par coeurderoy » jeu. 22 janv. 2009, 12:12
Bonjour Anne,
et merci de votre petit message, la répugnance de nos contemporains trouve évidemment sa source dans la peur des fins dernières. Par ailleurs la désaffection d'une partie du clergé vis à vis des reliques qu'on remise honteusement dans des coins de sacristie poussiéreux vient aussi d'une incompréhension de ce culte facilement assimilé au fétichisme. lorsqu'on voit, dans les familles, le soin qu'on a à se transmettre les souvenirs, photos, etc de tel ou tel aïeul...ce qui est légitime.
Le culte des reliques, remontant aux tous premiers siècles de l'Eglise est empreint de respect pour notre dépouille charnelle, par ailleurs on n'imagine guère le nombre d'oeuvres d'Art Sacré qu'il fit naître : déambulatoires des églises permettant d'accéder aux "corps saints" lorsque, les sortant des cryptes, on commença à les proposer à la vénération des fidèles, développement des métiers des arts précieux (orfèvres, émailleurs, ivoiriers, gemmiers) qui firent de Paris une capitale européenne de ces métiers dés le XIII ème s. ,construction des reliquaires "de pierre" que sont les Saintes-Chapelles royales ou princières destinées aux reliques de la Passion, sans parler du développement économique des villes et bourgs possédant des églises de pèlerinage (Limoges, Tours, Toulouse par ex.)
La France qui, jusqu'n 1792 était, avec l'Italie, l'un des pays d'Europe les plus riches en oeuvres d'art de ce type en est réduite aujourd'hui à en admirer les vestiges dans les musées car bien des reliques fameuses (corps de Saint-Martin à Tours) ont été la proie du fanatisme dés le XVI ème s. Raison de plus de conserver et respecter comme ilse doit ces vestiges glorieux pour lesquels l'Eglise a composé un office liturgique !
Ci-desous : châsse de Saint Taurin d'Evreux, XIIIème s., Sainte Chapelle du château de Châteaudun (XVème s.), reliquaire du chef de Sainte Valérie (Chambon-sur Voueize, Creuse, XVème s.)
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[justifier]Bonjour Anne,
et merci de votre petit message, la répugnance de nos contemporains trouve évidemment sa source dans la peur des fins dernières. Par ailleurs la désaffection d'une partie du clergé vis à vis des reliques qu'on remise honteusement dans des coins de sacristie poussiéreux vient aussi d'une incompréhension de ce culte facilement assimilé au fétichisme. lorsqu'on voit, dans les familles, le soin qu'on a à se transmettre les souvenirs, photos, etc de tel ou tel aïeul...ce qui est légitime.
Le culte des reliques, remontant aux tous premiers siècles de l'Eglise est empreint de respect pour notre dépouille charnelle, par ailleurs on n'imagine guère le nombre d'oeuvres d'Art Sacré qu'il fit naître : déambulatoires des églises permettant d'accéder aux "corps saints" lorsque, les sortant des cryptes, on commença à les proposer à la vénération des fidèles, développement des métiers des arts précieux (orfèvres, émailleurs, ivoiriers, gemmiers) qui firent de Paris une capitale européenne de ces métiers dés le XIII ème s. ,construction des reliquaires "de pierre" que sont les Saintes-Chapelles royales ou princières destinées aux reliques de la Passion, sans parler du développement économique des villes et bourgs possédant des églises de pèlerinage (Limoges, Tours, Toulouse par ex.)
La France qui, jusqu'n 1792 était, avec l'Italie, l'un des pays d'Europe les plus riches en oeuvres d'art de ce type en est réduite aujourd'hui à en admirer les vestiges dans les musées car bien des reliques fameuses (corps de Saint-Martin à Tours) ont été la proie du fanatisme dés le XVI ème s. Raison de plus de conserver et respecter comme ilse doit ces vestiges glorieux pour lesquels l'Eglise a composé un office liturgique ![/justifier]
Ci-desous : châsse de Saint Taurin d'Evreux, XIIIème s., Sainte Chapelle du château de Châteaudun (XVème s.), reliquaire du chef de Sainte Valérie (Chambon-sur Voueize, Creuse, XVème s.)