par Etrigan » mer. 21 janv. 2009, 14:59
Les croisades, aussi regrettables fussent-elles, étaient des actes de légitimes défense. En outre, il ne faut pas juger ce qui se faisait à une époque avec notre vision moderne des choses, car ça n'a pas beaucoup de sens.
Est-ce que tuer un homme n'a pas le même sens de nos jours ?
Vous donnez là des exemples de mon propos. Tu ne tueras pas....sauf si....
Et pour les cathares, nous avons suffisamment montré que l'Eglise a d'abord tout fait pour éviter le bain de sang.
Elle a tout fait sauf...les tolérer et les aimer !
Vous pointez quelque chose d'intéressant même si vous ne citez aucune source permettant d'affirmer que l'Eglise n'a rien fait pour les aimer et les tolérer. Attention à ne pas vous laisser gagner par vos émotions.
Il me semble que l'Eglise étant réceptionnaire d'un message, d'une nouvelle information destinée à purifier et à transformer le monde, Message du Christ, elle peut difficilement accepter que ce Message soit modifié, transformé ou perverti car de la cohérence et de la bonne réception de ce message dépend le salut de l'humanité.
Je ne suis évidemment pas pour tuer ceux qui ne pensent pas droit ! Et ne connaissant rien à l'histoire de l'Eglise avec les Cathares, je me garderais bien de rentrer dans des analyses pleines de présupposé.
Je note tout de même que, selon l'AT, Dieu a envoyé les Israéliens en déportation après la destruction de Jérusalem par le roi de Babylone, parce que ces derniers avaient trahis son message et pervertis leur comportement. Si Dieu en vient à de telles extrémités, l'Eglise reste finalement raccord.
Franchement, je ne vois pas pourquoi le célibat des prêtres et des religieux pose tant de problèmes à nos contemporrains...
Parce que les braves gens n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux !
Le célibat n'est pas un mode de vie "naturel" ! Le naturel, c'est d'assurer la continuité de l'espèce humaine en vivant en couple pour élever des enfants.
Pour les gens dans cette position, le célibat est un état douteux: il cache peut-être une infirmité ou une perversité...
Et dès qu'un célibataire se révèle infirme ou pervers, ces gens y voient une confirmation de leur crainte...
Voilà, du moins, l'idée que j'en ai !
Dans notre époque matérialiste et viscéralement attachée à la quête de la jouissance, tout ce qui contrevient à l'idéologie du désir choque et s'avère insupportable.
"Ces bons hommes là ne jouissent même pas ?" se demandent-ils avec angoisse : avec angoisse, oui, car si leur mode de vie s'avère respectable, alors on peut atteindre le bonheur, voire la béatitude, autrement qu'en accumulant et autrement qu'un partouzant (façon de parler). Mais cela impliquerait de lourds efforts, une transformation du mode de vie et une remise en cause de valeurs déjà ancrées dans nos têtes : crypto-fascisme mondialisé du capitalisme anti-chrétien.
C'est pour la même raison que tout le monde rigole en parlant de la Virginité de Marie : l'idée que cette femme fut vierge leur ait insupportable car il est impératif pour une femme de prendre son pied, d'être sexuellement libérée, etc. Sans compter que le pauvre Joseph n'a rien fait à la belle enfant, ce qui accroit l'angoisse de manière dramatique : déjà que les hommes sont en compétition pour séduire les femmes (la solitude, fléau de notre temps), si en plus il faut concurrencer Dieu (bonnes soeurs et autres dévouées...), le pauvre type qui espère tirer son coup ne peut que pleurer devant son film porno norvégien le soir en rentrant chez lui.
Marrant car, aujourd'hui, le meilleur moyen d'être subversif (c'est tendance de l'être), consiste justement à prôner la chasteté, l'abstinence, le respect de son corps, de l'intégrité physique de l'autre, etc. Finalement, les jouisseurs de tout poil sont de bons béotiens inféodés à l'idéologie dominante.
Exemple récent : Onfray qui, dans le Traité d'Athéologie, fait l'apologie de la sodomie comme moyen pour la femme d'avoir des rapports sexuels sans risquer de tomber enceinte : admirable casuistique ; à croire que toutes les femmes meurent d'envie de se faire sodomiser : ainsi voit-on que le "philosophe", qui prétend aimer les femmes, pense surtout à sa queue (pardonner moi le terme) : préparer, en partant de Socrate, un futur cheptel de femmes libérées, voilà un bel effort de la pensée !
[quote]Les croisades, aussi regrettables fussent-elles, étaient des actes de légitimes défense. En outre, il ne faut pas juger ce qui se faisait à une époque avec notre vision moderne des choses, car ça n'a pas beaucoup de sens.
Est-ce que tuer un homme n'a pas le même sens de nos jours ?
Vous donnez là des exemples de mon propos. Tu ne tueras pas....sauf si....
Et pour les cathares, nous avons suffisamment montré que l'Eglise a d'abord tout fait pour éviter le bain de sang.
Elle a tout fait sauf...les tolérer et les aimer ![/quote]
Vous pointez quelque chose d'intéressant même si vous ne citez aucune source permettant d'affirmer que l'Eglise n'a rien fait pour les aimer et les tolérer. Attention à ne pas vous laisser gagner par vos émotions.
Il me semble que l'Eglise étant réceptionnaire d'un message, d'une nouvelle information destinée à purifier et à transformer le monde, Message du Christ, elle peut difficilement accepter que ce Message soit modifié, transformé ou perverti car de la cohérence et de la bonne réception de ce message dépend le salut de l'humanité.
Je ne suis évidemment pas pour tuer ceux qui ne pensent pas droit ! Et ne connaissant rien à l'histoire de l'Eglise avec les Cathares, je me garderais bien de rentrer dans des analyses pleines de présupposé.
Je note tout de même que, selon l'AT, Dieu a envoyé les Israéliens en déportation après la destruction de Jérusalem par le roi de Babylone, parce que ces derniers avaient trahis son message et pervertis leur comportement. Si Dieu en vient à de telles extrémités, l'Eglise reste finalement raccord.
[quote]Franchement, je ne vois pas pourquoi le célibat des prêtres et des religieux pose tant de problèmes à nos contemporrains...
Parce que les braves gens n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux !
Le célibat n'est pas un mode de vie "naturel" ! Le naturel, c'est d'assurer la continuité de l'espèce humaine en vivant en couple pour élever des enfants.
Pour les gens dans cette position, le célibat est un état douteux: il cache peut-être une infirmité ou une perversité...
Et dès qu'un célibataire se révèle infirme ou pervers, ces gens y voient une confirmation de leur crainte...
Voilà, du moins, l'idée que j'en ai ![/quote]
Dans notre époque matérialiste et viscéralement attachée à la quête de la jouissance, tout ce qui contrevient à l'idéologie du désir choque et s'avère insupportable.
"Ces bons hommes là ne jouissent même pas ?" se demandent-ils avec angoisse : avec angoisse, oui, car si leur mode de vie s'avère respectable, alors on peut atteindre le bonheur, voire la béatitude, autrement qu'en accumulant et autrement qu'un partouzant (façon de parler). Mais cela impliquerait de lourds efforts, une transformation du mode de vie et une remise en cause de valeurs déjà ancrées dans nos têtes : crypto-fascisme mondialisé du capitalisme anti-chrétien.
C'est pour la même raison que tout le monde rigole en parlant de la Virginité de Marie : l'idée que cette femme fut vierge leur ait insupportable car il est impératif pour une femme de prendre son pied, d'être sexuellement libérée, etc. Sans compter que le pauvre Joseph n'a rien fait à la belle enfant, ce qui accroit l'angoisse de manière dramatique : déjà que les hommes sont en compétition pour séduire les femmes (la solitude, fléau de notre temps), si en plus il faut concurrencer Dieu (bonnes soeurs et autres dévouées...), le pauvre type qui espère tirer son coup ne peut que pleurer devant son film porno norvégien le soir en rentrant chez lui.
Marrant car, aujourd'hui, le meilleur moyen d'être subversif (c'est tendance de l'être), consiste justement à prôner la chasteté, l'abstinence, le respect de son corps, de l'intégrité physique de l'autre, etc. Finalement, les jouisseurs de tout poil sont de bons béotiens inféodés à l'idéologie dominante.
Exemple récent : Onfray qui, dans le Traité d'Athéologie, fait l'apologie de la sodomie comme moyen pour la femme d'avoir des rapports sexuels sans risquer de tomber enceinte : admirable casuistique ; à croire que toutes les femmes meurent d'envie de se faire sodomiser : ainsi voit-on que le "philosophe", qui prétend aimer les femmes, pense surtout à sa queue (pardonner moi le terme) : préparer, en partant de Socrate, un futur cheptel de femmes libérées, voilà un bel effort de la pensée !