par jean_droit » jeu. 04 déc. 2008, 16:46
J'ai une vision tout à fait différente de cette bourgeoisie.
D'abord elle est loin d'être monolithique.
Il y à l'une des extrémités la haute-bourgeoisie et à l'autre la petite bourgeoisie. On a trop tendance à ne voir que la haute ou moyenne bourgeoisie. Pour la critiquer, bien sûr.
J'ai connu un certain nombre de bourgeois style XIX ou XX siècle.
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ressemblaient pas aux bougeois "hypocrites" décrits ici ou là.
Le premier est mon grand père maternel. Pied noir et colon à ses heures.
En bon grand bourgeois de son temps il était athé et franc-maçon.
J'ai rarement vu dans ma vie un homme d'une telle bonté, d'une telle ouverture au monde, d'une telle volonté de respecter les musulmans dans leurs coutumes et dans leur vie.
Au Portugal j'ai connu, aussi, des bourgeois qui étaient des notables et faisaient partie de cette époque.
Ce qui les caractérisait c'était leur haute conscience de leurs devoirs dans la société. La solidarité qu'ils manifestaient à tout un chacun m'a vraiment impressionné. A un moment où les lois sociales ne protégeaient pas une grande partie de la population ce sont ces bourgeois qui, très, souvent essayaient d'aider les miséreux. C'était le temps où les docteurs ne faisaient pas payer les pauvres et leur donnaient des médicaments. C'était le temps où les notables payaient leurs études aux plus méritants de ceux qui ne pouvaient se les payer.
Oui, on devrait revoir avec modestie cette vision que nous avons de la bourgeoisie du XIX et XX siècle.
De même on a bien su calomnier les ouvroirs. Ma mère, parfaite bourgeoise de ce temps, chaque semaine, passait quelques heures à tricoter pour les nécessiteux. Jusqu'à ce que la société de consommation remplace l'ouvroir par l'achat au Monoprix ou par le chèque, quand il y a chèque.
Ces bourgeois avaient, bien sûr, des principes moraux sans doute plus stricts que ceux de la bourgeoisie actuelle mais, pour moi, avoir des principes moraux n'est pas une tare.
Mes parents se sont fiancés et ont réussi, malgré les aléas de la vie, à rester mariés jusqu'à la fin de leur vie. Peut être, justement, que par leur éducation et par leurs principes moraux ils ont su surmonter la guerre, la maladie, la gêne matérielle, les conflits, l'usure du temps.
Franchement je ne pense pas que ce soient les bourgeois actuels qui peuvent se permettre de critiquer leurs lointains ancêtres dans l'ordre de la bourgeoisie. Et en terme d'hypocrisie je crois que le ponpon est pour ces bourgeois quadragénaires de notre siècle qui, comme on dit, "ont le coeur à gauche et le portefeuille à droite".
J'ai une vision tout à fait différente de cette bourgeoisie.
D'abord elle est loin d'être monolithique.
Il y à l'une des extrémités la haute-bourgeoisie et à l'autre la petite bourgeoisie. On a trop tendance à ne voir que la haute ou moyenne bourgeoisie. Pour la critiquer, bien sûr.
J'ai connu un certain nombre de bourgeois style XIX ou XX siècle.
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ressemblaient pas aux bougeois "hypocrites" décrits ici ou là.
Le premier est mon grand père maternel. Pied noir et colon à ses heures.
En bon grand bourgeois de son temps il était athé et franc-maçon.
J'ai rarement vu dans ma vie un homme d'une telle bonté, d'une telle ouverture au monde, d'une telle volonté de respecter les musulmans dans leurs coutumes et dans leur vie.
Au Portugal j'ai connu, aussi, des bourgeois qui étaient des notables et faisaient partie de cette époque.
Ce qui les caractérisait c'était leur haute conscience de leurs devoirs dans la société. La solidarité qu'ils manifestaient à tout un chacun m'a vraiment impressionné. A un moment où les lois sociales ne protégeaient pas une grande partie de la population ce sont ces bourgeois qui, très, souvent essayaient d'aider les miséreux. C'était le temps où les docteurs ne faisaient pas payer les pauvres et leur donnaient des médicaments. C'était le temps où les notables payaient leurs études aux plus méritants de ceux qui ne pouvaient se les payer.
Oui, on devrait revoir avec modestie cette vision que nous avons de la bourgeoisie du XIX et XX siècle.
De même on a bien su calomnier les ouvroirs. Ma mère, parfaite bourgeoise de ce temps, chaque semaine, passait quelques heures à tricoter pour les nécessiteux. Jusqu'à ce que la société de consommation remplace l'ouvroir par l'achat au Monoprix ou par le chèque, quand il y a chèque.
Ces bourgeois avaient, bien sûr, des principes moraux sans doute plus stricts que ceux de la bourgeoisie actuelle mais, pour moi, avoir des principes moraux n'est pas une tare.
Mes parents se sont fiancés et ont réussi, malgré les aléas de la vie, à rester mariés jusqu'à la fin de leur vie. Peut être, justement, que par leur éducation et par leurs principes moraux ils ont su surmonter la guerre, la maladie, la gêne matérielle, les conflits, l'usure du temps.
Franchement je ne pense pas que ce soient les bourgeois actuels qui peuvent se permettre de critiquer leurs lointains ancêtres dans l'ordre de la bourgeoisie. Et en terme d'hypocrisie je crois que le ponpon est pour ces bourgeois quadragénaires de notre siècle qui, comme on dit, "ont le coeur à gauche et le portefeuille à droite".