par zélie » mer. 03 déc. 2008, 11:54
boujour Souricette,
vous savez, c'est autre chose qui se joue, de bien plus vaste qu'un simple regard de ministre sur son ministère, et je pense que je ne vous apprend rien.
Le démantèlement du service public tel que nous l'avons connu est en cours et bien avancé, pas que dans les écoles, mais dans tous les secteurs, secteurs sensibles s'il en faut: justice, sécurité, santé, éducation,...
Nous vivons une mutation profonde de nos valeurs pour des motifs financiers que je ne détaillerais pas, vous les connaissez peut-être mieux que moi, mais puisque vous parlez de l'école des tout-petits, restons sur ce point: j'ose à peine imaginer ce que serons les élèves de demain...
Il est prévu la disparition des écoles maternelles, vu que les toutes petites et petites sections n'existeront plus à la rentrée prochaine, et qu'à terme la grande section sera rattachée à l'école primaire.
Je pense aux enfants qui vont se retrouver à 5 ans à la "grande école", sans justement rien connaître de l'école et de l'apprentissage à plusieurs et de la vie de groupe qui accepte un cadre nécessaire à son apprentissage. On va leur demander d'apprendre à lire à 5 ans, sans être passé par l'apprentissage du rester assis, écouter l'autre, rester concentré quelques minutes, etc...
Une étude faite sous Luc Ferry, (dont M. Darcos était un collaborateur) a démontré que le plus fort taux d'échec scolaire en CP et en CE1 relevait des enfants scolarisés tardivement, en grande section... et que le taux d'échec social et professionnel à l'âge adulte était lié justement à cet échec au moment de l'entrée dans les apprentissages fondamentaux : lecture, écriture, comptage (donc en CP et CE1).
Voilà, on pourrait en dire beaucoup plus et débattre à souhait, ce que j'en retiens pour ma part c'est qu'on élabore notre société future en touchant aux enfants, on donne une chance ou on invalide un épanouissement futur, selon les orientations d'aujourd'hui: quels sont les citoyens de demain que le gouvernement cherche à fabriquer aujourd'hui?
boujour Souricette,
vous savez, c'est autre chose qui se joue, de bien plus vaste qu'un simple regard de ministre sur son ministère, et je pense que je ne vous apprend rien.
Le démantèlement du service public tel que nous l'avons connu est en cours et bien avancé, pas que dans les écoles, mais dans tous les secteurs, secteurs sensibles s'il en faut: justice, sécurité, santé, éducation,...
Nous vivons une mutation profonde de nos valeurs pour des motifs financiers que je ne détaillerais pas, vous les connaissez peut-être mieux que moi, mais puisque vous parlez de l'école des tout-petits, restons sur ce point: j'ose à peine imaginer ce que serons les élèves de demain...
Il est prévu la disparition des écoles maternelles, vu que les toutes petites et petites sections n'existeront plus à la rentrée prochaine, et qu'à terme la grande section sera rattachée à l'école primaire.
Je pense aux enfants qui vont se retrouver à 5 ans à la "grande école", sans justement rien connaître de l'école et de l'apprentissage à plusieurs et de la vie de groupe qui accepte un cadre nécessaire à son apprentissage. On va leur demander d'apprendre à lire à 5 ans, sans être passé par l'apprentissage du rester assis, écouter l'autre, rester concentré quelques minutes, etc...
Une étude faite sous Luc Ferry, (dont M. Darcos était un collaborateur) a démontré que le plus fort taux d'échec scolaire en CP et en CE1 relevait des enfants scolarisés tardivement, en grande section... et que le taux d'échec social et professionnel à l'âge adulte était lié justement à cet échec au moment de l'entrée dans les apprentissages fondamentaux : lecture, écriture, comptage (donc en CP et CE1).
Voilà, on pourrait en dire beaucoup plus et débattre à souhait, ce que j'en retiens pour ma part c'est qu'on élabore notre société future en touchant aux enfants, on donne une chance ou on invalide un épanouissement futur, selon les orientations d'aujourd'hui: quels sont les citoyens de demain que le gouvernement cherche à fabriquer aujourd'hui?