos difficultés, de nos refus d'aimer, de la fermeture de notre cœur.

Que Dieu prenne tous les risques possibles pour nous rendre capables de porter un fruit d'amour.

Re: La parabole des Talents

par Anne » dim. 28 août 2011, 3:53

À titre de complément à toutes ces belles pensées :

BENOÎT XVI : ANGELUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 16 novembre 2008
Chers frères et sœurs,

La Parole de Dieu de ce dimanche - l'avant-dernier de l'année liturgique - nous invite à être vigilants et actifs dans l'attente du retour du Seigneur Jésus à la fin des temps. Le passage de l'Evangile raconte la célèbre parabole des talents, rapportée par saint Matthieu (25, 14-30). Le "talent" était une ancienne monnaie romaine, de grande valeur, et c'est justement à cause de la popularité de cette parabole que celle-ci est devenue synonyme de talents personnels, que chacun est appelé à faire fructifier. En réalité, le texte parle d'un "homme, qui partait en voyage" et qui "appela ses serviteurs et leur confia ses biens" (Mt 25, 14). L'homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier: sa Parole, déposée dans le saint Evangile; le Baptême, qui nous renouvelle dans l'Esprit Saint; la prière - le "Notre Père" - que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils; son pardon, qu'il a commandé de porter à tous; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot: le Royaume de Dieu, qu'Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

C'est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l'attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L'attitude qu'il ne faut pas avoir est celle de la peur: le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu'il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l'ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l'ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant! C'est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l'enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu'est l'apôtre Paul.

L'enseignement évangélique que nous offre aujourd'hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante. Mais le message central porte sur l'esprit de responsabilité avec lequel il faut accueillir le Royaume de Dieu: une responsabilité envers Dieu et envers l'humanité. Il incarne parfaitement l'attitude du cœur de la Vierge Marie qui, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l'a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des "serviteurs bons et fidèles", afin de pouvoir prendre un jour part "à la joie de notre Seigneur".
http://www.vatican.va/holy_father/bened ... 16_fr.html

Re: La parabole des Talents

par Pneumatis » sam. 27 août 2011, 19:21

Griffon a écrit :Cool, Pneumatis, cool !
Personne ne sous-entend que l'Evangile manque de précision.
C'est vous seul qui déduisez cela. Juste pour pouvoir tenir votre petit jugement.

De plus, c'est loin de changer quoique ce soit à l'interprétation.
A moins que pour vous, ce soit fondamental que c'est celui qui ait reçu moins de talents qui ait cette réaction. Ce serait la première fois que j'entendrais cela.

Franchement, j'ai donné cette information pour ce qu'elle vaut.
Comme le commentaire de n'importe quel chrétien.
Et voilà que vous vous emballez.
Valtorta elle-même aurait été horrifiée de vous entendre parler de révélation incomplète.

Cordialement,

Griffon.
Je suis cool Griffon... J'ai sans doute rédigé mon message un peu vite, mais je vous assure qu'il n'avait rien de vindicatif. Mais en revanche je suis navré, s'il avait été nécessaire de préciser, comme le fait Maria Valtorta, que le mauvais serviteur avait reçu en fait plus que les autres, les évangiles l'auraient évidemment préciser. Il s'agit donc bien d'un ajout substantiel à la révélation, qui de ce fait n'a aucune légitimité. C'est tout ce que je voulais dire, et sans aucune animosité, promis ;)

Re: La parabole des Talents

par Griffon » sam. 27 août 2011, 18:21

Pneumatis a écrit :
Griffon a écrit :A titre d'information, chez Valtorta, celui qui a reçu un talent, reçoit en fait un talent d'or, contrairement aux autres qui reçoivent des talents d'argent.
Et donc, c'est lui qui a reçu le plus.

En tout cas, il est certain que l'égalité et le nivellement ne font pas partie du Royaume de Dieu.

Cordialement,

Griffon.
Bonjour Griffon,

Dans un autre fil de discussion il a été déjà question de ça : le seul fait de sous-entendre qu'il manque une précision à l'évangile pour pouvoir le comprendre (comme ici renverser entièrement le sens de cette parabole) disqualifie d'emblée ce récit comme étant une possible révélation privée. La révélation est complète.
Cool, Pneumatis, cool !
Personne ne sous-entend que l'Evangile manque de précision.
C'est vous seul qui déduisez cela. Juste pour pouvoir tenir votre petit jugement.

De plus, c'est loin de changer quoique ce soit à l'interprétation.
A moins que pour vous, ce soit fondamental que c'est celui qui ait reçu moins de talents qui ait cette réaction. Ce serait la première fois que j'entendrais cela.

Franchement, j'ai donné cette information pour ce qu'elle vaut.
Comme le commentaire de n'importe quel chrétien.
Et voilà que vous vous emballez.
Valtorta elle-même aurait été horrifiée de vous entendre parler de révélation incomplète.

Cordialement,

Griffon.

Re: La parabole des Talents

par papillon » sam. 27 août 2011, 17:53

Ce que j'ai compris de cette parabole, c'est que si nous ne sommes pas égaux pour ce qui est des talents et capacités reçus, il n'y a là aucune injustice, contrairement à ce qu'on serait porté à croire. La raison en est que ce qu'on a reçu ne nous a pas été donné pour nous-mêmes mais pour qu'on le fasse fructifier et qu'on le tranmette aux autres.
C'est en cela qu'il y a justice, que nous sommes tous égaux. Celui qui reçoit peu a le même devoir que les autres de travailler à le faire fructifier, selon ses capacités, pour accomplir le dessein de Dieu.

Explication de la Bible des peuples:

"Dieu mesure la façon dont on a mis en valeur ses talents, et le péché, c'est d'avoir gardé pour soi ce qu'on avait reçu.
Le péché entre autres des sociétés décadentes où il est devenu habituel de consommer ce qu'on a reçu: la formation humaine et morale qu'on ne transmettra pas, les bienfaits d'une famille où les parents ont su se sacrifier pour leurs enfants, et peut-être la parole de Dieu qu'on devait mettre en oeuvre pour réaliser son grand dessein sur le monde.
[...]
Cependant le plan de Dieu ne supprime en rien la liberté humaine. Bien des occasions se présentent de risquer et d'entreprendre, et souvent nous avons peur de nous mettre en avant : "Je ne suis pas le plus qualifié.". -Mais si ceux qui sont qualifiés n'ont pas bougé ? Alors reprenez-leur le talent et donnez-le à un autre."

Nous sommes tous qualifiés pour accomplir le dessein de Dieu, selon nos capacitées, qu'on ait reçu beaucoup ou peu.
Dire "je ne suis pas le plus qualifié" n'est qu'un prétexte pour ne rien faire. C'est un double péché, car en plus de ne pas vouloir agir, on en esquive la responsabilité.

Re: La parabole des Talents

par stephlorant » sam. 27 août 2011, 17:24

Le maître ne fait que reprendre les mots de son serviteur. Il lui dit : "Si c'est ainsi que tu me considères, je te prends à tes propres mots". Mais même dans ce cas, il suffisait à l'homme qui n'avait reçu qu'un talent de déposer la pièce confiée afin qu'elle rapporte quelque chose, mais il n'en a rien fait. Il a simplement enterré la pièce, un peu comme si sa présence dans la maison lui était due d'office, et qu'il n'y ait jamais de compte à rendre. Bien sûr qu'il y aura des comptes à rendre, lorsque l'on se dira fidèle et disciple du Christ !

Re: La parabole des Talents

par Pneumatis » sam. 27 août 2011, 17:19

Griffon a écrit :A titre d'information, chez Valtorta, celui qui a reçu un talent, reçoit en fait un talent d'or, contrairement aux autres qui reçoivent des talents d'argent.
Et donc, c'est lui qui a reçu le plus.

En tout cas, il est certain que l'égalité et le nivellement ne font pas partie du Royaume de Dieu.

Cordialement,

Griffon.
Bonjour Griffon,

Dans un autre fil de discussion il a été déjà question de ça : le seul fait de sous-entendre qu'il manque une précision à l'évangile pour pouvoir le comprendre (comme ici renverser entièrement le sens de cette parabole) disqualifie d'emblée ce récit comme étant une possible révélation privée. La révélation est complète.

A tous, on trouve d'ailleurs le commentaire de cette parabole (celle de Saint Luc, par contre) par les Pères de l'Eglise :
Saint Jérôme a écrit :Après avoir appelé ses apôtres, il leur confia la doctrine de l'Évangile. S'il donne à l'un plus, à l'autre moins, ce n'est ni prodigalité d'une part, ni parcimonie de l'autre; il proportionne ses dons à la capacité de ceux qui les reçoivent. C'est ainsi que l'Apôtre nous apprend qu'il avait nourri avec du lait ceux qui ne pouvaient supporter une nourriture plus solide. «Et il donne cinq talents à l'un, deux à l'autre», etc. Ces talents, au nombre de cinq, de deux et d'un, représentent les diverses grâces qui furent données à chacun d'eux.

[...]

«Mais son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux». Il l'appelle méchant serviteur, parce qu'il a osé calomnier son maître, et paresseux, parce qu'il n'a point doublé son talent, condamnant ainsi d'un côté son insolence, de l'autre sa négligence: «Puisque vous saviez, lui dit-il, que j'étais dur et cruel, et que j'exigeais ce qui ne m'appartenait pas, vous deviez comprendre que j'exigerais plus exactement ce qui m'appartient, et donner au banquier mon argent ou mes deniers» (le mot grec ñãõñéïí signifie l'un et l'autre). «Les paroles du Seigneur, dit le Psalmiste, sont des paroles pures, un argent eprouvé par le feu» (Ps 12,7). Cet argent, cette monnaie, c'est donc la prédication de l'Évangile, et la parole de Dieu qu'il aurait fallu donner à ceux qui l'auraient fait fructifier, c'est-à-dire ou à d'autres prédicateurs, ce que firent les Apôtres en établissant des prêtres et des évêques dans chaque province (Ac 14,23), ou bien à tous les fidèles pour leur faire produire le double, et rendre ce capital avec usure, en traduisant dans leurs œuvres les enseignements de cette divine parole.

[...]

Cette expression: «Ce qu'il paraît avoir lui sera enlevé», est pleine de justesse et d'à-propos, car tout don qui est en dehors de la foi en Jésus-Christ ne doit pas être attribué à celui qui en fait un mauvais usage, mais à celui qui n'a pas refusé, même au mauvais serviteur, ces dons naturels.
Saint Grégoire a écrit : Notre-Seigneur conclut cette parabole par cette maxime générale: «Car on donnera à celui qui a déjà», etc. En effet, celui qui a la charité reçoit aussi les autres dons, et celui qui ne possède pas cette vertu perd jusqu'aux dons qu'il paraissait avoir.
Saint Jean Chrysostome (Homélie 78) a écrit :Celui qui a reçu le don éclatant de la parole et de la doctrine, pour le mettre à profit, et qui n'en fait aucun usage, perd ce don, tandis que celui qui s'applique avec zèle à le faire fructifier obtient des grâces plus abondantes.
Origène a écrit :Or, s'il vous paraît dur qu'on soit jugé sévèrement pour n'avoir pas instruit les autres, rappelez-vous cette parole de l'Apôtre: «Malheur à moi si je n'évangélise» (1Co 9).

Re: La parabole des Talents

par Isabelle47 » sam. 27 août 2011, 17:11

mille excuses, j'avais mal lu, car deux hommes ont, en fait "doublé la mise"!

Ceci dit, ce maitre ne semble pas très sympathique, lui qui "moissonne là où il n'avait pas semé"... comment le prendre comme référence et lui faire confiance?
Je crois que je n'y comprends plus rien, finalement!

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