par etienne lorant » mar. 11 juin 2013, 18:27
Mgr SCHERRER a officiellement ouvert l'enquête diocésaine en vue de l'éventuelle béatification du Père Michel GUERIN (1801-1872), premier curé de Pontmain. Au cours d'une cérémonie en la basilique de Pontmain, différentes personnes nommées par l'évêque ont prêté serment.
Tour à tour, Anne BERNET, Gaston CHEREL, Hélène LINDNER-BONNIN, Olivier LANDRON, Christophe De QUATREBARBES et le Père Claude POUSSIER s'avancent face à Mgr SCHERRER, évêque de Laval, et à Mgr Le SAUX, évêque du Mans. La main droite posée sur la Bible, ils prêtent solennellement serment : « Je jure d'accomplir fidèlement la charge qui m'a été confiée dans le procès sur la vie, les vertus et la réputation de sainteté du serviteur de Dieu l'abbé Michel GUERIN (1801-1872), curé de Pontmain. En particulier, je jure de ne rien dire ou faire qui puisse, directement ou indirectement, attenter à la vérité ou à la justice, et je jure de rester libre de tout compromis et conditionnement. Je jure encore de conserver le secret sur toutes choses qui pourraient diffamer le Serviteur de Dieu ou d'autres personnes. Que Dieu m'assiste, et ses saints Evangiles ».
Une enquête sérieuse
« Cela fait déjà quelques années que nous attendions ce moment, » avoue humblement Mgr SCHERRER. Si en effet la réputation du Père Michel GUERIN n'est plus à démontrer pour les habitants de Pontmain, un travail d'enquête approfondi doit être mené pour qu'aboutisse la reconnaissance par Rome de ses « vertus héroïques » « Quand on parle d'héroïcité des vertus, cela signifie que l'Eglise essaye de vérifier si cet homme a vécu l'humilité, la charité, le don de lui-même de manière tout à fait remarquable dans le contexte de son époque, » précise Mgr Le SAUX, évêque du Mans, car le Père GUERIN a été ordonné au Mans (avant la création du diocèse de Laval en 1855) et nommé à Pontmain en 1836. « Il ne s'agit de nous faire plaisir en voulant avoir à tout prix un bienheureux ou un saint de plus dans le diocèse de Laval, bien au contraire. Mon rôle consiste à ce que nous ne fassions pas d'erreurs et que le serviteur de Dieu soit un homme qui ait donné un exemple remarquable de l'héroïcité des vertus, qu'il soit donc un chrétien au-delà de la norme, » complète Anne BERNET, postulatrice de la cause et historienne de renom. « Nous sommes partis sur un travail d'au moins deux ans mais l'on peut toujours avoir des surprises. Nous allons aussi instruire le dossier à charge et voir si certains aspects de la vie du serviteur de Dieu pourraient être moins lumineux, » poursuit-elle.
Une figure à mettre en lumière
« Je pense qu'il est important que soit valorisée la figure sacerdotale et humaine du Père Michel GUERIN. C'est quelqu'un d'exceptionnel, c'est un homme de conviction, profondément enraciné dans sa foi chrétienne, et qui a voulu donner sa vie pour se mettre au service de Dieu et des hommes. Il vivait dans la réalité de son temps et il a voulu rendre plus humaines les conditions de vie des habitants de Pontmain qui n'était d'ailleurs à l'époque ni une commune, ni une paroisse. Avec courage, audace et obstination, il est arrivé à faire que Pontmain devienne paroisse et commune. Pour cette raison il est un modèle, un entraîneur pour nous aujourd'hui, » déclare Mgr SCHERRER. « Il n'est pas simplement un modèle pour les prêtres, il est aussi un modèle pour tous par sa capacité à faire le choix de renoncer à soi pour la joie et le bonheur de ses frères, » ajoute Mgr Le SAUX qui précise que : « C'est le Père GUERIN lui-même qui a demandé à être nommé dans le lieu le plus misérable du diocèse. Il voulait vivre parmi les plus petits et les plus pauvres.
Son évêque lui fera même signer une décharge ». « En tant que native de Pontmain, je peux vous dire que de nombreux habitants du village sont conscients que Pontmain n'existerait pas sans le Père GUERIN. Cette apparition de 1871, c'est lui, c'est sa prière, c'est sa sainteté. Qu'il ait fait de cette paroisse une sorte de modèle arrivée à un haut degré de piété, c'est une évidence. Tout cela, c'est son œuvre mais le soir de l'apparition, lui, ne verra pas. C'est très beau car il a lui-même donné toute sa vie, il a obtenu cette grâce de cette apparition mais pas celle de voir. Ce qui illustre très bien cette parole de l'Evangile : « Ce qui a été caché aux sages et aux tout-puissants a été révélé aux tout-petits « (Mt 11,25). Le Père GUERIN a la grande humilité de l'accepter, » renchérit Anne BERNET.
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- http://www.diocese-laval.fr/se-former-s ... uerin.html
Mgr SCHERRER a officiellement ouvert l'enquête diocésaine en vue de l'éventuelle béatification du Père Michel GUERIN (1801-1872), premier curé de Pontmain. Au cours d'une cérémonie en la basilique de Pontmain, différentes personnes nommées par l'évêque ont prêté serment.
Tour à tour, Anne BERNET, Gaston CHEREL, Hélène LINDNER-BONNIN, Olivier LANDRON, Christophe De QUATREBARBES et le Père Claude POUSSIER s'avancent face à Mgr SCHERRER, évêque de Laval, et à Mgr Le SAUX, évêque du Mans. La main droite posée sur la Bible, ils prêtent solennellement serment : « Je jure d'accomplir fidèlement la charge qui m'a été confiée dans le procès sur la vie, les vertus et la réputation de sainteté du serviteur de Dieu l'abbé Michel GUERIN (1801-1872), curé de Pontmain. En particulier, je jure de ne rien dire ou faire qui puisse, directement ou indirectement, attenter à la vérité ou à la justice, et je jure de rester libre de tout compromis et conditionnement. Je jure encore de conserver le secret sur toutes choses qui pourraient diffamer le Serviteur de Dieu ou d'autres personnes. Que Dieu m'assiste, et ses saints Evangiles ».
[b]Une enquête sérieuse[/b]
« Cela fait déjà quelques années que nous attendions ce moment, » avoue humblement Mgr SCHERRER. Si en effet la réputation du Père Michel GUERIN n'est plus à démontrer pour les habitants de Pontmain, un travail d'enquête approfondi doit être mené pour qu'aboutisse la reconnaissance par Rome de ses « vertus héroïques » « Quand on parle d'héroïcité des vertus, cela signifie que l'Eglise essaye de vérifier si cet homme a vécu l'humilité, la charité, le don de lui-même de manière tout à fait remarquable dans le contexte de son époque, » précise Mgr Le SAUX, évêque du Mans, car le Père GUERIN a été ordonné au Mans (avant la création du diocèse de Laval en 1855) et nommé à Pontmain en 1836. « Il ne s'agit de nous faire plaisir en voulant avoir à tout prix un bienheureux ou un saint de plus dans le diocèse de Laval, bien au contraire. Mon rôle consiste à ce que nous ne fassions pas d'erreurs et que le serviteur de Dieu soit un homme qui ait donné un exemple remarquable de l'héroïcité des vertus, qu'il soit donc un chrétien au-delà de la norme, » complète Anne BERNET, postulatrice de la cause et historienne de renom. « Nous sommes partis sur un travail d'au moins deux ans mais l'on peut toujours avoir des surprises. Nous allons aussi instruire le dossier à charge et voir si certains aspects de la vie du serviteur de Dieu pourraient être moins lumineux, » poursuit-elle.
[b]Une figure à mettre en lumière[/b]
« Je pense qu'il est important que soit valorisée la figure sacerdotale et humaine du Père Michel GUERIN. C'est quelqu'un d'exceptionnel, c'est un homme de conviction, profondément enraciné dans sa foi chrétienne, et qui a voulu donner sa vie pour se mettre au service de Dieu et des hommes. Il vivait dans la réalité de son temps et il a voulu rendre plus humaines les conditions de vie des habitants de Pontmain qui n'était d'ailleurs à l'époque ni une commune, ni une paroisse. Avec courage, audace et obstination, il est arrivé à faire que Pontmain devienne paroisse et commune. Pour cette raison il est un modèle, un entraîneur pour nous aujourd'hui, » déclare Mgr SCHERRER. « Il n'est pas simplement un modèle pour les prêtres, il est aussi un modèle pour tous par sa capacité à faire le choix de renoncer à soi pour la joie et le bonheur de ses frères, » ajoute Mgr Le SAUX qui précise que : « C'est le Père GUERIN lui-même qui a demandé à être nommé dans le lieu le plus misérable du diocèse. Il voulait vivre parmi les plus petits et les plus pauvres.
Son évêque lui fera même signer une décharge ». « En tant que native de Pontmain, je peux vous dire que de nombreux habitants du village sont conscients que Pontmain n'existerait pas sans le Père GUERIN. Cette apparition de 1871, c'est lui, c'est sa prière, c'est sa sainteté. Qu'il ait fait de cette paroisse une sorte de modèle arrivée à un haut degré de piété, c'est une évidence. Tout cela, c'est son œuvre mais le soir de l'apparition, lui, ne verra pas. C'est très beau car il a lui-même donné toute sa vie, il a obtenu cette grâce de cette apparition mais pas celle de voir. Ce qui illustre très bien cette parole de l'Evangile : « Ce qui a été caché aux sages et aux tout-puissants a été révélé aux tout-petits « (Mt 11,25). Le Père GUERIN a la grande humilité de l'accepter, » renchérit Anne BERNET.
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