par zélie » sam. 18 juil. 2009, 22:19
Il dénonce une volonté de choisir qui devrait et ne devrait pas recevoir de soins médicaux par l'établissement d'une classification entre les vies humaines
C'est bien de dénoncer mais il ne faut pas se voiler la face, WJ Smith a une guerre de retard; la discrimination sur la valeur de la vie humaine existe déjà dans les hôpitaux, en tous les cas ceux de ma région; selon que vous êtes père de famille actif ou vieille célibataire retraitée de plus de 80 ans, votre place dans un service de Soins Intensifs relayant le service des Urgences est ou n'est pas assurée.
C'est pas nouveau, ça date des années 90, des premières restrictions budgétaires, et c'est présenté bien caché sous le prétexte qu'il manque trop d'infirmières et d'internes à l'hôpital[*].
Dans la même ligne, le père âgé d'une collègue de travail (victime d'un malaise) s'est entendu dire dans une service des Urgences que pour lui il n'y avait pas de place, qu'il pouvait rentrer chez lui et se faire soigner comme il pouvait par qui il pouvait!
[*]Je peux tout à fait comprendre qu'un médecin ou un pompier intervenant sur une catastrophe de dizaines de blessés trient leurs patients prioritaires, sachant qu'ils ne les sauveront pas tous; c'est tout à fait humain, et classique.
Mais c'est en récupérant ce type d'argument et en le généralisant, alors qu'il ne peut fonctionner humainement que dans un cadre exceptionnel qui le rend admissible, que les directions des hôpitaux ont fait savoir oralement ou officieusement à leurs médecins hospitaliers que désormais il faudrait toujours trier les patients parce qu' il n'y aurait plus assez de place pour tout le monde, parce que cela revenait trop cher.
Il faut cependant replacer cette prise de position gênante dans son contexte: les hôpitaux fonctionnaient comme une hémorragie financière, parce que dans la tête de beaucoup de monde, les soins étaient dûs au moindre bobo, et gratuits, et pour certains les séjours à l'hôpital tournait à l'habitude, à la réponse à tout, même comme garde-malade lorsque les vacances s'annoncaient: sans être général l'excès était présent, et il fallait bien comprendre qu'une telle politique de soins était intenable sur du long terme, qu'un jour un gouvernement y mettrait un frein, ce qui fut fait. Mais assez arbitrairement.
[quote]Il dénonce une volonté de choisir qui devrait et ne devrait pas recevoir de soins médicaux par l'établissement d'une classification entre les vies humaines [/quote]
C'est bien de dénoncer mais il ne faut pas se voiler la face, WJ Smith a une guerre de retard; la discrimination sur la valeur de la vie humaine existe déjà dans les hôpitaux, en tous les cas ceux de ma région; selon que vous êtes père de famille actif ou vieille célibataire retraitée de plus de 80 ans, votre place dans un service de Soins Intensifs relayant le service des Urgences est ou n'est pas assurée.
C'est pas nouveau, ça date des années 90, des premières restrictions budgétaires, et c'est présenté bien caché sous le prétexte qu'il manque trop d'infirmières et d'internes à l'hôpital[*].
Dans la même ligne, le père âgé d'une collègue de travail (victime d'un malaise) s'est entendu dire dans une service des Urgences que pour lui il n'y avait pas de place, qu'il pouvait rentrer chez lui et se faire soigner comme il pouvait par qui il pouvait!
[*]Je peux tout à fait comprendre qu'un médecin ou un pompier intervenant sur une catastrophe de dizaines de blessés trient leurs patients prioritaires, sachant qu'ils ne les sauveront pas tous; c'est tout à fait humain, et classique.
Mais c'est en récupérant ce type d'argument et en le généralisant, alors qu'il ne peut fonctionner humainement que dans un cadre exceptionnel qui le rend admissible, que les directions des hôpitaux ont fait savoir oralement ou officieusement à leurs médecins hospitaliers que désormais il faudrait toujours trier les patients parce qu' il n'y aurait plus assez de place pour tout le monde, parce que cela revenait trop cher.
Il faut cependant replacer cette prise de position gênante dans son contexte: les hôpitaux fonctionnaient comme une hémorragie financière, parce que dans la tête de beaucoup de monde, les soins étaient dûs au moindre bobo, et gratuits, et pour certains les séjours à l'hôpital tournait à l'habitude, à la réponse à tout, même comme garde-malade lorsque les vacances s'annoncaient: sans être général l'excès était présent, et il fallait bien comprendre qu'une telle politique de soins était intenable sur du long terme, qu'un jour un gouvernement y mettrait un frein, ce qui fut fait. Mais assez arbitrairement.