par Pneumatis » mar. 21 juil. 2009, 17:12
Bonjour Belette,
Vous le savez certainement, mais l'appel au mariage n'est ni celui de vos amis, ni de vos parents, ni même d'un prêtre, c'est celui de Dieu. Cela étant dit, je comprends tout à fait vos doutes car l'appel de Dieu il faut encore le discerner.
Les critères de ce monde ne sont pas des outils pour discerner. Je me souviens quand j'ai annoncé à mes parents nos projets de fiançailles et de mariage, et que ma mère m'a dit : "Mais avant de s'engager, vous n'avez pas envie de vérifier si ça marche...". Cette remarque m'a plutôt fait sourire, dans la mesure où il est évident que la foi seule suffit à répondre à cette question. Qui n'a pas la foi vous mettra toujours en garde ou regardera toujours d'un oeil critique votre démarche.
Toutefois, s'engager dans le mariage suppose une certaine prise de responsabilités. Je me souviens être allé voir un prêtre lors d'une retraite, avec ma femme, alors que nous n'étions pas encore même fiancés. Moi, toujours pressé, j'ai expliqué au prêtre notre situation (et mon empressement) : nous nous aimons vraiment, nous voulons vivre ensemble, ... Il a répondu tout simplement : "et bien il faudrait peut-être songer à vous marier, les enfants !" Nous avons répondu : oui mais nous sommes encore étudiants, sans travail, sans argent, sans possibilité matérielle d'avoir des enfants avant encore quelques années, etc... Et le prêtre a répondu alors : "et bien peut-être vous faut-il alors patienter un peu, et quand vous serez prêt ce sera le moment". En fait, comme vous le voyez, ce prêtre n'a rien dit d'extraordinaire, mais vraiment rien. Ce n'est que du bon sens : rappeler ce qu'est le mariage, que c'est une vocation à laquelle Dieu nous appelle et qu'il faut y répondre quand nous sommes prêt.
Si vous êtes prêts, tous les deux, à vous engager dans cette vocation et à la rendre féconde avec l'aide de Dieu, personne n'a rien à redire à ça. Mais tout cela, je crois que vous le savez déjà au fond de votre coeur. Si je peux donc me permettre un conseil c'est de déposer ce projet dans les mains du Seigneur, par la prière : il vous portera alors en mettant loin de vous les doutes et en vous donnant la force de conviction dans votre démarche. Cela n'exclut pas non plus une bonne préparation à la complexité de la vie conjugale, notamment.
Si vous ne connaissez pas, je vous recommande la fameux ouvrage "Aimer en actes et en vérité" du Père Alphonse d' Heilly. Ce livre qui a pourtant plus de 40 ans, je crois, est d'une actualité et d'un éclairage merveilleux pour la préparation au mariage (ou même encore après : je l'ai découvert après 7 ans de mariage, comme quoi il n'est jamais trop tard).
Que le Seigneur vous bénisse vous et votre fiancé.
Bonjour Belette,
Vous le savez certainement, mais l'appel au mariage n'est ni celui de vos amis, ni de vos parents, ni même d'un prêtre, c'est celui de Dieu. Cela étant dit, je comprends tout à fait vos doutes car l'appel de Dieu il faut encore le discerner.
Les critères de ce monde ne sont pas des outils pour discerner. Je me souviens quand j'ai annoncé à mes parents nos projets de fiançailles et de mariage, et que ma mère m'a dit : "Mais avant de s'engager, vous n'avez pas envie de vérifier si ça marche...". Cette remarque m'a plutôt fait sourire, dans la mesure où il est évident que la foi seule suffit à répondre à cette question. Qui n'a pas la foi vous mettra toujours en garde ou regardera toujours d'un oeil critique votre démarche.
Toutefois, s'engager dans le mariage suppose une certaine prise de responsabilités. Je me souviens être allé voir un prêtre lors d'une retraite, avec ma femme, alors que nous n'étions pas encore même fiancés. Moi, toujours pressé, j'ai expliqué au prêtre notre situation (et mon empressement) : nous nous aimons vraiment, nous voulons vivre ensemble, ... Il a répondu tout simplement : "et bien il faudrait peut-être songer à vous marier, les enfants !" Nous avons répondu : oui mais nous sommes encore étudiants, sans travail, sans argent, sans possibilité matérielle d'avoir des enfants avant encore quelques années, etc... Et le prêtre a répondu alors : "et bien peut-être vous faut-il alors patienter un peu, et quand vous serez prêt ce sera le moment". En fait, comme vous le voyez, ce prêtre n'a rien dit d'extraordinaire, mais vraiment rien. Ce n'est que du bon sens : rappeler ce qu'est le mariage, que c'est une vocation à laquelle Dieu nous appelle et qu'il faut y répondre quand nous sommes prêt.
Si vous êtes prêts, tous les deux, à vous engager dans cette vocation et à la rendre féconde avec l'aide de Dieu, personne n'a rien à redire à ça. Mais tout cela, je crois que vous le savez déjà au fond de votre coeur. Si je peux donc me permettre un conseil c'est de déposer ce projet dans les mains du Seigneur, par la prière : il vous portera alors en mettant loin de vous les doutes et en vous donnant la force de conviction dans votre démarche. Cela n'exclut pas non plus une bonne préparation à la complexité de la vie conjugale, notamment.
Si vous ne connaissez pas, je vous recommande la fameux ouvrage "Aimer en actes et en vérité" du Père Alphonse d' Heilly. Ce livre qui a pourtant plus de 40 ans, je crois, est d'une actualité et d'un éclairage merveilleux pour la préparation au mariage (ou même encore après : je l'ai découvert après 7 ans de mariage, comme quoi il n'est jamais trop tard).
Que le Seigneur vous bénisse vous et votre fiancé.