Le Saint Père et les évêques italiens

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Re: Le Saint Père et les évêques italiens

par Johnny » ven. 24 mai 2013, 15:32

Marc 1-17: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

Ce Pape n'a pas fini de nous surprendre : un discours de fer dans un sourire de velours...comme Jésus...

C'est un pêcheur d'hommes, un vrai, un très bon.....

Re: Le Saint Père et les évêques italiens

par jean_droit » ven. 24 mai 2013, 12:04

Ce qui est très intéressant c'est le discours direct du Saint Père en touts occasions.

J'aime ! Rien de pire que la langue de bois .....

Voici l'article correspondant du Figaro :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... aliens.php
Comme jamais, François a osé attaquer directement la « paresse », l'esprit de « carrière » et le goût de « l'argent » de l'épiscopat italien.

La cérémonie, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, devait se dérouler comme un long fleuve tranquille. Les membres de l'un des plus puissants épiscopats du monde (près de 300 évêques pour 221 diocèses, soit deux fois plus qu'en France) étaient venus clôturer leur 65e assemblée générale en présence du pape François. Ils devaient repartir sereins, la plupart dans de solides limousines, surtout très préoccupés par la situation politique italienne et l'implication de l'Église, à l'image de leur président, le cardinal Angelo Bagnasco.

C'était sans compter sur la «bomba», comme l'on dit à Rome pour un discours choc et d'une franchise unique, que leur avait préparé le pape François. Texte intégralement écrit de sa main et délivré sans tenir compte des corrections suggérées par la Secrétairerie d'État, qui avait pourtant cherché à amortir le coup. La cérémonie prévue dans le cadre de l'année de la foi consistait en une «profession de foi» solennelle de tous les évêques.

Sans s'embarrasser d'aucune précaution de langage, le pape François leur a tout d'abord demandé de répondre «sans superficialité» à la question posée par le Christ à Saint-Pierre: «M'aimes-tu?» C'est la «seule question vraiment essentielle», a justifié François. Un pasteur doit se la poser car «tout ministère» se fonde sur «l'intimité avec le Seigneur. Vivre avec Lui est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l'obéissance, à l'abaissement et à la donation totale.»

Le Saint Père et les évêques italiens

par jean_droit » ven. 24 mai 2013, 9:58

L'article de Riposte Catholique est intitulé "La leçon du Pape aux évêques".
De nombreuses entrées existent sur le sujet mais celle ci me parait pas trop longue et assez juste.

Sauf erreur de ma part vous avez un texte plus complet sur ZENIT :

http://www.zenit.org/fr/articles/profes ... s-italiens

Il est intéressant de remarquer le titre donné par ZENIT pour cette intervention.

Qui pourrait ne pas applaudir à de tels propos forts.

Espérons qu'il en résultera une prise de conscience pour certains éveques et, surtout, que les futures nominations seront conformes à ce discours.

Nous avons besoin d'évêques dynamiques et évangélisateurs.

Si possible que les désignations ne soient pas "politiques" ou, pire, "idéologiques".

D'autre part allégeons les structures comme cela a été suggéré pour l'Italie.

Il est intéressant de savoir que ce discours, long, a été rédigé entièrement de la main du Saint Père. Cela montre l'importance pour lui de ses propos. Cela me fait penser au discours de Benoît XVI devant les évêques de France lors de son voyage à Paris et à Lourdes. De même tonalité.

http://www.riposte-catholique.fr/ripost ... Z8U2dtXuj8
La leçon du pape aux évêques

Jeudi soir, dans la basilique Saint-Pierre, l’épiscopat italien (près de 300 évêques pour 221 diocèses, soit deux fois plus qu’en France) est venu clôturer son assemblée générale en présence du pape François.

Ce dernier leur a tenu un discours choc, intégralement écrit de sa main et délivré sans tenir compte des corrections suggérées par la Secrétairerie d’État, qui avait pourtant cherché à amortir le coup. Une leçon que je retransmets ici, car elle s’applique en fait à tous les épiscopats, et donc à notre épiscopat français.

Le pape François leur a demandé de répondre «sans superficialité» à la question posée par le Christ à Saint-Pierre: «M’aimes-tu?» Un pasteur doit se la poser car tout ministère se fonde sur l’intimité avec le Seigneur.

Puis le Pape, en regardant les évêques, s’est lancé dans un réquisitoire d’une vigueur jamais entendue à l’époque moderne dans la basilique Saint-Pierre :

«Nous ne sommes pas l’expression d’une structure ou d’une nécessité organisative [mais] le signe de la présence et de l’action du Seigneur ressuscité».

Ce qui requiert «une vigilance» spirituelle sans laquelle l’évêque «tiédit, est distrait, oublie et devient insensible, se laisse séduire par les perspectives de carrière, la flatterie de l’argent, les compromis avec l’esprit du monde. Ce qui le rend paresseux, le transforme en un fonctionnaire, un clergé d’État plus préoccupé par lui-même, l’organisation et les structures, que par le vrai bien du peuple de Dieu. Il court alors le risque, comme l’apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, il se présente et parle en Son nom. Ils offensent la sainteté de la Mère Église hiérarchique en la rendant moins féconde.»

Le Pape a conclu cet examen de conscience par 2 exigences pour les évêques:

«mettre de côté toute forme d’arrogance»
«toujours tenir leur porte ouverte en toutes circonstances» à leurs prêtres.
Le pape François a ensuite imploré la Vierge Marie «pour une Église priante et pénitente» qui soit «libérée de l’idolâtrie du présent» avec des pasteurs «détachés de la torpeur de la paresse, de l’esprit mesquin, du défaitisme», libérés de «la tristesse, de l’impatience, de la rigidité» mais «intègres» et revêtus de «compassion»

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