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par Christian » mar. 09 août 2005, 8:55
...l'homme est l'intendant des biens mis par Dieu à sa disposition. Il n'est pas autorisé à en abuser, mais ces biens sont à son service et non l'inverse.
par bajulans » sam. 06 août 2005, 23:29
par zefdebruz » dim. 05 juin 2005, 15:21
par Christian » dim. 05 juin 2005, 13:16
lorsque Jésus dit " Faites vous des amis avec l'argent trompeur, pour que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles " il expose au contraire de manière ironique ce qu'il faut éviter de faire : seul Dieu a le pouvoir d'accueillir dans les demeures éternelles, certainement pas des " amis" achetés !
Par ailleurs que dire du maître louant ensuite son gérant malhonnête pour son ingéniosité: comment pouvez vous confondre dans cette parabole ce maître avec le Père Eternel ? Surtout quand Jésus les assimile aux fils de ce monde, plus habiles entre eux que les fils de la Lumière.
par Christian » sam. 04 juin 2005, 22:46
par zefdebruz » sam. 04 juin 2005, 22:39
par Christian » sam. 04 juin 2005, 19:35
Falk Van Gaver Le principal agent du mépris de la Création et de l'exploitation égoïste des ressources naturelles est une société déchristianisée, ayant perdu le respect des oeuvres de Dieu et l'espérance d'un salut cosmique englobant toutes les créatures." (p. 28) Falk Van Gaver encore: "Le monde n'est pas en notre possession, il s'agit d'un don (...) L'ascèse, la chasteté, la maîtrise de soi signifient que nous devons volontairement limiter notre production et notre consommation en faisant une distinction cruciale entre ce que nous désirons et ce dont nous avons besoin. Le sacrifice est la dimension qui manque à l'éthique moderne de l'environnement et à toute action écologique". (pp. 59-60) Christian a écrit: Je viens de faire un commentaire dans ma paroisse du très curieux évangile du ‘gérant malhonnête' (Lc, 16), qui ne m’a pas valu que des enthousiasmes, mais qui je crois réfute ce[s] affirmation[s] de Falk Van Gaver. Christophe Pouvez-vous préciser dans quelle mesure la parabole de l'intendant infidèle vous semble réfuter l'affirmation de Falk van Gaver ?
par Christian » ven. 03 juin 2005, 21:53
par Christophe » jeu. 02 juin 2005, 21:15
MB a écrit :Question, donc : le pouvoir donné par Dieu est-il a priori indifférent à son contenu ou à son usage ?
[align=justify]I. Tout pouvoir provient de Dieu " Que si l'on veut déterminer la source du pouvoir dans l'Etat, l'Eglise enseigne avec raison qu'il la faut chercher en Dieu. C'est ce qu'elle a trouvé exprimé avec évidence dans les saintes Lettres et dans les monuments de l'antiquité chrétienne. [...] Cette origine divine de l'autorité humaine est attestée de la façon la plus claire en maints passages de l'ancien Testament : " C'est par moi que règnent les rois, par moi que les souverains commandent, que les arbitres des peuples rendent la justice (Prov., VIII, 15-16)." [...] Et, en effet, la doctrine et la morale de Jésus-Christ ont trouvé un écho fidèle dans la prédication des Apôtres. On connaît l'enseignement sublime et décisif que saint Paul donnait aux Romains, bien qu'ils fussent soumis à des empereurs païens. " Il n'y a de pouvoir que celui qui vient de Dieu (Tract. CXVI in Joan., n.5)." D'où l'Apôtre déduit, comme une conséquence, que " le souverain est le ministre de Dieu (Ad. Rom., XIII, 1, 4)." " S.S. le Pape Léon XIII, Encyclique Diuturnum illud, "Sur l'origine du pouvoir civil" (1881) Le Magistère de l'Eglise reconnaît en Dieu la source unique et naturelle de toute autorité humaine. Dans l'ordre politique, le souverain est ministre de Dieu : la souveraineté est exercée au nom de Dieu et son seul objet est d’œuvrer à accomplir le bien commun, qui est la volonté de Dieu pour la Cité.[/align]
par MB » jeu. 02 juin 2005, 18:13
par MB » jeu. 02 juin 2005, 18:01
VexillumRegis a écrit :[align=justify]Je dois dire que je suis assez surpris par la véhémence - pour ne pas dire l'hystérie - de vos réponses. Il est vrai que Falk van Gaver ne semble guère apprécier le libéralisme, c'est une évidence, et je m'attendais bien à ce que les paladins de la sacro-sainte doctrine libérale viennent dénoncer l'hérésie : je ne suis pas déçu. Auriez-vous fait preuve d'un tel feu si l'auteur avait critiqué l'Eglise dans des termes équivalents ? On peut se poser la question...
par Christophe » lun. 30 mai 2005, 21:09
Christian a écrit :Mais il ne s’agit pas de remplacer la toute puissance des hommes l’Etat par la toute puissance des hommes de l’Eglise. Le césaropapisme ne pointe-t-il pas son bout d’nez derrière une phrase comme "rendre à Dieu toute sa place dans la société et la politique” ? Dans la société, oui, oui et oui. Dans la politique, jamais.
La seule véritable question est celle-ci : pour être sauvé, suffit-il de faire les gestes, ou encore, faut-il être converti ?
S’il suffit de faire les gestes, Van Gavel, les fondamentalistes, les politiques, ont raison. Est bon catholique celui qui va aux offices. Donc, rendons les offices obligatoires sous peine de sanctions. Est fidèle celui/celle qui ne trompe ni ne quitte son conjoint. Donc, faisons qu’ils restent ensemble, sous peine de lapidation. Est généreux celui qui se sépare d’un billet de 100 euros en faveur des pauvres. Envoyons les percepteurs confisquer les 100 euros.
par guelfo » lun. 30 mai 2005, 14:39
par Christian » lun. 30 mai 2005, 12:31
Jésus n'enseigne pas à ses disciples : " Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et révoltez vous contre César l'usurpateur " mais il leur enseigne : " Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ". ( Mt 22.21 ) Si César possède - en droit - quelque chose, c'est donc bien que la sphère politique ne peut pas être - en droit - réduite pas à néant. Interrogé par Pilate, Jésus ne lui répond pas : " Ton pouvoir, c'est de Satan que tu l'as reçu " mais il lui répond : Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut. " ( Jn 19.11 ) Si tout pouvoir provient de Dieu, c'est donc que la politique n'est pas par essence le domaine du Mal. Elle ne devient le domaine du Mal que lorsqu'elle tente de se couper de sa source...
par Christian » lun. 30 mai 2005, 11:53
Je laisse Falk van Gaver donner sa conception (qui est aussi la mienne et celle de l'Eglise, à ce qu'il me semble) de la séparation entre le temporel et le spirituel : "Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César - Cet axiome évangélique est aujourd'hui trop utilisé par nombre de chrétiens pour justifier leur lâcheté face à l'emprise étatique moderne. L'Etat-providence, c'est l'idole car la seule providence est celle de Dieu. Nous devons en finir avec le 'monstre-Etat' pour lequel la laïcité ne fut que le paravent et l'instrument offensif de son extension et de son emprise sur l'ensemble de l'existence des hommes. On nous accusera de tendances théocratiques, et les chrétiens pussilanimes auront peur de faire ressurgir leurs mauvais démons médiévaux... Qu'ils se rassurent : nous sommes, nous autres modernes, loin, bien loin de la théocratie. Nous sommes en 'statocratie', la 'statolâtrie', l'idolâtrie. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Loin de défendre César contre Dieu, cette phrase nous invite à défendre toujours les droits de Dieu contre la prétention sans cesse renouvellée de César de se substituer à Dieu (l'Etat-providence, çà ne s'invente pas...). Aujourd'hui, chrétiens, nous devons rendre à Dieu sa place, toute sa place dans nos existences et dans nos sociétés. Car cette phrase du Christ ne fonde en rien une distinction du spirituel et du temporel, donnant à l'un la sphère privée et à l'autre la sphère publique. Elle n'évacue en rien Dieu de la politique et de la société et ne relègue pas la religion aux consciences. Au contraire, cette exhortation nous invite à rendre à Dieu toute sa place dans la société et la politique, et à remettre César à sa place, qui est dans l'Evangile est d'imposture et de domination. Rendre à Dieu toute sa place, remettre César à sa place : voilà comment entendre aujourd'hui ce verset". (pp. 170 et 171)
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