par Laurent L. » mer. 10 avr. 2013, 18:10
Bonsoir iceberman !
En lisant votre question, j'ai d'abord trouvé cela incongru et réagi comme Steph. Toutefois, votre démarche ne me semble pas très éloignée de celle du sacramental du pain bénit, très populaire autrefois, moins fréquent mais néanmoins encore pratiqué de nos jours.
Les Orientaux ont une tradition analogue: l'
antidoron.
Ste Thérèse de l'enfant Jésus - Histoire d'une âme - Manuscrit A Folio 9 Verso a écrit :Le dimanche, comme j'étais trop petite pour aller aux offices, Maman restait à me garder ; j'étais bien sage et ne marchais que sur le bout du pied pendant la messe ; mais aussitôt que je voyais la porte s'ouvrir, c'était une explosion de joie sans pareille ; je me précipitais au-devant de ma jolie petite Soeur qui était alors parée comme une chapelle... (NHA 123) et je lui disais : " Oh ! ma petite Céline, donne-moi bien vite du pain bénit ! " Parfois elle n'en avait pas, étant arrivée trop tard... Comment faire alors ? Il était impossible que je m'en passe, c'était là " ma messe... " Le moyen fut bien vite trouvé. " Tu n'as pas de pain bénit, eh bien, fais-en ! " Aussitôt dit, aussitôt fait, Céline prend une chaise, ouvre le placard, attrape le pain, en coupe une bouchée et très sérieusement récite un Ave Maria dessus, puis elle me le présente et moi, après (avoir) fait le signe de la Croix avec, je le mange avec une grande dévotion, lui trouvant tout à fait le goût du pain bénit...
C'est toujours du pain levé apporté par les fidèles qui est utilisé pour ce sacramental, jamais des hosties non consacrées (cf. redemptionis sacramentum), pour éviter les confusions.
Bonsoir iceberman !
En lisant votre question, j'ai d'abord trouvé cela incongru et réagi comme Steph. Toutefois, votre démarche ne me semble pas très éloignée de celle du sacramental du pain bénit, très populaire autrefois, moins fréquent mais néanmoins encore pratiqué de nos jours.
Les Orientaux ont une tradition analogue: l'[url=http://en.wikipedia.org/wiki/Antidoron]antidoron.[/url]
[quote="Ste Thérèse de l'enfant Jésus - Histoire d'une âme - Manuscrit A Folio 9 Verso"]Le dimanche, comme j'étais trop petite pour aller aux offices, Maman restait à me garder ; j'étais bien sage et ne marchais que sur le bout du pied pendant la messe ; mais aussitôt que je voyais la porte s'ouvrir, c'était une explosion de joie sans pareille ; je me précipitais au-devant de ma jolie petite Soeur qui était alors parée comme une chapelle... (NHA 123) et je lui disais : " Oh ! ma petite Céline, donne-moi bien vite du pain bénit ! " Parfois elle n'en avait pas, étant arrivée trop tard... Comment faire alors ? Il était impossible que je m'en passe, c'était là " ma messe... " Le moyen fut bien vite trouvé. " Tu n'as pas de pain bénit, eh bien, fais-en ! " Aussitôt dit, aussitôt fait, Céline prend une chaise, ouvre le placard, attrape le pain, en coupe une bouchée et très sérieusement récite un Ave Maria dessus, puis elle me le présente et moi, après (avoir) fait le signe de la Croix avec, je le mange avec une grande dévotion, lui trouvant tout à fait le goût du pain bénit...[/quote]
C'est toujours du pain levé apporté par les fidèles qui est utilisé pour ce sacramental, jamais des hosties non consacrées (cf. redemptionis sacramentum), pour éviter les confusions.