par camino » dim. 03 mai 2009, 11:36
Bonjour à tous,
Ce sujet bien délicat, puisqu'il touche à l'injustice, m'inspire quelques remarques.
D'abord, concernant la maladie, cette remarque me rappelle une fable de la fontaine, sur la providence. Un enfant est au bord d'un puit, la providence vient le réveiller et lui dit "bouge de là, si tu tombes, on va encore m'accuser".
Un nombre important de maladie sont dûes à nos modes de vie, à la pollution, à de mauvaises hygiènes de vie, autant de choses non directement voulues par Dieu, mais issue de notre libre arbitre et que nous devons donc assumer seuls.
Reste l'autre injustice : la maladie des innocents. Problème douloureux, dans lequel il est bien difficile de discerner la volonté divine. Et si c'était une leçon d'amour ?
Sweetie Lolie parle des parents d'enfants cancéreux, problème que je connais "bien" : en veulent-ils à Dieu ? En sont-ils à ce niveau de réflexion ? Parlez-leur, ils vous diront la leçon qu'ils prennent. Oh comme elle est chère, oh comme on s'en passerait, oh comme elle est douloureuse la leçon de vie qui s'apprend au prix des larmes.
La maladie est toujours injuste. La mort si difficile à comprendre... Mais ce n'est pas un acte isolé, et c'est dans son ensemble qu'il faut mesurer l'évènement, même si en le vivant de trop près on a le nez collé à son aspect le plus douloureux.
Apprendre à aimer, à pardonner, à s'en remettre à dieu, apprendre l'humilité de celui qui n'est rien, qui ne peut rien, se souvenir qu'on est poussière.
Etre présent, être témoin, porter le chagrin des autres et faire porter le sien.
Ne pas se mentir, regarder dans les yeux, rendre service, oublier un instant l'orgueil pour soigner, soulager, aimer encore.
Accepter, parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, accepter parce que nous ne sommes rien, accepter la vérité de notre impuissance, notre fragilité.
Et au fond du gouffre, vivre encore pourtant, croire malgré tout, s'apercevoir que nous sommes vivants, prendre la mesure de notre santé, prendre la mesure de notre jeunesse, faire face et se grandir même si l'on est à genoux. Surtout parce qu'on est à genoux.
Pourquoi Dieu à créer les maladies ? Les a-t-il créé ? Quand et pourquoi ? La maladie est un accident de la vie, une épreuve, une vérité qui touche le croyant comme l'athée, qui se fout de la justice qu'on pense divine. On dira que Dieu aime rappeler certains de ses enfants plus tôt que d'autre, qu'il est au monde de grands besoins de leçons, que s'il n'y avait pas de maladie l'orgueil, la vanité, la monstruosité bestiale de l'invincible ruinerait la terre bien plus vite que la plus sévère peste...
Santé, bonheur, amour, réussite, éternité... Est-ce qu'on aurait besoin de Dieu si tout était conforme à notre idée humaine de la perfection ? Un homme à dit "c'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière".
La maladie, création divine ou pas, est un temps d'obscurité, qui permet à l'amour de chacun de briller au regard de tous et de toutes avec la force que Dieu a mis en lui.
Prions pour les malades, ceux qui sont dans la peine, non pour qu'ils aient le dessus ou le dernier mot, mais bien pour qu'il puisse sentir, du fond de leur desespoir, la force invincible, elle, qui les fera redresser la tête et le coeur.
En ce dimanche, mes prières vont vers eux.
Camino
Bonjour à tous,
Ce sujet bien délicat, puisqu'il touche à l'injustice, m'inspire quelques remarques.
D'abord, concernant la maladie, cette remarque me rappelle une fable de la fontaine, sur la providence. Un enfant est au bord d'un puit, la providence vient le réveiller et lui dit "bouge de là, si tu tombes, on va encore m'accuser".
Un nombre important de maladie sont dûes à nos modes de vie, à la pollution, à de mauvaises hygiènes de vie, autant de choses non directement voulues par Dieu, mais issue de notre libre arbitre et que nous devons donc assumer seuls.
Reste l'autre injustice : la maladie des innocents. Problème douloureux, dans lequel il est bien difficile de discerner la volonté divine. Et si c'était une leçon d'amour ?
Sweetie Lolie parle des parents d'enfants cancéreux, problème que je connais "bien" : en veulent-ils à Dieu ? En sont-ils à ce niveau de réflexion ? Parlez-leur, ils vous diront la leçon qu'ils prennent. Oh comme elle est chère, oh comme on s'en passerait, oh comme elle est douloureuse la leçon de vie qui s'apprend au prix des larmes.
La maladie est toujours injuste. La mort si difficile à comprendre... Mais ce n'est pas un acte isolé, et c'est dans son ensemble qu'il faut mesurer l'évènement, même si en le vivant de trop près on a le nez collé à son aspect le plus douloureux.
Apprendre à aimer, à pardonner, à s'en remettre à dieu, apprendre l'humilité de celui qui n'est rien, qui ne peut rien, se souvenir qu'on est poussière.
Etre présent, être témoin, porter le chagrin des autres et faire porter le sien.
Ne pas se mentir, regarder dans les yeux, rendre service, oublier un instant l'orgueil pour soigner, soulager, aimer encore.
Accepter, parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, accepter parce que nous ne sommes rien, accepter la vérité de notre impuissance, notre fragilité.
Et au fond du gouffre, vivre encore pourtant, croire malgré tout, s'apercevoir que nous sommes vivants, prendre la mesure de notre santé, prendre la mesure de notre jeunesse, faire face et se grandir même si l'on est à genoux. Surtout parce qu'on est à genoux.
Pourquoi Dieu à créer les maladies ? Les a-t-il créé ? Quand et pourquoi ? La maladie est un accident de la vie, une épreuve, une vérité qui touche le croyant comme l'athée, qui se fout de la justice qu'on pense divine. On dira que Dieu aime rappeler certains de ses enfants plus tôt que d'autre, qu'il est au monde de grands besoins de leçons, que s'il n'y avait pas de maladie l'orgueil, la vanité, la monstruosité bestiale de l'invincible ruinerait la terre bien plus vite que la plus sévère peste...
Santé, bonheur, amour, réussite, éternité... Est-ce qu'on aurait besoin de Dieu si tout était conforme à notre idée humaine de la perfection ? Un homme à dit "c'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière".
La maladie, création divine ou pas, est un temps d'obscurité, qui permet à l'amour de chacun de briller au regard de tous et de toutes avec la force que Dieu a mis en lui.
Prions pour les malades, ceux qui sont dans la peine, non pour qu'ils aient le dessus ou le dernier mot, mais bien pour qu'il puisse sentir, du fond de leur desespoir, la force invincible, elle, qui les fera redresser la tête et le coeur.
En ce dimanche, mes prières vont vers eux.
Camino