Benoît XVI 2005

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Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Relief » ven. 03 avr. 2009, 19:29

Petit Matthieu a écrit :En fait, la seule chose qui me dérange chez lui, et qui se ressent dans 70 % de ses interventions malheureusement, c'est sa paranoïa de l'antisémitisme qu'il voit partout, et sa défense systématique de l'état d'Israël. C'est son droit, mais cela entâche un peu ses jugements parfois, c'est dommage.
Très juste !

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Petit Matthieu » ven. 03 avr. 2009, 1:15

En fait, la seule chose qui me dérange chez lui, et qui se ressent dans 70 % de ses interventions malheureusement, c'est sa paranoïa de l'antisémitisme qu'il voit partout, et sa défense systématique de l'état d'Israël. C'est son droit, mais cela entâche un peu ses jugements parfois, c'est dommage.

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Relief » jeu. 02 avr. 2009, 22:36

Finkielkraut est un croyant qui s'ignore, quelqu'un qui est proche de Dieu sans le savoir.

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Fée Violine » jeu. 02 avr. 2009, 20:23

J'ai remarqué que c'est une tendance générale sur les forums : les gens interviennent bien plus pour critiquer et polémiquer que pour dire qu'ils sont d'accord ! C'est vrai que c'est frustrant pour les gens qui n'injurient personne et disent des choses sensées, et qui par conséquent ne suscitent pas tellement de réactions !

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Petit Matthieu » jeu. 02 avr. 2009, 14:30

Merci fée violine , mais sans réponse, je pouvais pas le deviner ! :>

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Fée Violine » jeu. 02 avr. 2009, 10:33

C'est parce qu'il a raison ! Que pourrait-on ajouter ?

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Petit Matthieu » mer. 01 avr. 2009, 23:25

Je suis assez étonné de n'avoir aucune réaction, c' est une vision profonde de la société , je trouve.

Re: L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par loki » mer. 25 mars 2009, 14:25

Merci pour cette référence. Ah, Finkielkraut! Délicieusement incorrect, ennemi des "maîtres censeurs".
A lire et écouter, comme la plupart des nouveaux réacs.

L'avis de Finkielkraut sur Benoît XVI le 8 mai 2005

par Petit Matthieu » mer. 25 mars 2009, 12:31

Une très belle analyse, bien sentie et plus actuelle que jamais :

http://www.dailymotion.com/video/x253hx ... i_politics

"Mais si ma protestation contre l'intolérance d'un l'esprit du temps qui, parce qu'il a le sentiment d'avoir inventé la tolérance universelle, ne veut rien d'autre entendre que lui même, si cette protestation contre l'intolérance se convertit en sentiment plus positif, c'est qu'en effet on a le sentiment que c'est un pape pensant qui a été élu dans le monde de la bien-pensance. Pensant, alors pensant c'est traduit par conservateur, mais premièrement qu'est ce que c'est que le progressisme aujourd'hui ?"

"Le progressisme se réduit à la baise généralisée"

Propagande gauchiste...

par Christophe » dim. 24 juil. 2005, 21:34

[align=justify]J'ignore si M. Desjardins est compétent dans l'enseignement de la philosophie, mais ce qui est manifeste, c'est qu'il est un piètre historien et/ou un polémiste hors-pair.
Desjardin a écrit :le Vatican s'apprête à mettre à l'index Da Vinci Code et que l'oeuvre de J. K. Rowling (Harry Potter) a été vertement critiquée et condamnée par Benoît XVI (alias le cardinal Joseph Ratzinger) en 2003
L'index a été aboli, il me semble. Quant à la saga des Harry Potter, il aurait été bon d'au moins rappeller les motifs de la critique.
Desjardin a écrit :Notons d'abord qu'à l'âge de lire Harry Potter, 14 ans, celui qui allait devenir pape joint plutôt les Jeunesses hitlériennes. Un peu plus tard (à l'âge de 16 ans), Joseph Ratzinger entre dans la brigade anti-aérienne de l'armée allemande pour défendre une usine BMW où travaillaient des prisonniers du camp de Dachau. Ensuite, il fut affecté à la construction de fossés antitanks en Hongrie, d'où il pouvait voir chaque jour passer des centaines de convois remplis de Juifs en direction des camps d'extermination. Et sa belle carrière militaire se termina en 1945 comme prisonnier de guerre.
Bref, ce qui est reproché à Joseph Ratzinger, c'est - ni plus ni moins - d'être né en Allemagne en 1927, d'être "un sale boche". Est-il utile de rappeller que jusqu'à la chute du régime nazi, l'opinion publique allemande ignorait l'existence des camps d'extermination ?
Desjardin a écrit :Dans ses mémoires (Ma vie, Souvenirs (1927-1977), trad. M. Huguet, Fayard, 144 p.), Ratzinger, alors devenu évêque, se défend évidemment d'avoir volontairement adhéré aux Jeunesses hitlériennes, prétextant qu'il y était obligé.
Le troisième Reich était-il une terre de liberté pour mettre en cause ce temoignage ? En 1941, à 14 ans, en Allemagne, l'enrôlement des jeunes aryens dans les jeunesses hitlériennes était obligatoire.
Desjardin a écrit :Puis vint le deuxième Ratzinger, celui de mai 68 qui, s'opposant farouchement aux idées marxistes en vogue dans les universités allemandes et françaises à cette époque, changea radicalement d'allégeance et devint conservateur.
Le voilà donc son grand péché : ne pas être marxiste ! Desjardin tombe le masque...
Il n'y a pas dans l'Eglise d'opposition "progressistes / conservateurs". Il n'y a que les catholiques orthodoxes et des pseudo-catholiques protestants... Mgr Ratzinger, en mai 68, a choisit la fidélité au Christ et à son Eglise.
Desjardin a écrit :Il faut savoir que Ratzinger, alors professeur de théologie à l'Université de Tübingen, n'a guère apprécié en 1968 d'être contesté par ses étudiants; surtout que ceux-ci défendaient des idées communistes qu'il jugeait alors incompatibles avec l'enseignement du Christ.
Oh, le vilain contre-révolutionnaire ! Faut-il rappeller à Dujardin que ce n'est pas Mgr Ratzinger qui a alors jugé le communisme marxiste incompatible avec le christianisme : ce sont tous les papes depuis Léon XIII. Celui-ci, dès le 19ème siècle, 30 ans avant la Révolution d'octobre, mettait déjà en garde contre le péril rouge. Faut-il également rappeller que cette condamnation constante du communisme marxiste n'a jamais été levée et ne le sera très vraissemblablement jamais ?
Desjardin a écrit :Pour eux, comme pour toute l'Église catholique depuis Pie XII d'ailleurs, le marxisme soviétique, avec l'athéisme qu'il défendait, représentait la pire des calamités. On se souviendra d'ailleurs à ce sujet que, déjà avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Église catholique avait pris une position pour le moins surprenante : plutôt que de dénoncer haut et fort le régime criminel d'Adolf Hitler, elle l'appuya tacitement en reconnaissant en lui un allié anticommuniste de taille.
Revoilà la grosse et lourde propagande marxiste anticléricale qui diffuse encore et toujours la même désinformation... Voir le fil Pie XII et le Nazisme.
Si le communisme soviétique et ses 150.000.000 de cadavres pourrait presque faire passer les hierarques nazis pour des enfants de coeurs, ce n'est pas à l'Eglise catholique que Desjardin doit le reprocher...
Desjardin a écrit :Elle remonte au Moyen Âge et s'appelait alors la Congrégation de la Sainte Inquisition et avait notamment pour tâche d'envoyer les hérétiques au bûcher.
Rien à ajouter à ce qui a été écrit ci-dessus.
Desjardin a écrit :C'est surtout, il faut le dire, à titre de policier de la foi qu'il oeuvra étroitement au cours des 24 dernières années auprès de Jean-Paul II. Même au sein de l'Église, il était craint de ses pairs. D'où son surnom de Panzerkardinal, en référence aux tanks allemands qui durant la guerre défonçaient sans vergogne les lignes ennemies. C'est donc lui qui s'assurait du silence des théologiens dissidents et qui, à l'occasion, faisait le ménage dans un clergé qu'il considérait trop ouvert aux idées de notre époque.
C'est la fonction qui veut cela, et non la psychologie du personnage. Comme il est dit, le Cardinal Ratzinger était une sorte de policier de la foi, chargé de débusquer l'hérésie. L'hérésie devient courante, y compris chez les hommes d'Eglise, dans un monde gagné par l'apostasie. Le Cardinal Ratzinger n'y est pour rien, et je suis certain que cet homme doux et humble de coeur, simple ouvrier dans la vigne du Seigneur, aurait préféré que le clergé demeure pleinement orthodoxe sans avoir besoin de recourir à ses interventions. Ses pairs lui en ont tellement tenu rancoeur que, pour le punir, ils l'ont fait monté sur le trône de Saint Pierre lors d'un des Conclaves les plus courts de l'histoire de la Chrétienté.
Desjardin a écrit :De la même manière, celui qui allait devenir Benoît XVI s'opposa systématiquement à tous les membres du clergé catholique qui, dans les pays d'Amérique du Sud, luttaient pour plus de justice envers les pauvres. On se souviendra que dans ces pays s'était constitué au fil des ans un mouvement mi-religieux mi-politique mené par des prêtres et des évêques se battant dangereusement contre l'oppression des dictatures. C'était ce qu'on appelait la théologie de la libération. Or, c'est ce mouvement que s'est empressé d'écraser de tout son poids le cardinal Ratzinger en prétextant que, de par ses idées socialistes, il ne correspondait aucunement à l'enseignement du Christ.
Ces révolutionnaires ne sont pas du Christ : le Christ n'a jamais incité à la révolution armée. Et la condamnation du socialisme par l'Eglise catholique est aussi vieux et aussi constant que celui du communisme marxiste. N'en déplaise aux gauchistes comme Dujardin.
Desjardin a écrit :De plus, sous son influence, le pape Jean-Paul II remplaça l'archevêque Camara par nul autre que José Cardosa, un conservateur d'extrême droite.
Traduction : être hostile à la pseudo-théologie de la libération = être un sale conservateur d'extrême-droite.
Desjardin a écrit :Bien qu'on reconnaisse généralement en Ratzinger un brillant théologien, plusieurs de ces théologiens considèrent toutefois que les Saintes Écritures, de par leur nature, laissent place à beaucoup d'interprétation.
Si ces théologiens adhèrent à la doctrine luthérienne du libre-examen, ils n'ont rien à faire dans une Eglise qui professe la foi de saint Pierre.
Desjardin a écrit :C'est d'ailleurs sur ses conseils que son prédécesseur, Jean-Paul II, garda la ligne dure en ce qui a trait au sacerdoce des femmes, au mariage homosexuel ou sur les questions concernant l'euthanasie ou le contrôle des naissances.
Traduction : fidélité à la sainte Tradition de l'Eglise = parti de la ligne dure
Desjardin a écrit :Notons d'ailleurs que, lors des dernières présidentielles américaines, Ratzinger appuyait publiquement le candidat George W. Bush, pourtant protestant, alors qu'il rejetait du revers de la main la candidature du très catholique John Kerry, ce dernier étant favorable au libre choix en matière d'avortement.
Le "très catholique" John Kerry sera sans doute très bientôt excommunié... Voir le fil : Avortement et communion
Desjardin a écrit :Mentionnons enfin qu'il est avec Jean-Paul II le coauteur de l'encyclique Dominus Iesus affirmant la primauté absolue de l'Église catholique sur toutes les autres religions.
La vérité étant absolument supérieure à l'erreur, la vraie religion est absolument supérieure à toutes les fausses religions. Cela vous choque-t-il ? Êtes-vous donc professeur de philosophie ou de relativisme ?
Desjardin a écrit :Tout récemment, Ratzinger s'opposa radicalement à l'entrée de la Turquie (un État musulman) dans l'Union européenne.
En 2005, Monsieur Desjardin, le politiquement correct impose d'écrire que la Turquie est un Etat laïque...
Desjardin a écrit :On sait par ailleurs que, peu avant sa nomination à la papauté, Ratzinger travaillait à la rédaction d'un nouveau catéchisme de plus 900 pages.
Mais quel scandale ! :sick:

Monsieur Dujardin, retournez donc endoctriner vos collègiens avec votre venin socialiste et laissez tranquilles les lecteurs du Devoir...

Christophe[/align]

par zefdebruz » jeu. 21 juil. 2005, 23:15

Bonsoir à tous,

deux liens du Centre de Formation pour approfondir le rôle de l'Eglise et de Pie XII durant la seconde guerre mondiale :

http://www.centredeformation.net/actu/pie12.htm

http://www.centredeformation.net/actu/nazisme.htm

Pour ceux et celles qui auraient encore des doutes à ce sujet, la référence bibliographique la plus fouillée est celle du Père Jésuite Pierre Blet(" Pie XII et la Seconde Guerre Mondiale", Coll Tempus, Perrin) qui a travaillé directement sur les archives vaticanes. Curieusement, malgré l'ouverture des archives ,accélérée pour la bonne cause par Jean Paul II, les travaux sur le sujet n'ont pas foisonné...peur de la vérité ?

Plus vulgarisé, chez Perrin, le best seller de Jean Sévilla " Historiquement correct " qui remet vigoureusement les pendules à l'heure.

Il faut savoir que la légende noire de Pie XII n'est intervenue que quelques années après sa mort, sous l'impulsion du pouvoir communiste sovietique et des relais intellectuels dont il disposait en Europe occidentale.
La première salve publique a été tirée par Ralph Hochucht en 1963, avec sa pièce de théâtre "Le Vicaire" que Costa Gavras a adapté pour le cinéma il y a quelques années...Il est vrai que l'Eglise dérangeait terriblement à l'époque, avec le recul et le pontificat de Jean Paul II, on comprend mieux pourquoi aujourd'hui !

En ce qui concerne les propos de Dujardin sur Benoît XVI, je n'y trouve que haine et mensonge, mais le journalisme ( professeur de philosophie ?) est de toute façon un métier en crise à l'échelle de la planète : il devient extrêment difficile, voir impossible, dans les grands médias nationaux de dévier du politquement correct sans risquer sa place...Quand le courage manque, la paresse intellectuelle s'installe également...( sans parler de la paresse spirituelle !).


Cordialement :)

Zef

par VexillumRegis » mer. 20 juil. 2005, 10:38

[align=justify]Bonjour,

A mon tour de tenter de répondre au médiocre article de M. Desjardins.

Sur l'appartenance du jeune Joseph Ratzinger aux Jeunesses hitlériennes :

Avez-vous appartenu aux Jeunesses hitlériennez ?

Au début, nous n'y sommes pas entrés, mais quand le services dans les Jeunesses hitlériennes est devenu obligatoire, en 1941 mon frère fut contraint de s'engager. J'étais encore trop jeune, mais plus tard, alors que j'étais au séminaire, on m'enrôla dans les Jeunesses hitlériennes. Une foi sorti du séminaire, je n'y suis plus jamais allé. Et c'était difficile, parce que la bource d'études, dont j'avais réellement besoin, dépendait d'un certificat attestant de ma présence dans les Jeunesses hitlériennes. Mais grâce à Dieu, j'avais un professeur de mathématiques compréhensif. Il était lui-même nazi, mais c'était un homme de bonne foi, il me disait : "Vas-y donc une fois, pour que nous ayons ce papier..." - Quand il a vu que je ne pouvais tout simplement pas, il a dit : "Je te comprends, je vais arranger çà", et ainsi j'ai pu en être dégagé.
(Cardinal Joseph Ratzinger, Le Sel de la terre, Entretiens avec Peter Seewald, Flammarion/Cerf, 2005, pp. 52-53.)
Desjardins a écrit :Il faut savoir que Ratzinger, alors professeur de théologie à l'Université de Tübingen, n'a guère apprécié en 1968 d'être contesté par ses étudiants(...)
Ce n'est point ce que dit l'ex-Cardinal Ratzinger dans le même ouvrage, page 76 : "On ne m'a jamais arraché le micro. Je n'ai jamais eu non plus de difficultés avec les étudiants, mais plutôt avec le milieu des non-titulaires, les assistants et autres". Et d'expliquer les raisons de sa "conversion" au "conservatisme" après 1968 (ce qu'il faut fortement relativiser, étant donné le caractère péjoratif du terme) : "Pour donner une idée un peu plus concrète des évènements d'alors, je voudrais citer ici un souvenir de ces années, récemment publié par mon collègue protestant Beyerhaus, avec lequel j'ai travaillé en étroite collaboration. "Qu'est la croix de Jésus, sinon l'expression d'une glorification sadomasochiste de la douleur ?" Et : "Le Nouveau Testament est un document d'inhumanité, un moyen de tromper les masses sur une grande envergure!" - Ces deux citations ne venaient pas d'un pamphlet de propagande athée bolchéviste, c'était un tract qui, durant l'été 1969, a été répandu à Tübingen par l'assemblée des étudiants de Théologie protestante, parmi les condisciples. Son titre disait ceci : "Le Seigneur Jésus - Partisan Käsemann." Dans l'esprit d'une critique marxiste de l'exploitation capitaliste des pauvres, on attribuait en même temps à la théologie traditionnelle une fonction stabilisatrice du système. A quoi participait aussi le spécialiste du Nouveau Testament en fonction à Tübingen... Il m'est resté en mémoire, comme un traumatisme, que mon collègue Ulrich Wickert et moi, lors d'une assemblée plénière d'étudiants, nous avions demandé en vain que l'assemblée des étudiants en Théologie protestante veuille bien se démarquer des blasphèmes proférés par ce tract. Non - nous répondit-on -, ce tract visait des effets sociopolitiques douteux avec lesquels il fallait d'abord se confronter, au non de la vérité. L'appel passionné du professeur Wickert : "Que l'on n'entende jamais plus crier parmi nous 'Maudit soit Jésus!'", a retenti sans trouver de réponse. On n'est pas allé aussi loin dans l'association de Théologie catholique, mais le courant de fond, qui déferla puissamment sur elle aussi, était le même. Je savais donc de quoi il s'agissait : qui voulait rester progressiste devait vendre son âme."
Desjardins a écrit :On se souviendra d'ailleurs à ce sujet que, déjà avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Église catholique avait pris une position pour le moins surprenante : plutôt que de dénoncer haut et fort le régime criminel d'Adolf Hitler, elle l'appuya tacitement en reconnaissant en lui un allié anticommuniste de taille.
C'est là une calomnie très usitée mais sans aucun fondement historique sérieux.

Pie XII a condamné de manière égale et le communisme, et la nazisme, comme deux idéologies totalitaires et criminelles.

Durant la guerre, Pie XII a refusé constamment de s'associer à la "croisade" anti-bolchévique dans laquelle Berlin et ses alliées voulaient l'entraîner. Plus d'une fois aussi il déclara à ses proches qu'il redoutait bien plus Hitler que Staline. Lorsqu'en 1941 les américains le consultèrent pour savoir s'il pouvaient soutenir l'Union Soviétique malgré la condamnation du communisme, la réponse du pape fut très claire : c'est le communisme qui était condamné, non la Russie et son peuple : on pouvait donc la soutenir.
Desjardins a écrit :Elle remonte au Moyen Âge et s'appelait alors la Congrégation de la Sainte Inquisition et avait notamment pour tâche d'envoyer les hérétiques au bûcher.
Raccourci qui déforme volontairement les faits.

Comme les historiens modernes l'ont amplement prouvé, il n'y eu pas une mais plusieurs Inquisitions (au mieux deux : l'Inquisition cathare au XIIIème siècle et l'Inquisition espagnole). Et contrairement au mythe, l'Inquisition condamna très peu de personnes au bûcher.

- VR -[/align]

Cher tous

par bajulans » mar. 19 juil. 2005, 21:13

Merci pour les encouragements de Ecossais et de Madame Bourgeois. Merci à tous les deux.

Pour Madame Bourgeois, vous pouvez utiliser comme vous le voudrez mes arguments, sans en donner la source si bon vous semble.

A mon avis notre ami Dujardin ne s'est pas aperçu de ce que, qui "bouffe du pape, en crève." Il ferait mieux de se repentir, de s'excuser.

Bonne chance pour les faits historiques, je crois les avoir lus sur des forums voisins. Pour moi, je ne crois pas que Benoît XVI ait changé d'opinion en 1968. Ni qu'il ait fait une carrière fulgurante. Ni qu'il ait été nazi. Ni même qu'il soit conservateur. Il est bien évident qu'il est pour le respect de la vie et pour le respect de la parole donnée dans le mariage, mais cela n'a rien d'extraordinaire...

Mes amitiés au Québec et à nos chers cousins québécois.

par Hélène » mar. 19 juil. 2005, 20:17

Un très grand merci à vous deux ! :clap:

Auriez-vous des objections à ce que j'utilise vos arguments pour répondre à ce renard ?

Je vais essayer de ficeler quelque chose autours de ce que vous avez dit et, peut-être, si l'expert historien de ce forum se prononce, il pourrait m'être d'un grand secours.

Attention, il est mieux d'attacher sa ceinture le philosophe de bottine !

:boxe:

par Ecossais » mar. 19 juil. 2005, 19:29

Mon cher balujans,

Je réponds brièvement à votre intervention pour vous dire tout simplement que je paratge sans équivoque votre avis.

C'est indigne de la part d'un enseignant de tenir de tels propos.

Fraternellement en Christ.
Ecossais.

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