par Peccator » mar. 07 janv. 2014, 15:42
touriste a écrit :J'aimerais que quelqu'un m'explique précisément le principe du sacrifice de Jésus? Je ne sais pas pourquoi, mais il y a toujours quelque chose que je ne comprends pas dans le fait que la foi en jésus nous sauve. Merci d'avance pour les réponses.
Il y a deux manières de vivre sans Dieu : la première, c'est de vouloir explicitement couper les ponts avec Lui, de considérer qu'Il n'existe pas, que nous ne lui devons rien, bref, de vouloir vivre sans Dieu au sens le plus évident.
Une manière plus subtile, et dans laquelle on tombe très facilement, c'est de croire que Dieu existe, de croire que l'homme est bel et bien pécheur, et de croire que nous devons faire quelque chose pour nous racheter. De croire qu'il est possible d'être pardonné, mais à condition de faire réparation. On se met alors à tenir une comptabilité de ses "bonnes actions", s'efforcer d'être juste, de respecter la Loi, en pensant ainsi, par ses actes, gagner son salut, le mériter. C'est l'attitude du pharisien : un homme profondément pieux, droit, craignant Dieu, aimant Dieu, mais qui peine à s'ouvrir à la gratuité de l'amour de Dieu.
Mais comment l'homme, par ses seules forces, pourrait-il atteindre Dieu? Rien de ce que nous pouvons faire ne serait suffisant, et de toute façon, lorsque nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous voyons bien que même en faisant de notre mieux, nous ne cessons pas d'être pécheur. Comme disait St Paul, je fais le mal que je ne voudrais pas, et je ne fais pas le bien que je voudrais. Salomon déjà disait bien (dans le 1er livre des Rois) que tout homme est pécheur, qu'il est impossible à l'homme de ne pas pêcher, et c'est un thème fort du psaume 129 (le
de profundis), que les juifs chantaient en montant au Temple.
C'est Dieu qui, gratuitement, par amour pur, prend l'initiative de réparer les choses.
C'est annoncé dès le livre de la Genèse, où le proto-évangile est l'annonce que Dieu réparera ce qu'Adam et Eve (et par eux, toute l'humanité) a cassé par le péché.
De toute antiquité, les hommes ont cherché à se concilier la faveur divine par des sacrifices. Les juifs ne faisaient pas exception, mais le sacrifice y prenait déjà une autre signification. Il ne s'agissait pas de chercher à s'attirer les faveurs de Dieu, mais d'expier ses péchés.
Et pourtant, dès Abraham, Dieu avait donné signe que ça ne marcherait pas ainsi. Il a demandé à Abraham de lui consacrer son fils unique, mais n'a pas accepté le sacrifice : au contraire, il a voulu qu'Isaac vive, et a fourni Lui-même l'offrance du sacrifice.
C'est là le sens du sacrifice de Jésus : aucune offrande de l'homme n'est suffisante, et en même temps aucune offrande ne saurait acheter l'amour de Dieu. Dieu aime gratuitement, et se donne volontairement Lui-même en sacrifice pour le rachat du péché, pour rétablir ce lien d'amour réciproque entre l'homme et son créateur.
Tu ne voulais ni sacrifice, ni holocauste, alors j'ai dit "voici, je viens", chante le psalmiste. Par le sacrifice de son Fils unique, Dieu nous montre à quel point Il nous aime, d'un amour total et gratuit, d'un amour qui dépasse notre propre capacité à aimer.
Et en même temps, Il nous enseigne ce que signifie vraiment aimer : se donner gratuitement, et totalement à l'autre. C'est à cela que nous sommes invités, à la suite de Jésus qui est le chemin : à nous donner nous aussi, gratuitement, et totalement, à Dieu. A être des serviteurs inutiles, qui font ce qu'il y a à faire par amour seulement, pour la seule gloire de Dieu, et pas dans le but d'en obtenir récompense. A chercher inlassablement à ce que soit faite la volonté du Père, et non notre volonté propre. Et à chercher tout cela non parce nous pensons y être obligé, non parce que nous espérons en être récompensé, mais par amour libre, totalement libre.
Le sacrifice de Jésus est une méditation qui guide toute notre vie de chrétien. On n'aura jamais fini de le méditer, d'en découvrir la profondeur.
[quote="touriste"]J'aimerais que quelqu'un m'explique précisément le principe du sacrifice de Jésus? Je ne sais pas pourquoi, mais il y a toujours quelque chose que je ne comprends pas dans le fait que la foi en jésus nous sauve. Merci d'avance pour les réponses.[/quote]
Il y a deux manières de vivre sans Dieu : la première, c'est de vouloir explicitement couper les ponts avec Lui, de considérer qu'Il n'existe pas, que nous ne lui devons rien, bref, de vouloir vivre sans Dieu au sens le plus évident.
Une manière plus subtile, et dans laquelle on tombe très facilement, c'est de croire que Dieu existe, de croire que l'homme est bel et bien pécheur, et de croire que nous devons faire quelque chose pour nous racheter. De croire qu'il est possible d'être pardonné, mais à condition de faire réparation. On se met alors à tenir une comptabilité de ses "bonnes actions", s'efforcer d'être juste, de respecter la Loi, en pensant ainsi, par ses actes, gagner son salut, le mériter. C'est l'attitude du pharisien : un homme profondément pieux, droit, craignant Dieu, aimant Dieu, mais qui peine à s'ouvrir à la gratuité de l'amour de Dieu.
Mais comment l'homme, par ses seules forces, pourrait-il atteindre Dieu? Rien de ce que nous pouvons faire ne serait suffisant, et de toute façon, lorsque nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous voyons bien que même en faisant de notre mieux, nous ne cessons pas d'être pécheur. Comme disait St Paul, je fais le mal que je ne voudrais pas, et je ne fais pas le bien que je voudrais. Salomon déjà disait bien (dans le 1er livre des Rois) que tout homme est pécheur, qu'il est impossible à l'homme de ne pas pêcher, et c'est un thème fort du psaume 129 (le [i]de profundis[/i]), que les juifs chantaient en montant au Temple.
C'est Dieu qui, gratuitement, par amour pur, prend l'initiative de réparer les choses.
C'est annoncé dès le livre de la Genèse, où le proto-évangile est l'annonce que Dieu réparera ce qu'Adam et Eve (et par eux, toute l'humanité) a cassé par le péché.
De toute antiquité, les hommes ont cherché à se concilier la faveur divine par des sacrifices. Les juifs ne faisaient pas exception, mais le sacrifice y prenait déjà une autre signification. Il ne s'agissait pas de chercher à s'attirer les faveurs de Dieu, mais d'expier ses péchés.
Et pourtant, dès Abraham, Dieu avait donné signe que ça ne marcherait pas ainsi. Il a demandé à Abraham de lui consacrer son fils unique, mais n'a pas accepté le sacrifice : au contraire, il a voulu qu'Isaac vive, et a fourni Lui-même l'offrance du sacrifice.
C'est là le sens du sacrifice de Jésus : aucune offrande de l'homme n'est suffisante, et en même temps aucune offrande ne saurait acheter l'amour de Dieu. Dieu aime gratuitement, et se donne volontairement Lui-même en sacrifice pour le rachat du péché, pour rétablir ce lien d'amour réciproque entre l'homme et son créateur.
Tu ne voulais ni sacrifice, ni holocauste, alors j'ai dit "voici, je viens", chante le psalmiste. Par le sacrifice de son Fils unique, Dieu nous montre à quel point Il nous aime, d'un amour total et gratuit, d'un amour qui dépasse notre propre capacité à aimer.
Et en même temps, Il nous enseigne ce que signifie vraiment aimer : se donner gratuitement, et totalement à l'autre. C'est à cela que nous sommes invités, à la suite de Jésus qui est le chemin : à nous donner nous aussi, gratuitement, et totalement, à Dieu. A être des serviteurs inutiles, qui font ce qu'il y a à faire par amour seulement, pour la seule gloire de Dieu, et pas dans le but d'en obtenir récompense. A chercher inlassablement à ce que soit faite la volonté du Père, et non notre volonté propre. Et à chercher tout cela non parce nous pensons y être obligé, non parce que nous espérons en être récompensé, mais par amour libre, totalement libre.
Le sacrifice de Jésus est une méditation qui guide toute notre vie de chrétien. On n'aura jamais fini de le méditer, d'en découvrir la profondeur.