Bonjour beati voi poveri
Croyez bien que je respecte votre doute; c'est une formule un peu étrange mais disons que je préfère votre comportement (vous ne comprenez pas certaines positions de l'Église, vous voulez en discutez) que celle de quelqu'un qui condamnerait sans chercher à comprendre.
Vous avez raison mais c'est parce que certain principes moraux ne correspondent pas toujours à mes valeurs que je me suis tournée vers vous.
Vous allez sans doute me trouvez bien curieuse, mais quelles sont ces principes moraux auxquels vous n'adhérez pas ?
Pour vous livrer ma réflexion comme elle vient, que l'Eglise protège certaines valeurs me semble normal en effet, c'est son rôle.
Nous sommes d'accord...
L'avortement, l'homosexualité, une sexualité débridée, les drogues, autant de choses condamnées par l'Eglise. Cependant condamner des pratiques, est ce condamner ceux qui les pratiquent?
Non, et voilà pourquoi l'Église ne le fait pas. Cependant, comme vous le dites, elle doit défendre les valeurs auxquelles elle croit. Si nous mêmes, nous avons des valeurs, c'est bien qu'on a porter un jugement sur les choses qui nous entourent et que nous avons considérés que certaines étaient bonnes, et d'autres mauvaises. Bref : l'Église porte donc des valeurs. Mais ce n'est pas le tout d'en avoir : que penseriez-vous de quelqu'un qui n'a que les mots "solidarité, partage etc" à la bouche et qui se montre d'un égoïsme forcené ? Ne le traiteriez-vous pas d'hypocrite ? L'Église dit ce qu'elle pense et fait ce qu'elle dit; c'est à dire qu'elle ne va pas faire preuve d'une fausse charité en annonçant que "l'avortement c'est pas si grave", au contraire...
Je m'emporte et je ne sais pas si je répond à votre question...
Pour l'exemple du dernier épisode sur le préservatif: n'aurait il pas été judicieux de mettre l'accent sur la manière dont l'Eglise catholique soigne et contribue à l'accompagnement des malades (comme c'est le cas beaucoup en Afrique), plutôt que de faire des commentaires qui allaient créer la polémique (il eut été naif de penser le contraire) et mettre le doute dans l'esprit des fidèles comme moi-même? (Surtout en ces jours de Sidaction...).
Je ne peux que vous incitez à lire le texte de Christophe. Les médias ne relaient les propos du pape que lorsqu'ils y voient un moyen d'égratigner son image. Sinon, c'est silence radio. Sinon, qu'auriez-vous voulu ? Que le pape élude la question ? Il est pape, un de ses buts est de transmettre le message de l'Église.
Il s'agirait en fait de diffuser un message plus positif, de mettre en exergue les qualité de solidarité, de tolérance et de paix.
Il faudrait peut-être que les médias se décident à relayer ce message, qui existe bien, croyez-moi !
Sinon, vous ne réagissiez pas par rapport à moi, mais un de vos propos me parait important :
La vérité, n'y en a t-il seulement qu'une? Je pense que chacun a la sienne, et qu'il serait préjudiciable de l'imposer aux autres.
Personne sur terre ne peut prétendre posséder toute la vérité, mais le Christ a dit "Je suis le Chemin,
la Vérité et la Vie". Je préfère donc suivre l'Église, épouse du Christ. Car se baser sur son seul ressenti n'est pas toujours fiable. Je ne pense pas que chacun ait sa vérité, car des vérités contradictoires... ne sont pas des vérités. Exemple : Dieu existe, Dieu n'existe pas. Certains pensent que la première phrase est vraie, d'autres que c'est la deuxième. Ils ont donc chacun leur vérité, mais les deux ne peuvent pas être vraies en même temps.
Pardon pour cette réponse décousue qui ne me fait vraiment pas honneur, et bonne soirée

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