par Pneumatis » mar. 30 juin 2009, 11:17
Bonjour,
Je voulais revenir à froid sur ce que vous disiez Emanuel. D'abord je vous remercie pour vos prières.
Ensuite vous soulevez le problème de l'abandon, de la démission de certains parents, et de la souffrance qui en découle pour les personnes handicapées. Et vous vous proposez alors de résoudre un mal par un autre ? Lequel est pire : ne pas avoir le droit de vivre ou ne pas avoir le droit à l'amour de ses parents ? La question est : croyez-vous en Dieu ? Croyez-vous que Dieu nous aime quoiqu'il nous arrive, et que quoique nous ayons à souffrir nous sommes aimé de Lui ?
Une question beaucoup plus terre à terre : on déplore que les handicapés soient rejetés, même par leurs parents, rejetés par la société, mal intégrés dans la vie professionnelle, ... Et en contre-partie :
- on les sélectionne au niveau diagnostic pré-implantatoire, afin qu'une femme ne soit pas enceinte d'un enfant risquant d'être handicapé
- on autorise légalement à les tuer jusqu'au dernier jour de grossesse
- on acquitte même les parents qui, succombant à la pression, finissent par tuer leurs enfants handicapés (voir le cas de cette mère qui a noyé sa fille atteinte d'hydrocéphalie et qui a été acquitté sous les applaudissements du tribunal).
Vous croyez qu'on va donner de plus en plus de courage aux parent d'élever des enfants handicapés comme ça ?
Vous croyez qu'on responsabilise les gens comme ça ?
Vous croyez qu'on va faire aimer des personnes qu'on autorise à peine à vivre, comme ça ?
Je prolonge le raisonnement pour le porter plus généralement sur le cas de l'avortement, à la suite de ce que disait Anne. Il me semble que nous serons d'accord que le problème de l'irresponsabilité des parents est un des problèmes manifestes dans notre société. L'éducation parentale laisse totalement à désirer dans notre beau pays, les parents sont démissionnaires, etc... Que croyez-vous que véhicule l'avortement légal comme message ?
Avoir un enfant c'est difficile, c'est une grosse responsabilité, il faut profiter de la vie avant parce qu'après on ne profite plus, etc...
Ah bien sur, on dira que c'est magnifique d'avoir un enfant, plein d'amour tout ça, c'est très beau. Mais c'est presque devenu de l'héroïsme, du sacrifice, ... Alors évidemment avec des idées pareils n'importe qui est tenté de démissionner à la première difficulté. Et tant que c'est possible, pourquoi s'en priver...
On ne règle pas les problèmes d'abandon, l'irresponsabilité, les manques de compassion, ou les manques d'amour en supprimant ceux qui nous mettent en face de nos responsabilités. Tout ce qu'on fait, au contraire, c'est de supprimer notre sens des responsabilités (en plus d'être des meurtriers). Nous avons une responsabilité envers notre prochain et élever un enfant, handicapé ou non, on lui doit à lui, mais on le doit aussi à toute l'humanité, et avec joie encore. Parce que nous n'avons pas été créé pour nous vautrer dans la contemplation de notre nombril. Il serait temps de croire tous ensemble que les ados boutonneux, râleurs et irresponsables qui constituent la grosse majorité de la population française (entre autre) peuvent devenir des adultes un jour, et les encourager à ça au lieu de les laisser se complaire dans leur crise d'adolescence égoïste.
Voilà, promis c'était un message "à froid".

Bonjour,
Je voulais revenir à froid sur ce que vous disiez Emanuel. D'abord je vous remercie pour vos prières.
Ensuite vous soulevez le problème de l'abandon, de la démission de certains parents, et de la souffrance qui en découle pour les personnes handicapées. Et vous vous proposez alors de résoudre un mal par un autre ? Lequel est pire : ne pas avoir le droit de vivre ou ne pas avoir le droit à l'amour de ses parents ? La question est : croyez-vous en Dieu ? Croyez-vous que Dieu nous aime quoiqu'il nous arrive, et que quoique nous ayons à souffrir nous sommes aimé de Lui ?
Une question beaucoup plus terre à terre : on déplore que les handicapés soient rejetés, même par leurs parents, rejetés par la société, mal intégrés dans la vie professionnelle, ... Et en contre-partie :
- on les sélectionne au niveau diagnostic pré-implantatoire, afin qu'une femme ne soit pas enceinte d'un enfant risquant d'être handicapé
- on autorise légalement à les tuer jusqu'au dernier jour de grossesse
- on acquitte même les parents qui, succombant à la pression, finissent par tuer leurs enfants handicapés (voir le cas de cette mère qui a noyé sa fille atteinte d'hydrocéphalie et qui a été acquitté sous les applaudissements du tribunal).
Vous croyez qu'on va donner de plus en plus de courage aux parent d'élever des enfants handicapés comme ça ?
Vous croyez qu'on responsabilise les gens comme ça ?
Vous croyez qu'on va faire aimer des personnes qu'on autorise à peine à vivre, comme ça ?
Je prolonge le raisonnement pour le porter plus généralement sur le cas de l'avortement, à la suite de ce que disait Anne. Il me semble que nous serons d'accord que le problème de l'irresponsabilité des parents est un des problèmes manifestes dans notre société. L'éducation parentale laisse totalement à désirer dans notre beau pays, les parents sont démissionnaires, etc... Que croyez-vous que véhicule l'avortement légal comme message ?
[i]Avoir un enfant c'est difficile, c'est une grosse responsabilité, il faut profiter de la vie avant parce qu'après on ne profite plus, etc...[/i]
Ah bien sur, on dira que c'est magnifique d'avoir un enfant, plein d'amour tout ça, c'est très beau. Mais c'est presque devenu de l'héroïsme, du sacrifice, ... Alors évidemment avec des idées pareils n'importe qui est tenté de démissionner à la première difficulté. Et tant que c'est possible, pourquoi s'en priver...
On ne règle pas les problèmes d'abandon, l'irresponsabilité, les manques de compassion, ou les manques d'amour en supprimant ceux qui nous mettent en face de nos responsabilités. Tout ce qu'on fait, au contraire, c'est de supprimer notre sens des responsabilités (en plus d'être des meurtriers). Nous avons une responsabilité envers notre prochain et élever un enfant, handicapé ou non, on lui doit à lui, mais on le doit aussi à toute l'humanité, et avec joie encore. Parce que nous n'avons pas été créé pour nous vautrer dans la contemplation de notre nombril. Il serait temps de croire tous ensemble que les ados boutonneux, râleurs et irresponsables qui constituent la grosse majorité de la population française (entre autre) peuvent devenir des adultes un jour, et les encourager à ça au lieu de les laisser se complaire dans leur crise d'adolescence égoïste.
Voilà, promis c'était un message "à froid". ;)