par steph » lun. 17 oct. 2011, 17:58
Je confirme ce qu'a dit Adoramus Te!
De plus le Psautier monastique (de Solesmes), il me semble, garde l'office de Prime tout en permettant d'en dire les psaumes notamment aux petites Heures, "pour ceux qui ne disent pas cet office" (je n'ai pas le Psautier sous la main, mais il me semble que c'est écrit). Or, le Psautier monastique est un produit de la réforme liturgique (il fait allusion aux divers schémas qu'il reproduit d'ailleurs). Donc, la réforme liturgique ne supprime pas Prime dans la Liturgie Monastique des Heures. Encore heureux, puisqu'apparemment Prime est une heure d'origine monastique (ce qui a conduit, entre autres et si je ne me trompe, à l'écarter de l'office séculier)!
Il ne s'agit donc pas de polémiquer mais de réfléchir et de ne pas prendre une phrase isolée de son contexte pour une loi universelle.
Le n° 90 parle explicitement de l'office romain. Même si le n° 95 parle de l'obligation des moines et moniales à l'office.
Quel Concile, si tardif ou moderne soit-il, aurait la prétention de rayer d'un trait d'un seul une tradition si vénérable que le rappelle Adoramus, si universelle aussi (car on dit Prime en Orient, dans le rite byzantin), sans une explication?
Il ne faut pas trop vite s'accomoder des circonstances... Elles sont dans les grandes lignes les mêmes que du VIe s. à nos jours... Je peux concevoir que l'on n'exige plus du clergé séculier de s'acquitter d'un office monumental comme celui d'avant 1910 (quand il n'était pas empêché par telle fête), ou même de l'office de Divino Aflatu (sous prétexte de tenir les heures canoniques en phase avec le soleil, ce qui en soi est louable)... Mais les moines! Saint Benoît insiste, il me semble (mais j'ai déjà montré que je ne lisais pas toujours exactement la Règle), assez fort pour que les psaumes soient priés sur une semaine... Or, on voit des schémas nouveaux les répartir sur deux (plus? pour telle communauté)! Infidélité à St Benoît? Quand même un peu, oui, même si on a un grand nom et une belle réputation... Mais il est évident que cette histoire de nombre n'est pas essentielle au salut et que la prière n'est pas seulement psalmique...
Je confirme ce qu'a dit Adoramus Te!
De plus le Psautier monastique (de Solesmes), il me semble, garde l'office de Prime tout en permettant d'en dire les psaumes notamment aux petites Heures, "pour ceux qui ne disent pas cet office" (je n'ai pas le Psautier sous la main, mais il me semble que c'est écrit). Or, le Psautier monastique est un produit de la réforme liturgique (il fait allusion aux divers schémas qu'il reproduit d'ailleurs). Donc, la réforme liturgique ne supprime pas Prime dans la Liturgie Monastique des Heures. Encore heureux, puisqu'apparemment Prime est une heure d'origine monastique (ce qui a conduit, entre autres et si je ne me trompe, à l'écarter de l'office séculier)!
Il ne s'agit donc pas de polémiquer mais de réfléchir et de ne pas prendre une phrase isolée de son contexte pour une loi universelle.
Le n° 90 parle explicitement de l'office [i]romain[/i]. Même si le n° 95 parle de l'obligation des moines et moniales à l'office.
Quel Concile, si tardif ou moderne soit-il, aurait la prétention de rayer d'un trait d'un seul une tradition si vénérable que le rappelle Adoramus, si universelle aussi (car on dit Prime en Orient, dans le rite byzantin), sans une explication?
Il ne faut pas trop vite s'accomoder des circonstances... Elles sont dans les grandes lignes les mêmes que du VIe s. à nos jours... Je peux concevoir que l'on n'exige plus du clergé séculier de s'acquitter d'un office monumental comme celui d'avant 1910 (quand il n'était pas empêché par telle fête), ou même de l'office de Divino Aflatu (sous prétexte de tenir les heures canoniques en phase avec le soleil, ce qui en soi est louable)... Mais les moines! Saint Benoît insiste, il me semble (mais j'ai déjà montré que je ne lisais pas toujours exactement la Règle), assez fort pour que les psaumes soient priés sur une semaine... Or, on voit des schémas nouveaux les répartir sur deux (plus? pour telle communauté)! Infidélité à St Benoît? Quand même un peu, oui, même si on a un grand nom et une belle réputation... Mais il est évident que cette histoire de nombre n'est pas essentielle au salut et que la prière n'est pas seulement psalmique...