Laurette et la psychiatrie

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Re: Laurette et la psychiatrie

par boisvert » sam. 05 juin 2010, 12:38

Il est à craindre également que l'on en arrive à faire des économies en rassemblant "pour leur bien" les démunis, les chômeurs en fin de droit, les clochards dans des sortes de camps de refuge, où ils pourraient disposer du chauffage, d'un lit, trois repas par jour et une assistance médicale minimale... en échange de travail: reboucher les trous des routes, ne serait-ce que cela... Cela semble très humain, tout çà, jusqu'au moment où les rafles seront organisées...

Re: Laurette et la psychiatrie

par Anne » ven. 04 juin 2010, 0:54

Ça ressemble fort à la fameuse "désinsse" (désinstitutionnalisation) que nous avons connu ici et qui a contribué à augmenter le nombre de sans-abris, en milieu urbain surtout.

Un autre bon coup d'un gouvernement en quête d'économies faites sur le dos des plus démunis...

Re: Laurette et la psychiatrie

par papillon » jeu. 03 juin 2010, 22:43

boisvert a écrit :A mon avis, ceux qui sont sans famille, eux auront droit à l'internement et au suivi quotidien en milieu adapté. Mais s'ils ont une famille... Je connais le cas de cette dame qui s'était occupée de son père jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ait atteint le stade à partir duquel il n'a plus reconnu personne. En quelques occasions, il s'est enfui et par trois fois, on a entrepris de sonder le fleuve... Si Laurette s'imagine qu'elle va réaliser des économies sur un secteur comme celui-là !... C'est qu'elle est bonne à faire enfermer ! :saint:
En dehors de ces cas particuliers, qui nécessitent une surveillance 24h/24, et qui peuvent occasionner des coûts élevés en interventions en cas de pépin, il s'en réalise pourtant beaucoup d'économies sur le dos des "aidants naturels" qui s'épuisent souvent physiquement et psychologiquement (et épuisent aussi leurs économies) à s'occuper seuls d'un parent, d'un conjoint, d'un enfant, handicapé ou gravement malade. J'en connais personnellement quelques-uns.
Que dire des parents qui ont charge sans aide d'un enfant, d'un ado gravement atteint (autisme, schizophrénie ou autre..)!

Il y a chez nous un cas bien connu d'aidant naturel, celui de Chloé Ste-Marie, qui s'est occupée pendant 18ans de son mari cinéaste atteint de la maladie de Parkinson. Son état n'a cessé de s'aggraver, de mois en années. Il est décédé l'année dernière alors qu'il n'était plus l'ombre de lui-même depuis de nombreuses années.
Elle a été très courageuse, refusant de l'abandonner en CHSLD (soins hospitaliers de longue durée), mais n'a cessé de militer pour que le travail des aidants naturels soit reconnu et que l'Etat leur apporte une aide quelconque. Oui, on leur en demande énormément aux aidants naturels. C'est un travail sans fin, souvent sans espoir (dans les cas de maladies dégénératives), et c'est épuisant.
Il serait dommage que chez vous, les gens ne voient pas venir le piège qu'on leur tend et laissent l'Etat se libérer sans frais de ces cas sur leurs épaules.

(Chloé Ste-Marie et Gilles Carle)
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Re: Laurette et la psychiatrie

par boisvert » jeu. 03 juin 2010, 17:45

A mon avis, ceux qui sont sans famille, eux auront droit à l'internement et au suivi quotidien en milieu adapté. Mais s'ils ont une famille... Je connais le cas de cette dame qui s'était occupée de son père jusqu'à ce que la maladie d'Alzheimer ait atteint le stade à partir duquel il n'a plus reconnu personne. En quelques occasions, il s'est enfui et par trois fois, on a entrepris de sonder le fleuve... Si Laurette s'imagine qu'elle va réaliser des économies sur un secteur comme celui-là !... C'est qu'elle est bonne à faire enfermer ! :saint:

Re: Laurette et la psychiatrie

par zélie » mer. 02 juin 2010, 20:37

Et pour ceux sans famille, c'est la rue?

Pourquoi cette loi? Finances belges obligent?

Laurette et la psychiatrie

par boisvert » mer. 02 juin 2010, 19:05

Ex-ministre de la Culture (auteur d'une Loi qui a obligé toutes les petites bibliothèques de villages à fermer), ex-ministre de l'Education (à laquelle on doit le non-redoublement de la première année du secondaire en cas d'échec - "l'école de la réussite !", son plus grand gâchis !), ex-ministre de la Justice (qui a obligé les détenus à se serrer à cinq dans une cellule de deux), la ministre de la Santé publique se prépare à renvoyer dans leur foyer (à supposer qu'ils en aient un) les malades internés en hôpital pour raisons psychiatriques:

http://levif.rnews.be/fr/news/belga-gen ... 419493.htm

Bravo ! J'ai connu un malade qui pesait 90 kilos, atteint de la maladie de Pick, qu'il a fallu hospitaliser à partir du moment où il a commencé à devoir porter des langes à l'age de 55 ans... et aussi à se promener nu sans faire de différence entre chez lui et dehors. Comment imaginer que son épouse, seul et travaillant pour deux, eût pu en outre prendre soin d'un "bébé" de ce poids ?

Laurette au poteau !

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