par zélie » mar. 17 févr. 2009, 12:09
BJLP a écrit :
Mais voila Dieu veut des hommes debout, qui travaillent et prient
Et d'autres veulent des hommes courbés, qui travaillent et qui rapportent...
A propos des enfants de trois ans et moins:
le Parisien.fr a écrit :Parmi les 2,4 millions de bambins français de moins de 3 ans, 60% sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine, selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques des ministères sociaux) réalisée en 2007. Mais l'enquête publiée lundi révèle aussi que le choix du mode de garde varie fortement en fonction du niveau de vie et du lieu de résidence(... )
Après les parents (63% des cas), c'est l'accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18%),
devant la garde dans une structure d'accueil collectif (10%).
Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un congé parental «plus court» tout en
souhaitant poursuivre le développement des modes de garde des moins de 3 ans.
de:
http://www.leparisien.fr/societe/60-des ... 413444.php
et à coté, à propos des modes de garde des enfants de moins de 6 ans, le témoignage d'une femme anglaise, mère de famille, après la "vague ultra-libérale":
"J’ai eu envie de partager mon expérience avec les parents car au cours d’une réunion, des parents ont parlé des réformes de l’éducation nationale en France et des craintes pour la maternelle. Les mêmes réformes ont déjà eu lieu en Angleterre il y a quelques années.
À l’époque où ma fille allait en maternelle, c’était comme en France. L’école était Publique, Laïque et surtout gratuite. Mary pouvait aller à l’école tous les jours. Elle avait beaucoup d’amis qui habitaient dans le quartier, tous les parents étaient voisins et se parlaient. C’était très convivial.
Lorsque mon fils Julian a eu l’âge d’aller en maternelle, à 3 ans, ce n’était plus possible pour lui d’aller à l’école publique parce-que beaucoup d’écoles avaient fermé. La seule école publique qui restait n’avait pas de place, il reste peu d’école maternelles publiques en Angleterre. Il y avait beaucoup d’écoles privées, toutes payantes.
Au début, avec la suppression de la carte scolaire, on pensait avoir le choix, le gouvernement édite un classement des établissements scolaires et en plus, les résultats des évaluations nationales sont publiés dans les journaux. Quand on choisit une école privée, on regarde les locaux, l’environnement, les équipements, la motivation des équipes ... Toutes ces écoles fonctionnent comme des entreprises.
En fait, on a pas vraiment le choix, le prix est le critère le plus souvent regardé par les familles, j’ai choisi l’école la moins chère et la plus proche de chez moi. Mon fils n’allait pas à l’école avec ses voisins, chacun avait choisi une école différente, parfois les gens font de longs trajets pour aller à l’école de leur choix. Je n’ai jamais rencontré les parents de l’école de mon fils.
Il y a 4 ans, pour une journée à l’école, il fallait payer 25 euros par jour (cantine comprise). Ce n’était pas une école chère mais il n’y allait que 2 matinées par semaine.
Aujourd’hui, un site du gouvernement (http://www.directgov.co.uk) annonce que ça coûte au minimum 1000 euros par mois. Le prix a augmenté de 7% cette année. Il faut environ 15 000 euros par an pour un plein temps dans une école maternelle.
Le gouvernement dit que c’est un bon prix : moins de 5 euros de l’heure, ça leur semble correct.
Il existe des aides pour certaines familles, 12, 5 heures par semaine pour 38 semaines, mais c’est trop difficile de les obtenir, les dossiers sont difficiles à remplir, les papiers sont longs et compliqués à faire. Les démarches sont impossibles".
de :
http://34.snuipp.fr/spip.php?article550
Donc les écoles maternelles, qui sont aussi dans les visées de la politique familiale gouvernementale actuelle, que deviennent-elles, et quelles seraient les conséquences de leur disparition?
Conclusions de l'article "Chronique d’une mort annoncée : L’école maternelle" de http://www.avenirdattac.net/spip.php?article186
A ce stade, le problème de la privatisation du secteur de la petite enfance pose aussi toutes ces questions annexes :
(...)
L’accueil payant obligera les familles les plus défavorisées à renoncer à y placer leurs enfants alors que c’est justement dans ce type de familles que la scolarisation précoce apporte le plus.
(...)
Après l’école à 2 vitesses, la crèche, puis la maternité, puis le bocal d’insémination à 2 vitesses ? (...)
Les femmes sont les premières touchées par le travail précaire, partiel, non choisi… La suppression des écoles maternelles va toucher de plein fouet le droit au travail des femmes des classes sociales les plus modestes. De plus, principales salariées de ces structures très féminisées, ce sont elles qui vont subir ces nouveaux emplois précaires, à l’heure, rémunérés au lance-pierre, sans aucune sécurité d’emploi.
(...)l’école maternelle est notre exception éducative française. Elle concourt à garantir l’égalité des chances dans le cadre d’une scolarité laïque, gratuite, pour tous. C’est encore un espace politique de solidarité qui est en train d’être ravagé.
Bon nombre de pays européens n’ont pas d’écoles maternelles. Ils n’en auront pas, et la nôtre est en train de disparaître sous nos yeux ! (...)
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) se moque de nos maternelles, comme de l’esprit des lois ! Dans le cadre de l’AGCS, l’offensive en matière de services est donnée par l’Union européenne, avec la France de Pascal Lamy en tête et le « flegme anglais » d’un Mandelson en suivant.
Ce sont les politiques locales, régionales, et nationales françaises (voir la liste des textes de loi ci-après), qui, depuis plusieurs décennies, ancrent nos villes et villages dans ces logiques mortifères.(...)
Donc une politique familiale de retour à l'emploi des femmes les plus pauvres au plus tôt, avec 10 % de places en crèche, plus d'école maternelle, et des enfants en rupture de socialisation sereine et constructive.
Ca va faire monter le nombre d'avortements, youpi

, il y aura moins de chômage et de retraités, moins de frais d'éducation... Quelle économie

!
Ah, argent, quand tu nous tiens

!
C'est quand même préoccupant...

[quote="BJLP"]
Mais voila Dieu veut des hommes debout, qui travaillent et prient
[/quote]
Et d'autres veulent des hommes courbés, qui travaillent et qui rapportent...
A propos des enfants de trois ans et moins:
[quote="le Parisien.fr"][u]Parmi les 2,4 millions de bambins français de moins de 3 ans, 60% sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine[/u], selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques des ministères sociaux) réalisée en 2007. Mais l'enquête publiée lundi révèle aussi que le choix du mode de garde varie fortement en fonction du niveau de vie et du lieu de résidence(... )
Après les parents (63% des cas), c'est l'accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18%), [b][u]devant la garde dans une structure d'accueil collectif (10%[/u]).[/b]
Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un congé parental «plus court» tout en [b][u]souhaitant poursuivre le développement des modes de garde des moins de 3 ans[/u][/b].
de: [url]http://www.leparisien.fr/societe/60-des-moins-de-3-ans-gardes-par-leurs-parents-16-02-2009-413444.php[/url]
[/quote]
et à coté, à propos des modes de garde des enfants de moins de 6 ans, le témoignage d'une femme anglaise, mère de famille, après la "vague ultra-libérale":
[color=#0080BF]"[i]J’ai eu envie de partager mon expérience avec les parents car au cours d’une réunion, des parents ont parlé des réformes de l’éducation nationale en France et des craintes pour la maternelle. Les mêmes réformes ont déjà eu lieu en Angleterre il y a quelques années.
À l’époque où ma fille allait en maternelle, c’était comme en France. L’école était Publique, Laïque et surtout gratuite. Mary pouvait aller à l’école tous les jours. Elle avait beaucoup d’amis qui habitaient dans le quartier, tous les parents étaient voisins et se parlaient. C’était très convivial.
Lorsque mon fils Julian a eu l’âge d’aller en maternelle, à 3 ans, ce n’était plus possible pour lui d’aller à l’école publique parce-que beaucoup d’écoles avaient fermé. La seule école publique qui restait n’avait pas de place, il reste peu d’école maternelles publiques en Angleterre. Il y avait beaucoup d’écoles privées, toutes payantes.
Au début, avec la suppression de la carte scolaire, on pensait avoir le choix, le gouvernement édite un classement des établissements scolaires et en plus, les résultats des évaluations nationales sont publiés dans les journaux. Quand on choisit une école privée, on regarde les locaux, l’environnement, les équipements, la motivation des équipes ... Toutes ces écoles fonctionnent comme des entreprises.
En fait, on a pas vraiment le choix, le prix est le critère le plus souvent regardé par les familles, j’ai choisi l’école la moins chère et la plus proche de chez moi. Mon fils n’allait pas à l’école avec ses voisins, chacun avait choisi une école différente, parfois les gens font de longs trajets pour aller à l’école de leur choix. Je n’ai jamais rencontré les parents de l’école de mon fils.
Il y a 4 ans, pour une journée à l’école, il fallait payer 25 euros par jour (cantine comprise). Ce n’était pas une école chère mais il n’y allait que 2 matinées par semaine.
Aujourd’hui, un site du gouvernement (http://www.directgov.co.uk) annonce que ça coûte au minimum 1000 euros par mois. Le prix a augmenté de 7% cette année. Il faut environ 15 000 euros par an pour un plein temps dans une école maternelle.
Le gouvernement dit que c’est un bon prix : moins de 5 euros de l’heure, ça leur semble correct.
Il existe des aides pour certaines familles, 12, 5 heures par semaine pour 38 semaines, mais c’est trop difficile de les obtenir, les dossiers sont difficiles à remplir, les papiers sont longs et compliqués à faire. Les démarches sont impossibles".[/i][/color]
de : [url]http://34.snuipp.fr/spip.php?article550[/url]
Donc les écoles maternelles, qui sont aussi dans les visées de la politique familiale gouvernementale actuelle, que deviennent-elles, et quelles seraient les conséquences de leur disparition?
[color=#000040]Conclusions de l'article "Chronique d’une mort annoncée : L’école maternelle" de [url]http://www.avenirdattac.net/spip.php?article186[/url]
[i]A ce stade, le problème de la privatisation du secteur de la petite enfance pose aussi toutes ces questions annexes :
(...)
L’accueil payant obligera les familles les plus défavorisées à renoncer à y placer leurs enfants alors que c’est justement dans ce type de familles que la scolarisation précoce apporte le plus.
(...)
Après l’école à 2 vitesses, la crèche, puis la maternité, puis le bocal d’insémination à 2 vitesses ? (...)
Les femmes sont les premières touchées par le travail précaire, partiel, non choisi… La suppression des écoles maternelles va toucher de plein fouet le droit au travail des femmes des classes sociales les plus modestes. De plus, principales salariées de ces structures très féminisées, ce sont elles qui vont subir ces nouveaux emplois précaires, à l’heure, rémunérés au lance-pierre, sans aucune sécurité d’emploi.
(...)l’école maternelle est notre exception éducative française. Elle concourt à garantir l’égalité des chances dans le cadre d’une scolarité laïque, gratuite, pour tous. C’est encore un espace politique de solidarité qui est en train d’être ravagé.
Bon nombre de pays européens n’ont pas d’écoles maternelles. Ils n’en auront pas, et la nôtre est en train de disparaître sous nos yeux ! (...)
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) se moque de nos maternelles, comme de l’esprit des lois ! Dans le cadre de l’AGCS, l’offensive en matière de services est donnée par l’Union européenne, avec la France de Pascal Lamy en tête et le « flegme anglais » d’un Mandelson en suivant.
Ce sont les politiques locales, régionales, et nationales françaises (voir la liste des textes de loi ci-après), qui, depuis plusieurs décennies, ancrent nos villes et villages dans ces logiques mortifères.(...)[/i][/color]
Donc une politique familiale de retour à l'emploi des femmes les plus pauvres au plus tôt, avec 10 % de places en crèche, plus d'école maternelle, et des enfants en rupture de socialisation sereine et constructive.
Ca va faire monter le nombre d'avortements, youpi :/ , il y aura moins de chômage et de retraités, moins de frais d'éducation... Quelle économie :wow: !
Ah, argent, quand tu nous tiens :diable: !
C'est quand même préoccupant... :(