par Pneumatis » mer. 20 mai 2009, 18:13
Bonjour,
C'est un sujet passionnant sur lequel j'ai déjà tenté de travailler avec un groupe de personnes, pour extraire de notre connaissance naturelle et de la Bible ce qui distingue fondamentalement un homme d'une femme, mais ce n'était pas évident : certains étaient trop anticléricaux et s'obstinaient à voir les différences énoncées par la Bible comme une simple justification de machisme. Bref...
D'abord une chose :
Harfang a écrit :Ce que je peux vous dire c'est que Dieu a créer deux natures humaines et non une seule
Non surtout pas ! Il a une seule nature humaine, dans laquelle d'ailleurs Dieu s'incarne. Par contre cette nature humaine est composée en une structure bien particulière, dont je vous ai d'ailleurs proposé une description dans le sujet sur la prêtrise des femmes, relativement à la structure du Saint Temple. On peut considérer que les individus figurent les différents aspects de cette structure composée, dans leur complexité intra-personnelle, comme dans leur diversité inter-personnelle.
Je crois que, pour faire méthodique, il faut commencer par énumérer les caractères sexuels discriminants. Ca peut aller du simple code génétique ou on voit que la femme a un chromosome sexuel doublé, tandis que l'homme a deux chromosomes sexuels différents. Il faut réfléchir à ce que cela peut signifier. Ensuite on peut constater que la femme est biologiquement disposée à enfanter et à nourrir sa progéniture. Les organes sexuels eux-mêmes ont une certaine signification, puisque l'un, féminin, est plutôt matriciel (il reçoit) et l'autre plutôt inséminateur. On peut réfléchir à la signification de l'hymen, de l'utérus, des testicules et de la semence, ... Tout cela trouve un écho dans la définition de notre nature et des fonctions qui nous sont confiées à la conception lorsque nous adoptons tel ou tel sexe. Et puis il faut continuer comme ça, pour même arriver à des caractéristiques plus secondaires mais qui peuvent être très signifiantes (voir Saint Paul qui livre un très bel enseignement là-dessus, qu'on a trop souvent pris pour du machisme) : les cheveux, avec la longue chevelure féminine, puis aussi la barbe masculine, ... Récemment je me suis fait la remarque que barbe masculine et chevelure féminine étaient comme les deux facettes d'une même fonction : celle de voiler la nuque/le cou, derrière chez la femme et devant chez l'homme. Ca reste à approfondir, et il faut évidemment se poser la question de ce que signifie la nuque chez l'homme (la Bible peut nous y aider) ; principalement le lieu de connexion entre la tête et le reste du corps. On peut alors en déduire qu'hommes et femmes sont comme complémentaires dans la participation au mystère (voile) qui uni le Christ à son Eglise, par exemple... C'est juste un exemple de déduction par analogie, mais il faudrait approfondir.
Une fois qu'on a énuméré un peu tout ça, il faut donc réfléchir au sens que cela peut avoir, en mettant en regard l'homme et la femme et en les articulant dans un rapport de complémentarité. Le truc c'est qu'ensuite il ne faut pas s'arrêter là, c'est le gros piège, car quand on a résolu (SI on résout) la signification profonde du masculin et du féminin dans l'homme, nous n'avons alors réussi à identifier que la structure animale de l'homme. Il reste encore à évoquer sa dimension animante, qui est également duelle, mais qui est d'un autre registre : celui d'une dialectique prêtre/grand prêtre.
La réflexion sur l'homme et la femme est véritablement passionnante parce que cela nous amène à réfléchir sur nos relations, et sur tout un tas de tradition dont nous avons perdu le sens : la significations du voile féminin, des attributs vestimentaires, des couvre-chef, et même des danses ... qui sont comme des marqueurs supplémentaires à ces différences, relevant leur sens déjà intrinsèque par un acte participatif de la culture humaine à sa propre nature. Ainsi s'accomplit le commandement de Dieu, de
garder ET
cultiver notre jardin.
Voilà... sujet passionnant. Si vous y travaillez, je veux bien m'y joindre et donner un petit coup de main.
Bonjour,
C'est un sujet passionnant sur lequel j'ai déjà tenté de travailler avec un groupe de personnes, pour extraire de notre connaissance naturelle et de la Bible ce qui distingue fondamentalement un homme d'une femme, mais ce n'était pas évident : certains étaient trop anticléricaux et s'obstinaient à voir les différences énoncées par la Bible comme une simple justification de machisme. Bref...
D'abord une chose :
[quote="Harfang"]Ce que je peux vous dire c'est que Dieu a créer deux natures humaines et non une seule[/quote]
Non surtout pas ! Il a une seule nature humaine, dans laquelle d'ailleurs Dieu s'incarne. Par contre cette nature humaine est composée en une structure bien particulière, dont je vous ai d'ailleurs proposé une description dans le sujet sur la prêtrise des femmes, relativement à la structure du Saint Temple. On peut considérer que les individus figurent les différents aspects de cette structure composée, dans leur complexité intra-personnelle, comme dans leur diversité inter-personnelle.
Je crois que, pour faire méthodique, il faut commencer par énumérer les caractères sexuels discriminants. Ca peut aller du simple code génétique ou on voit que la femme a un chromosome sexuel doublé, tandis que l'homme a deux chromosomes sexuels différents. Il faut réfléchir à ce que cela peut signifier. Ensuite on peut constater que la femme est biologiquement disposée à enfanter et à nourrir sa progéniture. Les organes sexuels eux-mêmes ont une certaine signification, puisque l'un, féminin, est plutôt matriciel (il reçoit) et l'autre plutôt inséminateur. On peut réfléchir à la signification de l'hymen, de l'utérus, des testicules et de la semence, ... Tout cela trouve un écho dans la définition de notre nature et des fonctions qui nous sont confiées à la conception lorsque nous adoptons tel ou tel sexe. Et puis il faut continuer comme ça, pour même arriver à des caractéristiques plus secondaires mais qui peuvent être très signifiantes (voir Saint Paul qui livre un très bel enseignement là-dessus, qu'on a trop souvent pris pour du machisme) : les cheveux, avec la longue chevelure féminine, puis aussi la barbe masculine, ... Récemment je me suis fait la remarque que barbe masculine et chevelure féminine étaient comme les deux facettes d'une même fonction : celle de voiler la nuque/le cou, derrière chez la femme et devant chez l'homme. Ca reste à approfondir, et il faut évidemment se poser la question de ce que signifie la nuque chez l'homme (la Bible peut nous y aider) ; principalement le lieu de connexion entre la tête et le reste du corps. On peut alors en déduire qu'hommes et femmes sont comme complémentaires dans la participation au mystère (voile) qui uni le Christ à son Eglise, par exemple... C'est juste un exemple de déduction par analogie, mais il faudrait approfondir.
Une fois qu'on a énuméré un peu tout ça, il faut donc réfléchir au sens que cela peut avoir, en mettant en regard l'homme et la femme et en les articulant dans un rapport de complémentarité. Le truc c'est qu'ensuite il ne faut pas s'arrêter là, c'est le gros piège, car quand on a résolu (SI on résout) la signification profonde du masculin et du féminin dans l'homme, nous n'avons alors réussi à identifier que la structure animale de l'homme. Il reste encore à évoquer sa dimension animante, qui est également duelle, mais qui est d'un autre registre : celui d'une dialectique prêtre/grand prêtre.
La réflexion sur l'homme et la femme est véritablement passionnante parce que cela nous amène à réfléchir sur nos relations, et sur tout un tas de tradition dont nous avons perdu le sens : la significations du voile féminin, des attributs vestimentaires, des couvre-chef, et même des danses ... qui sont comme des marqueurs supplémentaires à ces différences, relevant leur sens déjà intrinsèque par un acte participatif de la culture humaine à sa propre nature. Ainsi s'accomplit le commandement de Dieu, de [b]garder[/b] ET [b]cultiver[/b] notre jardin.
Voilà... sujet passionnant. Si vous y travaillez, je veux bien m'y joindre et donner un petit coup de main.