par camino » lun. 23 mars 2009, 0:35
Bonsoir,
Un doute quand même... Imaginons que demain, une preuve, disons archéologique, viennent démontrer de façon "scientifique" le passage de Jésus, fils de Dieu, sur terre.
Après 10 jours de journaux télé, on passerait à autre chose, forcément. Et des voix s'élèveraient rapidement pour mettre en doute certaines paroles, certains enseignements.
"Bon ok pour Jésus MAIS". D'autres obédiences, naturellement, réviseraient la lecture de "leur" livre pour donner à la découverte une couleur qui les arrange.
L'église romaine, loin d'être ainsi éclairée, s'en trouverait à tous les coups prise dans des conflits d'intérêts sans précédents dont nous savons tous jusqu'où ils peuvent aller.
Tout le monde d'accord ? Plus d'athée ? Un seul dieu : non, forcément non.
L'existence de Dieu prouvée, il se passerait juste qu'on en viendrait à s'interroger sur ses preceptes ou enseignements.
Et une fois ces préceptes démontrés, une fois ces enseignements démontrés, que ce passerait-il ? L'homme se réconcilierait-il vraiment avec l'homme ? Ne portons-nous pas en nous cette esprit de contradiction, expression du libre-arbitre ? N'avons-nous pas, encore et toujours, besoin de nous opposer pour exprimer la vanité qui nous habite ?
A mon modeste sens, la "preuve" de l'existence de Dieu est un faux problème, dans la mesure où sa réponse ne résoudrait absolument rien. La Foi ne sert pas à se substituer à une vérité scientifique ou historique qui fait défaut. Elle n'est pas un préalable à une quelconque vérification : elle est, au coeur de ceux qu'elle habite, une joie, une espérance, une sensation, un pressentiment qui n'a rien de "virtuel", et qui n'a pas de rapport avec les faits matériels qui se présente à qui se sait, profondément, vicéralement croyant.
Bonsoir,
Un doute quand même... Imaginons que demain, une preuve, disons archéologique, viennent démontrer de façon "scientifique" le passage de Jésus, fils de Dieu, sur terre.
Après 10 jours de journaux télé, on passerait à autre chose, forcément. Et des voix s'élèveraient rapidement pour mettre en doute certaines paroles, certains enseignements.
"Bon ok pour Jésus MAIS". D'autres obédiences, naturellement, réviseraient la lecture de "leur" livre pour donner à la découverte une couleur qui les arrange.
L'église romaine, loin d'être ainsi éclairée, s'en trouverait à tous les coups prise dans des conflits d'intérêts sans précédents dont nous savons tous jusqu'où ils peuvent aller.
Tout le monde d'accord ? Plus d'athée ? Un seul dieu : non, forcément non.
L'existence de Dieu prouvée, il se passerait juste qu'on en viendrait à s'interroger sur ses preceptes ou enseignements.
Et une fois ces préceptes démontrés, une fois ces enseignements démontrés, que ce passerait-il ? L'homme se réconcilierait-il vraiment avec l'homme ? Ne portons-nous pas en nous cette esprit de contradiction, expression du libre-arbitre ? N'avons-nous pas, encore et toujours, besoin de nous opposer pour exprimer la vanité qui nous habite ?
A mon modeste sens, la "preuve" de l'existence de Dieu est un faux problème, dans la mesure où sa réponse ne résoudrait absolument rien. La Foi ne sert pas à se substituer à une vérité scientifique ou historique qui fait défaut. Elle n'est pas un préalable à une quelconque vérification : elle est, au coeur de ceux qu'elle habite, une joie, une espérance, une sensation, un pressentiment qui n'a rien de "virtuel", et qui n'a pas de rapport avec les faits matériels qui se présente à qui se sait, profondément, vicéralement croyant.