Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

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Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Fée Violine » sam. 10 janv. 2009, 13:34

Gemma a écrit :c'est parce qu'"il est né dans le village".
Quel choc ! je n'en revenais pas. On m'a dit aussi que personne ne savait qui j'étais ni d'où je venais et donc, on me laisse de côté.

Alors, faudra-t-il parler de soi? du rôti dans le four et des gens qui ont dit ou fait ceci ou cela ? n'est-ce pas mieux de parler de Jésus? Venir à la messe, communier au Corps du Christ et prier ensemble, n'est-ce pas déjà être unis au-delà du possible? Je ne suis pas venue pour copiner avec tout le monde (ça je le faisais avant ma conversion), mais pour chanter et prier. Pour vérifier que je sais le faire, je n'ai pas besoin de donner mon carnet de baptême ou de dire mon groupe sanguin quand même !!
Ça me rappelle mon arrivée ici (il y a 20 ans). Personne ne m'a demandé ce que je savais faire, on nous a juste donné le rôle des "pauvres de la paroisse" ! Les gens ont dit aussi "on ne sait pas d'où ils sortent etc". J'aurais pensé que pour le savoir, le plus simple c'est de demander, mais apparemment ça ne leur vient pas à l'esprit :-D
J'ai l'impression en effet qu'il n'est pas possible de parler directement de Jésus. Moi aussi je serais du genre à foncer dans le tas et à attaquer directement les sujets importants. Mais à la campagne, les règles de bienséance exigent qu'on commence par parler du temps qu'il fait, des petites choses, oui pourquoi pas du rôti et des voisins et tout ça. Les moeurs citadines leur font peur, je suppose. Il faut de la patience pour les apprivoiser.

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Gemma » sam. 10 janv. 2009, 12:33

olive a écrit : Pour votre "persécution" vous faites certainement plus de bien a l'Église, dans le monde invisible, en offrant votre souffrance ; que vous ne l'auriez fait dans le monde visible, en jouant de l'orgue.
Le Seigneur sait le pain quotidien qu'Il vous donne pour votre sanctification.

... je dis cela mais je prie bien pour vous car aucune croix n'ai agréable a porter.. même si son joug est léger, il est bien présent !

Vous n'êtes pas seule, nous aussi, les fidèles au Pape et au Magistère de ma paroisse, souffrons de vivre l'agonie de l'Église. en union de prière et de douleur.

Votre petite sœur Olive
C'est ce que ne cesse de me répéter mon père spirituel ! et je suis d'accord dans la mesure où Jésus me fait la consolation de me le faire sentir. Il aime que je sois avec Lui toute seule dans ma cellule qui, parfois, me semble plus remplie qu'une cathédrale !

Merci à vous tous. Je vais tenter de joindre mon évèque mais j'ai peur qu'il ne sois pas disponible. Toutefois je m'arme pour lui parler avec amour pour l'Eglise, car j'apprends ici de Josemaria ce que Saint François d'Assise avait déjà enseigné : l'Eglise est saint, un point c'est tout.

Dans tous les cas VOS PRIERES ONT ETE ENTENDUES !! car quelques jours avant Noël, nous sommes allés dans une petite église située à 6km de notre village. Nous l'aimons beaucoup pour sa petitesse et sa vétusté, pour son bon parfum de vielle église de pierre... On y donne qu'une seule messe par mois hélas, mais c'est un autre prêtre, une autre paroisse.

A la fin de la messe, avant que nous ne montions dans la voiture, une dame qui était assise devant moi à l'office est venue demander qui chantait parmi nous. J'étais très gênée, je ne croyais pas avoir chanté si fort... Mais enfin l'église est si petite, une voix travaillée, on ne peut pas la cacher longtemps.
Cette dame m'a dit de venir me joindre à la chorale pour la messe de Noël et (je n'en demandais pas tant) de diriger un ou deux chant. Quel beau cadeau pour moi de la part de Jésus!!
Pour une messe par mois, ça suffit largement à me combler ! Je suis très heureuse. ça s'est très bien passé.

Cependant, me voici à un tournant bizarre de mon histoire: lors de la messe de l'Epiphanie, dans ma paroisse cette fois, j'ai vu au pupitre comme chantre, un jeune homme que j'avais connu dans la grande ville au conservatoire. Il ne fait pas partie de la paroisse d'ici mais il y vient à la messe pour les vacances. Il vient tout juste d'être baptisé. J'ai ressenti de l'amertume de voir qu'on lui a demandé à lui, alors que j'avais proposé depuis longtemps et que je suis assidue à l'office dans ce village.
Je sais que je me comporte avec peu de maturité, comme une petite fille ainée, agacée qu'on ait favorisé son petit frère qui fait moins d'efforts!

Mais je suis allée voir ce prêtre dont je vous parle depuis le début afin de lui ouvrir mon coeur, chose difficile quand on sait que sa petite "bigote-concubine" est juste derrière la porte à tout écouter pour tout répéter (je n'exagère pas).
J'ai parlé quand même car je n'ai pas de honte, et il m'a répondu que si ce jeune homme avait été engagé pour faire le ténor au pupitre, c'est parce qu'"il est né dans le village".
Quel choc ! je n'en revenais pas. On m'a dit aussi que personne ne savait qui j'étais ni d'où je venais et donc, on me laisse de côté.

Alors, faudra-t-il parler de soi? du rôti dans le four et des gens qui ont dit ou fait ceci ou cela ? n'est-ce pas mieux de parler de Jésus? Venir à la messe, communier au Corps du Christ et prier ensemble, n'est-ce pas déjà être unis au-delà du possible? Je ne suis pas venue pour copiner avec tout le monde (ça je le faisais avant ma conversion), mais pour chanter et prier. Pour vérifier que je sais le faire, je n'ai pas besoin de donner mon carnet de baptême ou de dire mon groupe sanguin quand même !!

Priez pour que cesse cette tyrannie... Et que Jésus me pardonne pour mon tempérament de feu..!

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Raistlin » ven. 19 déc. 2008, 18:23

Théophane a écrit :Celui qui, apercevant les défauts et les misères de n'importe quel membre de l'Église, pour haut placé qu'il soit de par ses fonctions, sentirait diminuer sa foi en l'Église et au Christ, ferait preuve de bien peu de maturité. (...) Quand le Seigneur permet que la faiblesse humaine apparaisse, notre réaction doit être celle que nous aurions si nous voyions notre mère malade ou traitée avec indifférence : l'aimer davantage, lui donner davantage de marques extérieures et intérieures d'affection. (...) Ces défauts, chez notre sainte Mère, sont le résultat de l'action des hommes qui peuvent atteindre des limites extrêmes dans la malice, mais qui ne parviendront jamais à détruire, ni même à porter atteinte à ce que nous avons appelé la sainteté originelle et constitutive de l'Église.
Magnifique ! :clap:

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Théophane » ven. 19 déc. 2008, 17:38

C'est justement de cette façon que saint Josémaría aimait l'Église : parce qu'elle est sainte et qu'en elle uniquement se trouvent le salut et la vraie religion, et cela malgré les erreurs de chacun. D'un point de vue juridique, l'Église est une société parfaite en tant que personne morale, mais les personnes physiques qui la composent sont pécheresses.

Voici quelques autres paroles tirées d'une homélie de saint Josémaría Escrivá sur l'Église :

Celui qui, apercevant les défauts et les misères de n'importe quel membre de l'Église, pour haut placé qu'il soit de par ses fonctions, sentirait diminuer sa foi en l'Église et au Christ, ferait preuve de bien peu de maturité. (...) Quand le Seigneur permet que la faiblesse humaine apparaisse, notre réaction doit être celle que nous aurions si nous voyions notre mère malade ou traitée avec indifférence : l'aimer davantage, lui donner davantage de marques extérieures et intérieures d'affection. (...) Ces défauts, chez notre sainte Mère, sont le résultat de l'action des hommes qui peuvent atteindre des limites extrêmes dans la malice, mais qui ne parviendront jamais à détruire, ni même à porter atteinte à ce que nous avons appelé la sainteté originelle et constitutive de l'Église.

Homélie du 4 juin 1972

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Raistlin » ven. 19 déc. 2008, 11:29

J'aime beaucoup une anecdote qui raconte que saint Josémaría Escrivá disait qu'il aimait l'Église malgré tout ; c'est-à-dire malgré ses erreurs et celles des autres
Moi je n'aime pas trop cette attitude négative qui consiste à ne voir que les fautes de l'Eglise.
L'Eglise est Sainte et composée de pécheurs. N'oublions pas sa sainteté...

Quand j'aime une personne, j'aime d'abord ses qualités avant de penser que je l'aime "malgré ses défauts".

Fraternellement,

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par jean_droit » ven. 19 déc. 2008, 11:25

Et malgré tout elle tourne !
C'est là la miracle, Théophane, c'est là l'oeuvre du Saint Esprit.
Après tant de conflits, après tant de scandales, après tant d'hérésies, l'Eglise est toujours là.
C'est que la Grâce a surrabondé.
C'est que l'Eglise c'est, aussi, des saints et des saintes.

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Théophane » ven. 19 déc. 2008, 11:05

Cela m'attriste quand je vois dans quelle situation se trouvent nos paroisses et nos diocèses. L'Église est le lieu où l'on devrait s'aimer et se respecter, mais même là ce n'est pas toujours le cas. Déjà que dans le monde il n'y a plus d'amour entre les hommes, que va devenir l'Église si l'on s'y conduit aussi de cette façon ?

C'est justement mon amour pour l'Église qui me fait souffrir de constater certaines choses... Depuis que je pratique et que je suis engagé dans l'Église en tant que laïc (c'est-à-dire depuis déjà plusieurs années malgré mon jeune âge), j'ai vu et vécu beaucoup de choses qui m'ont profondément choqué et blessé. Mais après tout, si nous croyons en l'Église, ce n'est pas à cause des prêtres, des évêques ou du Saint-Père, mais à cause de Jésus.

J'aime beaucoup une anecdote qui raconte que saint Josémaría Escrivá disait qu'il aimait l'Église malgré tout ; c'est-à-dire malgré ses erreurs et celles des autres. Et comme l'a si bien écrit le Cardinal Ratzinger dans son chemin de croix en 2005, les vêtements et le visage de l'Église sont si sales et nous effraient ; mais en réalité c'est nous-mêmes qui les salissons.

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par olive » ven. 19 déc. 2008, 2:41

Bonjour,

Je pense aussi qu'il faut prévenir l'Évêque.
Le droit canon le prévoit, vous y êtes tenu, vous ferez l'obéissance ne vous en faites pas.
Une fois le problème dit, vous serez quitte devant Dieu. La petite Bernadette de Lourdes dit a son curé, en parlant des apparitions : Je suis chargée de vous le faire savoir, pas de vous convaincre.

Pour votre "persécution" vous faites certainement plus de bien a l'Église, dans le monde invisible, en offrant votre souffrance ; que vous ne l'auriez fait dans le monde visible, en jouant de l'orgue.
Le Seigneur sait le pain quotidien qu'Il vous donne pour votre sanctification.

... je dis cela mais je prie bien pour vous car aucune croix n'ai agréable a porter.. même si son joug est léger, il est bien présent !

Vous n'êtes pas seule, nous aussi, les fidèles au Pape et au Magistère de ma paroisse, souffrons de vivre l'agonie de l'Église. en union de prière et de douleur.

Votre petite sœur Olive

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par jean_droit » jeu. 18 déc. 2008, 9:44

S'adresser aux autorités de l'Eglise

Vous soulevez un problème délicat : faut-il s'adresser aux autorités de l'Eglise quand nous sommes en face d'un dysfontionnement ?

Pour ma part il me semble que la réponse doit être positive.

D'une certaine façon c'est une lâcheté que de laisser des problèmes en l'état. Mais, au delà même, de cette lâcheté il faut voir que, tôt ou tard, c'est l'Eglise même qui est perdante.

L'Eglise a un peu trop tendance, comme bien des institutions, à ne pas régler ses problèmes internes ou à les régler "en interne". Jusqu'à ce que le scandale apparaisse et éclabousse toute l'Eglise. L'épisode des prêtres pédophiles en est le meilleur exemple. De même le cas des prêtres vivant en concubinage.

Mais il faut prendre bien des précautions avant de s'adresser aux autorités éclesiastiques.

Et être conscient que ces autorités, comme toute autorité, auront tendance à évacuer ou édulcorer le problème. J'ai remarqué que, dans le milieu professionnel, quand une personne fait une réclamation elle est rarement entendue. Des fois pour des raisons légitimes, des fois par solidarité de la hiérarchie, des fois par peur de trancher dans le vif.

Si on prend le cas du refus très répandu dans le clergé français de la mise en place de la messe Saint Pie V, la commission pontificale ad hoc a reçu des centaines de réclamations et n'en a traitées qu'un petit nombre.

Mais cela veut-il dire qu'il ne faut pas réclamer parce que l'on suppose que la réaction sera négative ? A mon avis, non. Car nos évêques souvent nous surprennent par leur disponibilité intellectuelle et parce que nous ne pouvons et ne devons nous taire.

Ces réclamations doivent porter le moins possible sur des hommes et des femmes et, encore moins, sur des prêtres ce qui ne veut pas dire qu'il faut se taire.

Elles doivent être aussi positives que possible en transformant, par exemple, une réclamation en proposition et être faites d'abord pour le bien de la communauté et de l'Eglise.

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Fée Violine » mer. 17 déc. 2008, 13:51

Gemma a écrit : Encore une question : dois-je signaler tout ça à l'Evèque ?
Peut-être... Car ce n'est pas normal que cette dame empêche les gens de prier à l'église ou d'aller se confesser.
Mais il ne faudrait pas que ça aggrave la situation.
C'est délicat...

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Gemma » mer. 17 déc. 2008, 12:01

Fée Violine a écrit : Il y a des laïcs qui ont le pouvoir, et en général les gens qui ont un pouvoir ont tendance à le garder.
Donc on chante les mêmes chants, mais il y en a qui sont beaux, heureusement !
Merci de vos réactions et encouragements!
C'est vrai que certains chants sont beaux mais c'est surtout la façon de les chanter qui les rend utiles pour l'âme. Chanter avec coeur et foi...

Et... oui, il y a des laïcs qui ont des pouvoirs et qui préféreraient vous étriper du regard plutôt que de céder leur place pour une lecture ou autre... :diable:

Le fait est que le prêtre de ma paroisse est vieux, découragé et fatigué. Je pensais donc à tort que ma participation l'aiderait à dynamiser la liturgie. Merci de m'avoir fait prendre conscience de ce qui a peut-être pu se passer dans sa tête lors de son refus.

Pour ce qui est des laïcs, un autre problème se pose que je n'ai pas osé énoncer dans mon premier post : c'est que ce prêtre vit avec une vieille femme. Ce pourrait être moins scandaleux si elle était humble, douce et effacée mais il n'en est rien.. Elle lui parle avec autorité, l'appelle par son prénom, lui commande tout et lui servirait presque de cerveau ou de femme.... Elle fait écran entre les gens et lui, allant jusqu'à nous renvoyer quand on se présente à son domicile pour une confession.
Il est arrivé qu'elle me crie dessus dans la rue parce que j'allais prier dans son église bien propre et fleurie, alors que je ne participais pas aux activités de la paroisse.. et, lorsque je me suis présentée vous savez ce qui est arrivé.

Sarah :"Dites vous aussi que le prêtre refuse peut être pour ne pas "froisser" les laics..."
C'est ce que le prêtre m'a dit: "ils n'ont pas l'habitude". Mais j'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre comment un accord de harpe pourrait froisser quelqu'un..

Je n'ai pas de rancoeur car Jésus m'a amenée ici principalement pour que je sois initiée à la contemplation, loin des fréquentations frénétiques et des dispersions de ma vie de citadine. J'ai confiance.

Je prends le parti d'attendre et d'être principalement seule avec Jésus, chanter et jouer pour Lui doit me suffire pour l'instant. Vous avez tous raison sur le fait que les refus de l'Eglise nous rendent plus humbles et discrets. Sur cette croix, je suis à l'abri des tentations de pouvoir vécue par les paroissiens les plus investis. Je ne suis pas dans une "famille myriam" (je ne sais pas ce que c'est :oops: ) mais une simple famille de laïcs. Nous tentons de vivre le plus simplement et discrètement possible, de prier et de lire les Ecritures ensemble. Je dis mon petit bréviaire en attendant que Jésus m'ouvre la voix de ses prochaines volontés. Mon père spirituel est un moine bénédictin avec qui je correspond par courrier. Il m'a dit comme vous, ajoutant que Jésus attend la bonne heure pour moi, et, si c'est un monastère qui m'attend, je pourrais chanter jusqu'à la fin de mes jours pour mon Dieu sans frustration!! :rire:

Je ne peux pas changer de paroisse car ici, à 1400m d'altitude, la neige ne permet pas qu'on prenne la voiture. En plus on est pauvres et il y a des enfants dans la maison, dépenser l'essence n'est pas dans nos possibilités. Je suis totalement dépendante de la famille qui m'accueille et je pense que le Sacerdoce et l'Eucharistie ne changent pas en fonction des paroisses, heureusement!!
Jésus m'a fait la grâce de ne rien avoir à moi qui me permette de changer ses plans sans Lui. Les mésaventures d'un ami m'ont prouvé qu'"il nous en cuit" effectivement quand on veut forcer les portes de l'Eglise !

Priez beaucoup pour ma paroisse, et surtout pour ce prêtre qui semble avoir perdu le feu de ses jeunes années, qui semble si triste... Priez pour que les habitudes des villageois ne lui fasse pas peur!

Encore une question : dois-je signaler tout ça à l'Evèque ?

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par fil bleu » dim. 14 déc. 2008, 21:12

Prenez le temps de voir ce qui se passe dans le village et suivant les circonstances et les personnes rencontrées peut être de profiter d'une fête, de l'école de la maison de retraite, d'une animation pour montrer votre disponibilité et votre désir de paticiper car dans un village la vie de l'église est traversée par la vie du village. Et il est bon de savoir où sont les pouvoirs pour en tenir compte. Le prêtre parfois est loin d'avoir le pouvoir Mais si des liens se tissent avec des gens du village il pourra y avoir une ouverture à l'église. Pour cela il est bon de lire le N°9 ministère et vie des prêtres du concile vatican II De tout coeur avec vous pour avoir connnu pas mal de difficultés

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Fée Violine » dim. 14 déc. 2008, 17:12

sarah777 a écrit :Dites vous aussi que le prêtre refuse peut être pour ne pas "froisser" les laics...
C'est bien possible.
Dans ma paroisse (une petite ville) le jour où j'ai demandé timidement si ce ne serait pas possible de chanter de nouveaux chants à la messe, je me suis fait engueuler, j'ai eu l'impression d'avoir dit une idiotie. Il y a des laïcs qui ont le pouvoir, et en général les gens qui ont un pouvoir ont tendance à le garder.
Donc on chante les mêmes chants, mais il y en a qui sont beaux, heureusement !

Bon courage, Gemma! :coeur:

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par sarah777 » dim. 14 déc. 2008, 1:40

J'imagine que si vous êtes à la campagne, il va falloir chercher très loin une paroisse...est-ce la bonne solution??

Vous savez quand un prêtre arrive dans une paroisse, il se heurte exactement au même problème...et s'il veut ajouter une petite chose à la messe ou correspondre un peu plus avec Rome, il doit y aller avec des pattes de velours...car il est loin d'être le chef.
Si en plus vous êtes jeune, ils vont encore moins apprécier.
Dites vous aussi que le prêtre refuse peut être pour ne pas "froisser" les laics...

C'est très dur, on se sent rejeté de l'Eglise, etc... mais offrez-le au Seigneur, on apprend ainsi l'humilité et la patience.

Soit vous patientez, parfois des années, soit si c'est possible, vous faites des kilomètres pour assister aux offices...
Courage !!!

Re: Quand l'Eglise nous transperce le coeur...

par Zvjezdana62 » sam. 13 déc. 2008, 21:09

Choisir une autre paroisse ou un autre prêtre peut-être? Ils sont des humains comme nous tous, chacun d'eux dit, pense et agit différemment.

:)

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