par Eriluc » sam. 18 avr. 2009, 0:38
PS : Éléments pour étayer mon précédent message extraits du "Dictionnaire universel, historique, dogmatique ..." (par les révérends pères RICHARD et GIRAUD 1822)
...] M. de Vert, et plusieurs autres, croient que l'encens n'a d'abord été introduit dans l'Église que pour purifier et parfumer les endroits où l'on faisait l'office, et les choses qui y servaient. (Cérémon. de l'Eglise, loin. 3 et 4- ) C'était, selon ces auteurs, la fumigation, ou suffumigation des anciens, nécessaire dans les églises , à cause de la mauvaise odeur inséparable de la grande multitude de peuple qui s'y assemble , et plus encore dans les lieux souterrains où les premiers fidèles tenaient leurs assemblées. Mais le père Le Brun s'élève fortement contre celte conjecture, dans le premier tome de son explication de la messe ( pag. i4; ) » où il fait voir que les mauvaises odeurs n'étaient point du tout à craindre dans les assemblées des fidèles du quatrième siècle, auquel on voit l'encens établi par les canons apostoliques, par saint Ephrem, saint Àmbroise, saint Chrysos- tôme, les Liturgies de saint Jacques , de saint Basile, etc. Les églises de ces temps-là étaient magnifiques, spacieuses, et très- aérées, puisque, selon la coutume des Orientaux , il n'y avait que des jalousies , ou treillis aux fenêtres. ] ... [ Parait donc que l'encens n'a pas été introduit dans l'Église pour des raisons physiques , ou bien que si ces saisons ont donné lieu à cet usage en quelques endroits , ce n'a point été avec exclusion des raisons mystiques, mais au contraire que ces dernières raisons ont accompagné les premières, qu'elles ont subsisté après elles, qu'elles ont été plus universelles, et même uniques dans plusieurs endroits.[...
PS : Éléments pour étayer mon précédent message extraits du "Dictionnaire universel, historique, dogmatique ..." (par les révérends pères RICHARD et GIRAUD 1822)
...] M. de Vert, et plusieurs autres, croient que l'encens n'a d'abord été introduit dans l'Église que pour purifier et parfumer les endroits où l'on faisait l'office, et les choses qui y servaient. (Cérémon. de l'Eglise, loin. 3 et 4- ) C'était, selon ces auteurs, la fumigation, ou suffumigation des anciens, nécessaire dans les églises , à cause de la mauvaise odeur inséparable de la grande multitude de peuple qui s'y assemble , et plus encore dans les lieux souterrains où les premiers fidèles tenaient leurs assemblées. Mais le père Le Brun s'élève fortement contre celte conjecture, dans le premier tome de son explication de la messe ( pag. i4; ) » où il fait voir que les mauvaises odeurs n'étaient point du tout à craindre dans les assemblées des fidèles du quatrième siècle, auquel on voit l'encens établi par les canons apostoliques, par saint Ephrem, saint Àmbroise, saint Chrysos- tôme, les Liturgies de saint Jacques , de saint Basile, etc. Les églises de ces temps-là étaient magnifiques, spacieuses, et très- aérées, puisque, selon la coutume des Orientaux , il n'y avait que des jalousies , ou treillis aux fenêtres. ] ... [ Parait donc que l'encens n'a pas été introduit dans l'Église pour des raisons physiques , ou bien que si ces saisons ont donné lieu à cet usage en quelques endroits , ce n'a point été avec exclusion des raisons mystiques, mais au contraire que ces dernières raisons ont accompagné les premières, qu'elles ont subsisté après elles, qu'elles ont été plus universelles, et même uniques dans plusieurs endroits.[...